Une guerre ? Non attention fragile....

Il n'y a plus de dieux, ou d'idoles à qui se raccrocher : Chefs d'Etat, sportifs, acteurs...tous sont touchés. Nous sommes ensemble ça y est. Pour le meilleur ou pour le pire ? A la guerre préférons les coopérations et la solidarité. Attention fragile...

Une guerre ? Non attention fragile...

A propos des difficultés de l'inconscient Freud parlait de cette " étrange étrangeté " qui nous inquiète sans que nous sachions bien pourquoi. Le choc du confinement général passé, peu à peu nous pouvons apercevoir et ressentir les références enfouies qui ont surgi dans nos esprits : peur des épidémies d'autrefois( peste, grippe espagnole..,) peur de manquer de l'essentiel (nourriture, soins...), peur de mourir bien sûr. Les restrictions de déplacement, la ruée vers les magasins, le départ précipité d'une partie des urbains vers la campagne nous renvoient également vers l'imaginaire de la guerre ou de la dictature. Tout ceci nous l'avions appris à l'école, lu dans les livres ou vu dans les films mais cela nous semblait lointain, presque moyenâgeux. Et pourtant d'un seul coup nous y sommes, brutalement et sans avoir pu nous y préparer. La panique, l'angoisse sont donc des réactions normales que nous devons nous aider mutuellement à surmonter, sans les refouler, pour reprendre le recul et la capacité de réflexion nécessaire à la maitrise de nos émotions. Nous devons ainsi particulièrement penser à nos enfants, aux personnes seules et aux personnes plus fragiles psychologiquement. Prenons soin d'eux. Prenons soin de nous. Il ne s'agit pas que d'une " guerre ", comme l'a déclaré Emmanuel Macron il s'agit peut être et surtout de notre humanité, de nos fragilités, de nos émotions, de notre capacité à vivre nous mêmes, et nous avec les autres. Chacun est aujourd'hui renvoyé brutalement à sa condition d'être humain mortel, forcément mortel. Il n'y a plus de dieux, ou d'idoles à qui se raccrocher : Chefs d'Etat, sportifs,
acteurs...tous sont touchés. Nous sommes ensemble ça y est. Pour le meilleur ou pour le pire ? A la guerre préférons les coopérations et la solidarité. Attention fragile...

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