Le Président Juncker exige un TAFTA qui détruise les PME européennes

Marc Voinchet, présentateur sur France-Culture, est en émoi  ce 13 juin 2015 : « Nous sommes avec le président de la commission européenne, excusez du peu ». Effectivement, cela va être du lourd !

Marc Voinchet, présentateur sur France-Culture, est en émoi  ce 13 juin 2015 : « Nous sommes avec le président de la commission européenne, excusez du peu ». Effectivement, cela va être du lourd !

Le président Juncker est optimiste « nos arrière-petits enfants ne sauront même pas de quoi on parle,  quand on parlera de guerre en Europe ». L’homme qui a dit le 4 mars 2015 après l’élection de Tsipras que « Les élections ne changent pas les traités » explique calmement qu’il a cautionné de rendre encore plus inaccessible les soins aux grecs : « Certains des éléments que nous avions fait parvenir à la partie grecque ont été rejeté ce qui parfois est compréhensible parce que les trois institutions voulaient par exemple augmenter le cout de l’électricité le cout des médicaments…que les gouvernent grec ait rejeté ces propositions ne m’a guère surpris…nous leur avons dit qu’il faudrait qu’ils remplacent les mesures qu’ils ne voudraient pas par des mesures équivalentes en terme de revenu fiscal ».

Puis, l’homme qui a proposé aux chinois que le Luxembourg soit tête de pont pour leurs investissements en Europe, annonce froidement que TAFTA doit absolument être durci pour pénaliser les PME. Il rassure d’abord «  A propos de TAFTA, il ne faut pas nourrir des craintes ».  Puis assène le coup mortel aux PME. Non seulement le président de la commission européenne ne veut pas de Small Business Act version européenne, mais il veut que TAFTA l’interdise explicitement : « Il ne faut pas toujours avoir ce reflexe protecteur et nombriliste. L’Europe est en train de négocier avec le gouvernement américain  la fin de ce système….Nous sommes en train d’expliquer aux autorités américaines que leur manière de protéger leur marché a vocation à disparaitre si les Etats-Unis et les Européens veulent se mettre d’accord sur un traité de commerce. »

Le Small Business Act du gouvernement français, qui ne réserve cependant pas une part des commandes publiques aux PME nationales, annoncé ce 9 juin par le premier ministre ne compensera jamais les emplois détruit par le TAFTA de Juncker.

Le Président de la Commission Européenne, confisque la démocratie, puisque cela n’est surement pas le souhait des peuples relayé ni même des parlementaires européens, mais semble aussi parfois brader l’Europe en étant plus libéral que les américains. Ces derniers sont toujours pragmatiques et racontent cette belle histoire du libéralisme et de ses bienfaits uniquement quand elle sert leurs intérêts.

Nous aurions besoin d’un Président de la Commission Européenne intelligent et honnête. Avoir une seule des deux qualités est le plus fréquent en politique. Pour diriger l’Europe dans la tourmente, il nous faut les deux.

 

 

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