Si les abeilles disparaissent, l'Homme et les animaux suivront!

On avait connu les OGM, dont la colonisation, autant dire la pollution, des espaces sans OGM est totalement passée sous silence. Pour ne rien dire de leur effet sur nous, les humains.

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On avait connu les OGM, dont la colonisation, autant dire la pollution, des espaces sans OGM est totalement passée sous silence. Pour ne rien dire de leur effet sur nous, les humains.

On a connu les cancérigènes chimiques, dont le taux de mutagénèse transmissibles, autrement dits les dégâts mortels de l’ADN sexuellement  transmissibles, donc aux générations suivantes, sont totalement minorés.

 Admettons qu’à l’époque, nous n’étions pas assez vigilants, pas assez avertis, et que les données scientifiques étant fournies par l’industrie ce n’est pas très étonnant. Peut-être l’industrie elle-même ne savait-elle pas?

Admettons que pour parer aux conséquences délétères inconnues sur les humains, notamment celles transmissibles aux générations futures, nous avons eu l’intelligence d’établir un principe dit de précaution (plutôt de survie). Juste histoire de laisser une chance à l’humanité de se poursuivre son chemin. Admettons.

Mais il est toute fois un événement, maintenant récurrent, qui devrait, qui doit, nous alerter et faire violemment sonner le tocsin.

Elles n’ont l’air de rien. Elles nous inspirent la crainte ou l’admiration, souvent le respect. Elles font leur boulot sans rien dire. Avec leur capacité à créer un produit sucré, elles nous ont sans doute déjà sauvé au moins une fois la mise. Elles travaillent pour nous depuis la nuit des temps, sans relâche, jusqu’à leur mort. Elles sont responsables à près de 80%, de la reproduction des végétaux, permettant à nouveau notre survie, en générant notre propre nourriture, et de celles des animaux qui nous fournissent les protéines essentielles à notre vie. Pacifiques, elles font face à des ennemis mortels, dont le frelon d’Asie qui s’en gave.

Et leur ennemi le plus récent, du fait d’une industrie chimique anarchique et de courte vue,  est celui qu’elles nourrissent depuis 10 00 ans. Elles sont trahies par celui qui, auparavant conscient de leur importance vitale et de leur don, avait entrepris de les protéger et d’en élever certaines.

Mais voilà ! Parce qu’un petit nombre est incapable de mettre fin à sa nocivité toxique ; parce que des scientifique n’ont pas levé le nez de leurs éprouvettes ; parce que des «capitaine d’industrie» ont refusé de voir qu’ils coulaient le bateau ; parce que des financiers ont surement valorisé les «actifs immatériels» que constituent des pesticides de «nouvelle génération» ; parce que des hauts fonctionnaires pubères n’ont d’yeux que pour leur carrière ; parce que des hommes et femmes politiques ferment les leurs, l’humanité toute entière est en péril. Et pas dans 10 ans.

Que les abeilles, décimées depuis quelques années, empoisonnées par les pesticides néonicotinoïdes notamment, finissent par disparaitre ou juste par être en nombre assez faible pour qu’elles ne puissent plus assurer la pollinisation de nos légumes, et en UNE saison, il en sera fini de l’Homme et des animaux. Et il sera trop tard pour dire « On ne savait pas ».

Regardez autour de vous, renseignez-vous, signez les pétitions (néonics de mémoire), interpellez vos députés et sénateurs, regroupez-vous : ça urge plus tout !

 

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