MACRON:CLARTE OU CLAIR-OBSCUR

En écoutant le jeune Griveaux ou l'expérimenté Delevoy, on se perd en conjectures sur la future politique du nouveau Président.

Une forme de "trahison" d'abord envers l'homme qui lui a ouvert la voie, la mise en place d'un Mouvement dont la naissance a été forcèment aidée par des "mécènes" que l'on ne connait pas, une soirée people digne de Sarkozy au soir du premier tour et enfin une mise en scène au Louvre qui se voulait Mitterrandienne mais qui sentait un peu le fagot, malgré tous les efforts et la claque de milliers de Français.Après le décorum, nous entrons dans la phase proprement politique .

Couvé et adoubé par Hollande pendant les cérémonies du 8 mai, afin de ne laisser aucune ombre à la réalité de la République Héréditaire, nous entrons dans l'ère du rejet.Je n'ai pas de symphatie particulière pour la démarche de Valls, Le Maire et tous ceux qui, sous prétexte de souhaiter la réussite de ce quinquennat pour la France, font allégeance et se trouve confrontés à la technique de la porte fermée.

"Vous voulez aider le Président?Quitter vos Partis et enrôlez vous dans "En Marche".Voilà la religion nouvelle de celui qui souhaitait un large rassemblement .Se soumettre ou rester chez soi.La seule vérité, la Lumière Evangélique ne semble se concevoir que dans le cadre du nouveau Parti .Quant à la nouveauté, Il suffit de se rappeler les nouveaux féaux: Collomb, Bayrou, Madelin, Le Drian, Ferrand ,Patriat et compagnie qu'il parait difficile d'assimiler à des perdreaux de l'année.

Emmanuel Macron, dans la griserie de la victoire , semble avoir oublié un instant que son élection ,pliée dès le premier tour ,a été obtenue avec 24% des votants, soit 7, 5 millions des français inscrits sur le listes electorales.En essayant de repousser les Partis contre, 'France Insoumise, Parti Communiste et Front National) et ceux plus ou moins susceptible de collaborer ,mais qu'on rejette ,( Républicains et Parti Socialiste), on court à coup sûr vers l'échec.

La CFDT, premier syndicat de France ,réformiste et progressiste, a déjà sonné l'alarme en rappelant au Président qu'on ne pouvait pas gouverner seul et qu'établir les bases d'un nouveau code du travail par ordonnances était anti- démocratique.

Enfin on est en droit de se demander pourquoi un Président Français, fraîchement élu se sent obligé de courir immédiatement à Berlin.Pourquoi ce n'est pas Madame Merkel qui viendrait le féliciter à Paris.

Les ambiguïtés sont génératrices de désordres à terme (cf François Hollande) et je crains qu'elles ne se fassent jour encore plus rapidement qu'on ne l'imagine.

 

 

 

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