USA : 50 enfants fusillés… chaque semaine !

  C’est l’une de ces « histoires » qui fait réfléchir à notre société, à son évolution.

 

 C’est l’une de ces « histoires » qui fait réfléchir à notre société, à son évolution.

Fusil d'assaut M16® Fusil d'assaut M16®


Arte a récemment diffusé (http://www.arte.tv/guide/fr/050776-000/etats-unis-la-loi-des-armes? autoplay=1) et rediffusera lundi, un reportage sur les « killing zone aux USA», ou « les USA : une killing zone ».

Dans ce débat perpétuel entre les pro-armes (la liberté de se défendre) et les anti-armes (la liberté de vivre sans risque), il semble toutefois que quatre données ressortent :

- 30 000 citoyens américains assassinés chaque année

- dont 10% d’enfants

- assassinés par…des citoyens américains

- qui possèdent…300 millions d’armes à feu

 Les arguments de la scandaleuse NRA : nous avons le droit, le devoir sacré même, de nous défendre nous et nos proches, et tous ceux qui nous sont chers, contre els forcenés assassins est très efficace mais ne tient pas.

 Car les grands massacres (Ecole primaire de Newton…), ne sont pas les faits de forcenés, bandits de grand chemin, braqueurs de banque et autres malfrats qui tuent. Mais de simples citoyens américains, parfois très jeunes. Et qui n’ont pu commettre leur massacre, parce que, et uniquement parce que, ils avaient accès à des armes à feu à répétition, de type militaire. 

Foin de discours, le problème des armes à feu aux USA, de ces 50 enfants assassinés chaque semaine, est uniquement dû à leur prolifération, leur banalisation, et la « démocratisation » de leur puissance mortelle auprès des simples citoyens américains.

Et les « stakeholders » de la NRA, premiers responsables de cette démocratisation mortelle, sont probablement responsables de complicité d’assassinat.

Qu’un Président ne puisse stopper net ce phénomène, qu’une telle Nation n’ait pas eu le sursaut massif pour « rendre les armes » contre elle-même, pour sa sérénité, celle de ses enfants, pour leur sécurité paraît totalement invraisemblable.

Il pose aussi de nombreuses questions sur les fondements même de ce système libéral, anglo-saxon (américain donc), proné par nos élites comme la référence de l'efficicience, comme gage de la modernité, du dynamisme économique de tous secteurs...Le "laisser faire", si cher à Milton Friedman.

Laisser faire, libéraliser le commerce vendre des armes à toutes et tous, jusqu'à voir, chaque jour, nos propres enfants assassinés ?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.