Manifester est une conquête des peuples, et non une faveur du pouvoir!

Manifester est une liberté fondamentale. Parce que c’est une conquête des peuples, et non une faveur du pouvoir, elle doit s’exercer sans interdiction. Il faut un grain de folie autoritaire pour l’oublier et, comme Emmanuel Macron, prétendre rappeler à la « sagesse » une manifestante retraitée, blessée par les forces de l’ordre.

Le même ignore la mort d’une autre retraitée à Marseille, touchée par une grenade lacrymogène alors qu’elle était sur son balcon, en prétendant qu’aucun décès n’était dû à l’action des forces de l’ordre.

A ce déni de justice dénoncé par les victimes et leurs familles et de démocratie avec le projet de loi « anti casseur », s’ajoute la violence institutionnalisée par le gouvernement.

Comment interpréter la révocation du préfet de police de Paris au motif qu’il n’aurait pas suffisamment invité ses troupes à faire usage des « lanceurs de balles de défense » ? Des armes qui ont éborgné des concitoyen.ne.s et que le défenseur des droits, Jacques Toubon, recommande de ne plus utiliser.

Comment ne pas s’inquiéter face au choix du président de mobiliser l’armée pour dissuader les rassemblements et mobilisations ?

Les raisons de la colère sont nombreuses. Alors que les revendications de la rue mettent l’accent sur l’égalité, la démocratisation de nos institutions et la répartition des richesses, le gouvernement tente de faire diversion avec le « grand débat ».

Pendant ce temps, il refuse de rétablir l’impôt sur la fortune, d’annuler la baisse des APL ou d’en finir avec les exonérations de cotisations sociales qui gonflent les profits et assèchent nos hôpitaux.
Pire, il continue dans ses projets de casse sociale et veut, par exemple, privatiser les très rentables Aéroports de Paris. De nombreuses et nombreux habitantes et habitants de la Seine-Saint-Denis, dont Aubervilliers, y travaillent et la richesse qu’elles et ils produisent devrait être accaparée par des actionnaires privés au lieu d’alimenter le budget de l’Etat et nos services publics ?

Aujourd’hui, notre responsabilité à toutes et tous est de répondre présentes et présents pour opposer à cet exécutif le futur que nous désirons.

C’est pourquoi nous serons nombreuses et nombreux à manifester, à nouveau, le 1er mai prochain.

Je serai aux côtés des organisations syndicales, des militantes et militants associative•if•s, avec les parlementaires, les autres maires et les élu.e.s qui ne peuvent se résoudre à l’austérité et à la dégradation continue des services publics.

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