M. Chatel, un pas grand chose ou un rien du tout ? (clin d'oeil à Mme Angot).

Il va réinstaurer la morale : bien mal acquis ne profite jamais (à qui ?), qui vole un oeuf vole un boeuf (sur la langue), Mme B. le vaut bien, elle.

Il va réinstaurer la morale : bien mal acquis ne profite jamais (à qui ?), qui vole un oeuf vole un boeuf (sur la langue), Mme B. le vaut bien, elle. Le seuil de pauvreté, c'est peut-être de ne plus pouvoir se permettre le petit oeuf du comptoir à la Prévert. Il y a des gens en France qui ne peuvent même pas se permettre ça. Alors évidemment, quand de très riches demandent qu'on les taxe, on se prend à rêver. Au XVIIe, mais pas seulement, on avait ses pauvres : regardez Tartuffe (des aumônes que j'ai partager les deniers : eh oui, les deniers seulement). Je prie toujours, disait le pauvre du Dom Juan, pour les gens de bien qui me donnent quelque chose. Merveilleuse circulation de l'argent qui ne profite qu'aux gens de bien et ne court pas le risque d'être employé à des oeuvres non pies. C'est ce qu'on appelle la charité bien ordonnée.

Cette année, M. Chatel (du petit château) n'aura pas eu besoin d'organiser une fausse opération de marketing pour prouver que le prix des fournitures scolaires a baissé. De toute façon, le projet du petit Nicolas est passé dans les actes : ceux qui veulent faire des études n'ont qu'à se les payer, les autres iront à l'Education Nationale, dont la principale activité devrait être, comme chacun sait, de garder les enfants les jours de grève.

Sombre rentrée s'il en fut. Vraiment, on se prend à rêver : qu'ils s'en aillent. Il paraît que ça se dit assez bien en Espagnol, surtout quand on est Indigné.

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