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Billet de blog 17 septembre 2015

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Parution: Un musulman à l'Elysée

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Parution: Un musulman à l'Elysée

Un musulman à l'Élysée

Le roman à polémique contre celui de Soumission de M Houllebecq  vient de paraître ce 7 septembre 2015 dans les éditions édilivre dont je vous recommande de commander ou de l'acheter pour comparer les deux romans. Il est dispo dans toutes les librairies de la France et dans certains sites comme Amazon, FNAC, ...

Résumé:

« Un musulman à l’Elysée pour résoudre les difficultés économiques et sociales des Français… »
« Ce président noir de France accepta de prendre sa photo dans la bibliothèque de l’Élysée, à côté du drapeau tricolore. Vêtu d’un costume noir, d’une chemise blanche avec des rayures bleues et d’une cravate rouge, il posa ainsi pour immortaliser son statut de président de la République française.

 — Un Africain musulman à l’Élysée ! s’étonna la première dame de France. Mohamed, tu penses qu’un Africain musulman peut réussir à améliorer la situation économique et financière des Français ?
 — Oui, ma puce. [...] seul Dieu peut nous aider à surmonter les difficultés. Quand tu feras tes prières quotidiennes, il faudra demander à ton Dieu de m’aider à améliorer la situation économique et sociale des Français. »

Biographie de El Hadji Diagola:

El Hadji Diagola n’est plus à présenter dans le milieu de la presse. Il a servi dans plusieurs quotidiens, à Paris, comme correspondant. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont, Pour le meilleur de la paix, Merci, les femmes !, Un noir à l’Elysée, Un célibataire à l’Elysée, Un président fou, Ma femme m’a sauvé la vie, Il est temps de se réveiller ! Une fillette sauve une école et La chute de Christ. Cet homme veut inscrire son combat dans l’émergence d’un monde de paix entre les races et les civilisations, et surtout entre les religions. Très respecté, il jouit d’une bonne réputation de planificateur et de défenseur des droits de l’homme. Pour mieux connaître El Hadji Diagola, et se rendre compte qu'il a un combat qui lui est propre, et qui protège les civilisations bafouées, il conviendrait de consulter ses ouvrages.

Lire un extrait:

" Paix

Moi Paix, je suis la race universelle

Mon cœur noir

Ma tête blanche

Mes membres jaunes

Mon sang rouge

Je chante, mon cœur rit

Je travaille, mes membres applaudissent

Quand j’apprends, mon esprit réfléchit

Je me repose, mon sang charrie

Moi Paix, je suis vraiment la race universelle

Je suis partout

Dans la nation

Dans la religion

Dans la solidarité

Les assemblées

Les couples mixtes

Je suis dans l’égalité

Dans la fraternité

Dans la liberté

Surtout dans le mélange de couleurs

Moi Paix, je suis vraiment mélange de Tout

Et je hais la guerre !

Le terrorisme

L’égoïsme

L’ingratitude

Je refuge enfin le racisme

Paix à Tous

Paix pour Tous

Paix dans Tout

Paix en Tous

Paix ! Paix ! Paix

Par El hadji Diagola

– Tu sais, ma puce, Gaston Monnerville, un noir de la Guyane et ancien président du Sénat de France, disait ceci : « La preuve que les Français ne sont pas racistes, c’est que je suis président du Sénat. La preuve qu’ils le sont, c’est que je ne serai jamais président de la République en France ». Moi, je dis plutôt : « la preuve que les Français ne sont pas racistes, c’est que j’ai été, moi aussi, président du Sénat. La preuve qu’ils ne le sont pas du tout, c’est que je suis actuellement président de la République en France », adressa Mohamed Yathé, chef de l’Etat Noir et musulman de France à sa femme Khadija dans leur salle à manger.

– T’as raison, chéri.

– Je vais, ma puce, te raconter l’histoire de ce grand homme de la France mise dans l’oubli total.

–Ah bon ! Alors, je t’écoute.

– C’est vraiment une histoire complétement placardée dans les oubliettes politiques de notre pays. Et pourtant, il était une France où Monsieur le président, comme on l’appelait dans les couloirs du palais du Luxembourg, était un Nègre. Gaston Monnerville, descendant d’esclaves, né en Guyane en 1897, fut président du Sénat de 1947 à 1968. Mais ce qu’on sait encore moins, c’est que le deuxième personnage de la France fut aussi maire de Saint-Céré,petite ville du Lot de quatre mille cents âmes à l’époque. Vraiment un Guyanais au fin fond du Lot ! Un pur hasard. A la libération de la France, monsieur Gaston Monnerville se retrouve sans circonscription. Le parti radical, dont il est membre, le parachute dans le département comme sénateur. Alors, en 1964, quand le maire de Saint-Céré meurt avant la fin de son mandat, on pense tout naturellement à lui pour le remplacer. Sans oser croire qu’un homme politique d’une telle importance sera intéressé par la fonction. C’était sans compter sur le contexte politique de l’époque. En conflit ouvert avec le Général De Gaulle, Gaston Monnerville est en disgrâce. Quand on lui présente l’opportunité, il saute sur l’occasion. Il est élu haut la main. Pendant six ans, il œuvre pour Saint-Céré. Il construit des logements sociaux, fait implanter une usine de mécanique dans la commune avec plus de deux cents emplois à la clé. Les gardiens de sa mémoire, ce sont les quelques conseillers municipaux presque tous morts aujourd’hui l’entouraient pendant son mandat. On peut citer monsieur Albert Martignac était l’un d’entre eux. Pour lui, Gaston Monnerville, président du Sénat et maire de cette commune, « était à l’écoute, mais surtout un vrai professionnel de la politique. » Avec les années, ils s’étaient devenus des amis inséparables. Monsieur Jean-Pierre Lassalle, l’un de ses amis, disait à ses proches ceci à propos de Gaston Monnerville, leur maire : « Un jour, Gaston est venu chez nous, il a pris ma fille de 4 ans sur genoux et il lui a appris Au clair de la lune. » Ce Nègre président du Sénat de France était un homme impressionnant, avec beaucoup de caractère, selon ses amis proches. Lui-même, monsieur Monnerville se plaisait à répéter ceci : «Connaissez-vous des gens qui aient beaucoup de caractère et qui l’aient bon ? » De cette époque lointaine, Saint-Céré garde les marques, même si l’homme politique, mort en 1991, est peu à peu tombé dans l’oubli total. Une off totale sur son passage au Sénat de France. Seuls témoins physiques de son passage : une Avenue qui porte son nom, inaugurée en 1982 et la plaque apposée sur la mairie de Saint-Céré. Voilà, ma puce, ce grand homme oublié totalement dans l’histoire politique de la 4e et de la 5e République de France. Donc, c’est à mon devoir en tant que président de la République Noir de France de le réhabiliter.

– Il est temps, chéri.

Partout dans le monde Occidental, le vent de changement de régime soufflait d’une manière vertigineuse. Balaie tout sur son passage. Cette crise économique et financière n’avait pas pu sauver les régimes en place. La grande surprise du monde Occidental, ce fut la montée en puissance en politique de la dixième génération des enfants d’immigrés d’origine africaine et arabe. Partout, les populations occidentales les élisaient à la tête de leurs Etats. Presque la totalité des pays européens avait son président d’origine immigrée. A cette époque du monde Occidental, les mentalités avaient totalement évoluées vis-à-vis des autres races. La discrimination était totalement bannie des quotidiens des citoyens. L’Humanisme remportait la victoire sur le Racisme. Tout ce qui était important était de sauver la République. Car, ces jeunes nouveaux présidents d’origine étaient presque tous diplômés en sciences économiques. Ainsi, les élections anticipées, les grandes puissances occidentales avaient élu un président d’origine africaine. En Allemagne, son nouveau chancelier, à la suite de cette crise, était d’origine Namibienne, en Angleterre, son nouveau premier ministre était un anglais d’origine Afro-américaine, en Italie, le président du conseil était un originaire de l’Ethiopie, au Portugal, le président trouvait ses racines en Guinée-Bissau, en Espagne, le premier ministre était descendant du Sahara occidental, en Belgique, son premier ministre était un descendant de Patrice Lumumba et en France, le nouveau président de la République était Mohamed Yathé, originaire du Sénégal. Ancien président intérimaire après la mort du président titulaire, monsieur Jean-François Martin, Mohamed Yathé, président du Sénat, assurait automatiquement l’intérim selon la loi du pays. Ensuite, il organisa les élections anticipées pour élire le président Rémy Solo. Ce fut ce dernier qui serait victime du vent de la crise économique. A la suite de sa démission et l’organisation des élections anticipées, Mohamed Yathé, candidat de la Gauche, était élu patron de l’Elysée comme titulaire. Mais avant son élection, il était un conseiller du président démissionnaire. Il était devenu un habitué d’Elysée. Il connaissait bien ses rouages. Cet immigré avec sa femme Khadija allaient occuper l’Elysée. Installé, le nouveau patron de l’Elysée afficha ses marques. D’abord, il forma un gouvernement restreint tout en respectant la parité totale de genre. La majorité de ses ministres et secrétaires était tous expérimenté en matière de la gestion d’un ministère. Sa priorité immédiate était de trouver rapidement une solution à cette crise. Amener la confiance dans les ménages. Remettre la France sur les rails de la croissance. Ce président Noir de France accepta de prendre sa photo dans la bibliothèque de l’Elysée à côté du drapeau tricolore. Vêtu d’un costume noir, d’une chemise blanche avec des rayures bleues et d’une cravate rouge, il se posa ainsi pour immortaliser son statut de président de la République de France. Son premier conseil des ministres à l’Elysée fut un climat inédit où le président de séance fut un Nègre d’origine africaine. Autour de la table tous les ministres et secrétaires étaient tous présents. Pas d’absence remarquée. Ce jour-là, le président Mohamed était en costume gris. Le secrétaire de la présidence était sa copine de l’université. Madame Marie-Antoinette Hyppolite,secrétaire à la présidence de la République, était assise non loin du chef de l’Etat. Dans ce conseil, on vit autant de femmes que d’hommes. La parité était vraiment respectée ! De même les minorités étaient représentées. Les anciens compagnons d’aventure des pirogues d’immigrants clandestins du président Mohamed avaient rejoint son équipe gouvernementale. Ainsi, Souleymane Seck nommait ministre des Affaires Etrangères au Quai D’Orsay et Abdel Karim Ndiaye prit le département de l’Economie et des finances. C’était la France Plurielle en miniature qui siégeait sur ce conseil des ministres.

– Bonjour tout le monde. Bienvenu à l’Elysée. J’imagine que vous savez tous pourquoi vous êtes là aujourd’hui. Aujourd’hui, toute la France attend de nous pour leur sortir de cette crise. Donc, chers compatriotes, mettons au travail pour mettre la République sur les rails d’un développement et d’une prospérité durable. Je compte sur chacun de vous pour améliorer la situation économique et sociale de nos compatriotes. Que chacun y mette les siens pour éradiquer le chômage et la précarité dans notre pays, débuta ainsi le président de la République pour ouvrir le débat. Le débat de ce premier conseil des ministres du président Nègre de la République était serein et studieux. Ce conseil fit plus de trois heures de travail. A la sortie, ce fut une prise de photo de famille et d’image devant la presse Nationale et Internationale. Tous les ministres étaient tous là pour cette prise de photo de famille. Une première pour la République Française. Un musulman à l’Elysée pour résoudre les difficultés économiques et sociales des Français. Le sauvetage du monde Occidental avait toujours été de faire appel aux immigrés Noirs. Pour les guerres des croisades, les Noirs de l’Afrique orientale étaient là pour donner la victoire aux chrétiens. Pour sauver l’économique du monde occidental, il fallait recourir à l’esclavagisme des Noirs et la traite Négrière. Pour asseoir davantage la puissance économique de l’Occident, il fallait aller directement au continent africain pour piller leurs ressources minières et matières premières en les colonisant. Pour libérer l’Europe du nazisme et de l’impérialisme allemand, le Nègre avait sacrifié son sangpour les deux guerres mondiales. Pour reconstruire l’Europe après les deux guerres mondiales, d’abord, on avait décolonisé les colonies africaines constituant un poids économique très lourd à supporter juste à la fin de cette deuxième guerre mondiale. Cependant, elles demeuraient toujours sous les tutelles des anciens maîtres, sous forme des colonisées économiques. Ensuite, on laissait venir les Nègres pour être des mains d’œuvres dans les usines afin de reconstruire l’Europe ruinée par les deux guerres mondiales. Avec cette crise mondiale et pour sauver le déclin de l’Occident, on élit les enfants d’immigrés à la tête de leurs Etats. Autrement dit, c’était le Nègre qui faisait tous les sales boulots pour satisfaire son maître et le sauver. Conseil des ministres fini, le président Mohamed allait rencontrer son épouse dans son appartement qui était un peu souffrante. Depuis l’élection de son mari, la nouvelle première dame du pays ne s’était pas reposée. Elle était toujours préoccupée par cette victoire de son époux mais également sa nouvelle tâche de la femme d’un chef de l’Etat. Autrement dit, le rôle de la première dame de France. Il la trouva finalement en train de manger seule dans la salle à manger. Elle prenait son déjeuner. Pour la première fois dans la cuisine de l’Elysée, on faisait des plats typiquement africains. Au palais, le chef de l’Etat demanda qu’on recrute des cuisiniers d’origine africaine pour lui faire des plats africains. Ainsi, le président trouva sa femme en train de déguster un mafé, un plat africain.

– Comment va ma puce ?

– Tout va bien chéri.

– Ça va ta santé.

– Oui. Tout va bien.

– Tu manges quoi, aujourd’hui ?

– Du mafé.

– C’est mon plat préféré, tu sais.

– Oui.

– Où en est avec ta décoration dans le Palais-Elysée.

– J’y suis. Mais je veux aussi mettre une décoration africaine. Qu’en penses-tu ?

– Bonne idée.

– Pour montrer qu’un Franco-africain musulman a été, un jour, le patron de l’Elysée. Donc, cette touche africaine dans la décoration du palais-Elysée est une manière de montrer sa personnalité.

– Absolument. Vous avez raison, chérie. Mais mes compatriotes Français sont pressés de voir leur situation économique et sociale soit résolue. C’est un boulot difficile mais nous la résoudrons avec l’aide de Dieu. A chaque prière de ta part, il faudrait demander à ton Dieu pour nous faciliter cette mission qui nous a été confiée. Car, les Français sont tellement fatigués. Il incombe à nous de trouver rapidement une solution.

– T’as raison. Il faut s’atteler à la solution de cette crise.

– Oui, ma puce. Quand tu feras tes prières quotidiennes, il faut demander à ton Dieu de m’aider à améliorer la situation économique et sociale des Français. J’insiste sur cette demande de prière. C’est parce que vous êtes une musulmane pratiquante et seul Dieu peut nous aider à surmonter les difficultés. La croyance en Dieu est une force spirituelle et intellectuelle qui permet à l’homme de faire évoluer positivement et moralement les choses. Car, une évolution sans le moral et l’éthique est une perte totale pour la société. Et je sais que ce n’est pas seulement mon courage et ma volonté qui peuvent m’aider à évoluer. Il existe quelque chose de supérieur à mon courage et à ma volonté qui est à l’origine de l’existence de l’Univers et de l’Humanité dont certains l’appellent la Nature et d’autres le nomment Dieu ou Allah, etc. Donc, c’est à cette Force Supérieure que nous deux, nous le croyons et que nous l’appelons Allah. Et qui est notre Créateur et dont nous le croyons et l’adorons. C’est à cause de Lui que nous existons sur terre. Donc, c’est à Lui seul qui peut nous aider, selon Sa Volonté et Sa Bonté. Dans notre religion, Il nous a dit de Lui demander et Il va nous répondre. Il dit dans Son livre saint que les vrais fidèles, ce sont ceux qui espèrent à Sa Clémence et à Sa Bonté. Et puis, Dieu exalté dit dans son livre saint : « Oh ! Vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus afin que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. » Voire chapitre : 49 et verset 13. Voilà que les hommes se méfient les uns des autres, cultivent la haine, cohabitent ensemble tout en s’ignorant mutuellement. Quelle est cette attitude indigne de l’homme à l’ère de la communication ? Arrêtons de jouer les races supérieures et méditons sur ce que Dieu proclame Lui-même : Notre Egalité à tous. Pourquoi tendre l’oreille à des propos qui n’ont de fondement que l’ignorance ? Essayons de voir ce que l’on a en commun dans nos différences. Dieu Glorifié dit, ma puce : « Oh vous les hommes ! Craignez Dieu votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être puis de celui-ci, il a créé son épouse et il a fait naître de ce couple un grand nombre d’hommes et de femmes ». Cela se trouve au chapitre 4 et verset 1. Notre égalité est déjà attestée par l’origine de l’humanité puisque nous descendons tous d’Adam. L’islam abolit toutes les différences entre les hommes quelle que soient leurs conditions sociales et sans discrimination de race. « Un arabe n’a pas plus de mérite qu’un non arabe... » On le trouve dans le Sermon d’adieu du prophète Mohamed, paix et salut sur lui. « Les hommes sont égaux comme les dents d’un peigne. » C’est un hadith du prophète rapporté par Bukhari. D’après un hadith véridique, rapporté pour Muslim, notre prophète dit ceci : « Oh mes serviteurs, j’ai fait de l’injustice un péché pour Moi-même, comme pour vous dans vos rapports réciproques. Ne soyez plus injustes les uns envers les autres. » Dieu nous ordonne, donc, de considérer la justice comme fondement de toutes nos actions et de toujours observer le droit en dépit de tout obstacle même à l’encontre de nos proches. Ainsi, Dieu Glorifié dit : « Oh ! Vous qui croyez, pratiquez avec constance la justice en témoignage de fidélité envers Dieu, et même à votre détriment ou au détriment de vos pères et mères et vos proches, qu’il s’agisse d’un riche ou d’un pauvre, car Dieu a la priorité sur les deux. Ne suivez pas les passions au détriment de l’équité ; mais si vous louvoyez ou si vous vous détournez sachez que Dieu est bien informé de ce que vous faites. » On le retrouve dans le chapitre 5 et verset 135. Pas de servitude également entre les hommes. Umar ben Al-Khattab, un des Khalif de l’islam et compagnon de notre prophète dit : « Quand donc avez-vous décrété que les hommes sont esclaves, alors que leurs mères les ont mis au monde libres ? » La liberté politique est aussi dans le principe de la shura, c’est-à-dire délibération. Personne n’impose son opinion à personne et la minorité ne domine pas la majorité. Dieu a ordonné à son apôtre de consulter la communauté dans les affaires publiques. Dieu Exalté dit : « Pardonne-leur, demande pardon pour eux et consulte-les dans les affaires ». Voire le chapitre 3 et verset 159. Dans l’islam, un musulman a le devoir de dénoncer l’erreur, l’injustice, de donner un avis, d’avoir des recommandations à faire sans craindre ni services, ni tortures, ni incarcération. Il a le droit de proposer tout ce qui est bénéfique à la société. L’islam nous invite à la réflexion et le choix nous appartient. Dieu Exalté dit : « Il n’y a pas de contrainte en matière de religion. » Cela se trouve dans le chapitre 2 et verset 257. « Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur terre, tous (sans exception) auraient cru. Est-ce toi qui peux contraindre les gens à devenir croyants ? » On le trouve dans le chapitre 10 et verset 99. L’islam nous invite à témoigner de notre solidarité à l’égard de nos frères humains où qu’ils se trouvent. « Quiconque se préoccupe du besoin de son frère, Allah se préoccupera de son besoin ; quiconque dissipe, pour un musulman, un seul souci, Allah dissipera, pour lui, un souci parmi les soucis du Jour de la résurrection ; quiconque vient en aide à un homme en difficulté, Allah le mettra à l’aise dans cette vie et dans l’autre. » Un hadith rapporté par Bukhari et Muslim. « Ne crois pas en moi celui qui passe la nuit rassasié, tandis que son voisin, à côté de lui et à son insu, souffre de la faim. » C’est Bukhari qui rapporte ce hadith. Pour le respect de la famille, la femme est bien prise en considération par Dieu en disant ceci dans son livre saint : « Parmi Ses signes, (il y a le fait qu’) Il a créé pour vous et de vous des épouses auprès desquelles vous êtes en repos et Il a fait naître, entre vous, affection et clémence. » On le retrouve dans le chapitre 30 et verset 21. « Le meilleur d’entre vous est celui qui se comporte le mieux avec sa femme », un hadith du prophète rapporté par Ibn Majad et Ad-Darimi. La femme doit être respectée en tant qu’épouse, en tant que mère et en tant que membre actif de l’organisation de la société. La femme a le droit de s’exprimer, de voter, de travailler, de réaliser des gains et d’en jouir à sa guise, d’occuper des postes à responsabilité, de s’instruire, ... sans pour autant que cela ne nuise à sa personne, à son époux et à ses enfants.

– Au fait, quelle est, selon l’islam, la place de la femme dans notre société actuelle ?

– Femmes, elles sont nos mères, nos sœurs et nos épouses. Pourtant, leur rôle à cette époque doit être discuté, car elles semblent ne plus avoir plus la valeur qu’on leur conférait et qui parait avoir fait place à un traitement indigne de son statut. Dans la société

traditionnelle africaine, la femme occupait une place très importante. Elle était la graine d’or qui donnait naissance à ce qu’il y a de meilleurs. En effet, la femme était respectée, valorisée et protégée. Elle symbolisait la pudeur et reflétait une société attachée aux bonnes mœurs. L’arrivée de l’Islam auraient dû consolider ce mode de pensée. Mais la politique désastreuse de l’Occident a presque anéanti la valeur de la femme, la réduisant ainsi à un objet d’attraction pour ne pas dire sexuel. Aujourd’hui, les femmes n’ont plus de pudeur. Elles s’adonnent à l’exhibitionnisme comme si la nudité était la mode dont elles ne devraient jamais se séparer. Les femmes ont converti l’honneur à l’argent et la fierté à la honte. A cela s’ajoutent les grossesses hors mariage qui sont un phénomène récurrent. En plus, elles se laissent traiter comme des objets. Sur ce point, ce ne sont pas les maris qui ordonnent à leurs femmes de rester à la maison qui les oppriment. Ce sont plutôt ceux qui les déshabillent et qui les exposent à la télé ou encore ceux qui les utilisent comme stratégie de marketing afin d’attirer les clients qui les considèrent comme appâts commerciaux. Convenons donc que la femme, de nos jours, n’est pas estimée à sa juste valeur. Elle est victime du système mis en place. Et le plus inquiétant c’est qu’elle semble être heureuse dans cette sujétion. Maintenant, il faut délier les jougs. Pour cela, un seul secours s’offre à elle ; celui de l’Islam. L’Islam a élevé le statut de la femme et l’a rendue égale à l’homme dans la plupart des dispositions. C’est ainsi que, comme lui, il lui est donné l’ordre de croire et d’obéir pour recevoir dans l’au-delà la même rétribution. Elle a le droit de s’exprimer, de donner des conseils, d’ordonner le bien, d’interdire le mal et d’appeler les gens à se soumettre à Allah. Elle bénéficie du droit à la propriété et peut vendre, acheter, hériter des biens et faire des aumônes et des donations. Et il n’est permis à personne de s’emparer de ses biens sans son consentement. Elle a droit à une vie décente débarrassée de toute forme d’agression et d’injustice. Elle a encore le droit de s’instruire. Ceci est même une obligation pour ce qui est des connaissances religieuses. Le Prophète (Paix et Salut sur Lui) dit : « Veillez à bien entretenir les femmes » (rapporté par al-Boukhari, et par Mouslim). Si l’on compare les droits que l’Islam a donnés à la femme à la situation qui prévalait à l’époque antéislamique ou dans les autres civilisations, on se rend compte que sa situation a bien évolué. Mieux, nous déclarons fermement que la femme n’avait jamais été honorée plus qu’elle ne l’a été en Islam. Il n’est pas nécessaire de décrire le statut de la femme dans les sociétés grecque, persane ou hindoue... Même les sociétés chrétiennes adoptèrent une mauvaise attitude à l’égard de la femme. Des ecclésiastiques se réunirent lors du concile de Macon pour discuter autour de la question de savoir si la femme possède une âme salvatrice avant de conclure que seule Marie échappait à cette règle. Les Francs tinrent un congrès en 586 avant notre ère pour discuter du statut de la femme et se demander si elle possède une âme et si, dans le cas affirmatif, cette âme est animale ou humaine... Ils conc luent qu’elle était un être humain créé uniquement pour servir l’homme. Le parlement anglais prit sous Henri VIII une résolution interdisant à la femme la lecture du Nouveau Testament parce que jugée impure. La loi anglaise en vigueur jusqu’en 1805 permettait à l’homme de vendre son épouse à 6 pince. A notre époque, les femmes sont trompées et exploitées pour satisfaire les désirs de l’homme.

– Comment comparer tout ceci à la position de l’Islam qui recommande que la femme soit bien traitée, entretenue, honorée et prise en charge?

– S’agissant de l’évolution de ces droits à travers les siècles, elle n’affecte pas les principes et les bases théoriques. Quant à leur application, il n’y a aucun doutequ’elle était meilleure pendant l’âge d’or de l’Islam puisque les musulmans y faisaient une meilleure pratique de la loide leur Maître, loi dont l’une des dispositions stipule l’obligation de bien entretenir la mère, l’épouse, la fille, la sœur ainsi que l’ensemble des femmes. Plus l’attachement à la religion se relâche, plus on constate des manquements quant au respect des droits en question. Cependant un groupe restera fidèle à sa foi et à l’application de la loi religieuse jusqu’au jour de la Résurrection."

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