Nous irions chanter joyeusement la vie, ce matin, si les massacreurs de populations innocentes ne s'adonnaient à leur jeu favori : tuer, tuer sans raison autre que celle de se soumettre à la plus grosse secte maléfique de ce monde.
Son nom ? En choisir un serait restrictif. Et source de polémique. De débat stérile. De détournement. Restons sur la voie première de mon propos, s'il vous plaît !
Je vois un lourd drapeau érigé par nos pairs
Une bannière « In monde »
Tel un abcès sanglant à la cime des monts de nos aberrations
Exsuder en cachette sur nos libres consciences
Sa puante glu captieuse...
Le sentiment d'agir manipulé
Ne vous gratte-t-il pas parfois le nez ?
Ne niez pas !
Ou si vous le faites, cessez immédiatement votre lecture :
Je braille,
Vous n'entraverez rien de mes MO.
Capable d'adopter mille visages
Un fléau autodestructeur fait de l'homme un bourreau,
De l'humanisme une ineptie.
L'homme en saigne
Du plus profond de ses chaires,
Sa trompe rie
Hait la vie !
Chair ment !
Au nom de La Foi en ce qu'il croit vital,
L'humain massacre !
Tous les prétextes sont bons :
Son pays, sa religion, le progrès, la vengeance...
Je ne place pas Mon saigneur Pognon dans la liste :
Lui, il hachette tout !
Le drapeau, en fin du conte,
Est une pièce en MO nés de sang.
Tuer. Au nom de la vie ! Y a-t-il plus grand non-sens ?
Tu nais tué. Tu n'es, tu es.
Homme Ô sapiens ?
J'en doute !
L'horreur, la souffrance, la torture :
Vous dites : Humain ?
Hum ! Hein ?
Faux !
Partout le Faux cille !
Toujours !
Et preuve
Ces cris
Rouges sûrs, Blancs.
Blancs
En fin.
Osez chercher les yeux de l'enfant qui se meurt
Filmé pour le journal de vingt heures.
À peine a-t-il gonflé ses poumons
Au napalm
Que les bombes, les roquettes, les obus de la haine
Déchiquettent son corps d'avance voué à la mort.
Naître ?
Un éden, comparé à Vivre !
Vivre ?
Osez plongez vos yeux dans les lacs sombres de sa mère !
Vous y survivrez.
Elle, est déjà morte.
Sa douleur, sa stupeur, sa révolte, sa haine,
Je l'espère,
Incendieront vos âmes....
Elle hurle son agonie en fusion,
Sa peau écartelée,
Déchiquetée,
Avec celle de son bébé.
Ce cri interdit,
Éclat ultime de leur amour mort né,
Rouge à vif.
Ce sang, impur ?
Allons !
L'ombre fantomatique des gloires mensongères
Vous a-t-elle asservis
Irrémédiablement ?
Voyez vous-même,
Osez l'empathie juste là.
Peut-être alors irez-vous réfléchir
Différemment
Votre situation de Citoyen du Monde !
Ce rouge devenu noir en tant de cœurs aveugles !
Vous ne pouvez imaginer
À quel point je hais
Les sillons qu'il abreuve !
Peut-être enfin, enfin,
Jamais plus ne chanterez
Pour pleurer ou en rigoler
Ces hymnes racoleurs
Dont le rythme enjoué
Fabrique les couleuvres
Dont nous mourrons tous
Etranglés
Si nous n'ôtons le philtre
Menteur.
Allons zenfants !
Du coup, Rage !
On nie : arrivent rats !
Voire...