Parbode n°131, Mars 2017, Edito

Traduction d'article de Parbode, Journal mensuel d'analyse et d'information au Suriname. Parbode n°131, Mars 2017, Edito

Pour amener des améliorations, le plus difficile est probablement le changement lui-même pour les gens. Les gens s’opposent aux changements car ils ont peur de perdre quelque chose et parce que la nouveauté fait peur. Leur ego est un fardeau qui dresse des barrières. Entraîner un changement culturel requiert beaucoup de communication, de tact et de patience. Réformer un mode de penser nécessite du temps et une dose de pouvoir de persuasion.

Pour une transformation vers un Moi 2.0, la tâche est encore plus ardu quand il s’agit de traditions et des représentations profondément enterrées dans la rivière Suriname. Dans cette perspective, Parbode milite en faveur d’un Anansi 2.0. Cette vilaine araignée qui a une place indispensable dans notre héritage culturel, doit évoluer parce qu’elle fait partie de nous et qu’elle est si populaire,

L’Anansi 1.0 désuet et asocial doit changer. D’un être trompeur (« A no mi » «C’est pas moi « ), elle doit se transformer en héros populaire qui prend ses responsabilités. Anansi 2.0 ne ment pas, ne vole pas et n’est pas corrompu.

De même, si nous voulons améliorer notre pays, nous devons nous construire comme d’ honorables Surinamais 2.0. Élire un meilleur leader comme le montre le psychiatre Rudie Jessurun, dans un psychanalyse concernant ces quatre dernières décennies. Parce qu’il est certain que le Suriname ne s’est pas amélioré sous le dictateur Bouta 1.0, le conseiller d’état Bouta 2.0 ou le président Bouta 3.0. Ces versions de Bouta ont érigé en art le principe « Après moi le déluge ».

Indéniablement, il nous revient la tâche d’amorcer un changement urgent de mode de penser, afin d’obtenir un président capable et intègre.

Julian Neijhorst, rédacteur en chef,

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.