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Billet de blog 25 oct. 2015

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La France en voie de disparition ?

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La France en voie de disparition ?

W.Hallstein, 1er président de la Commission Européenne.

Depuis une dizaine d’années, les Français payent chèrement le prix de la politique économique de l’UMPS. La gauche et la droite, acquises aux intérêts des banques, multinationales et agro-industriels, resserrent l’étau d’année en année, faisant fi des révoltes du peuple prétendument « souverain ». Ces partis ont des frontières idéologiques totalement brouillées tant leur ferveur à mener un libéralisme politique prédomine.

Les droits des travailleurs, paysans et agriculteurs sont bafoués au nom de la construction d’une Europe économique. Les délocalisations et fermetures d’usines, conduisant des milliers de gens au chômage, sont des phénomènes marquant le quotidien des français. On se rappelle de l’impuissance du gouvernement Hollande dans l’affaire de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, dont la fermeture entraîna la suppression de plus de 8.000 emplois.

Ce qui se joue en France se joue dans le monde entier : les luttes de la classe ouvrière face à un système capitaliste qui offre toujours plus de misère, de privations à l’ensemble de l’humanité. Cette déstabilisation planifiée, structurée et maîtrisée est précisément le but recherché et le résultat constitue bel et bien une réussite et non un échec de la politique actuelle. Elle est une manne pour les bénéficiaires économiques.

Mais qu’est-ce que cela nous coûte dans le fond ?

Notre intégration dans l’Union Européenne et dans le commandement intégré de l’OTAN sont en réalité les marqueurs de notre perte de souveraineté nationale. Nous n’avons plus aucun moyen d’appliquer une politique souveraine, car notre appartenance à l’UE implique l’application des traités en vigueur. Par exemple, l’article 63 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne implique une libéralisation des échanges, de tous les marchés de biens, de services et de capitaux. Tout est dé-régulé au service et en faveur des multinationales et détenteurs de capitaux.

L'État Français n’est pas souverain et le « Pouvoir » n’est pas entre les mains du peuple. Pour preuve, après le « non » des français au projet de Traité constitutionnel européen en 2005, il y a eu l’application forcée du Traité de Lisbonne en 2009 et très prochainement le Traité Transatlantique, qui rendent nos lois et notre constitution inapplicables. La « Constitution européenne » supplante notre constitution et les institutions européennes dominent nos institutions nationales. Quant à nos dirigeants, ils ne sont que des marionnettes gesticulant dans les médias pour nous faire avaler la pilule, aussi amère soit-elle.

Le pouvoir de la France est entre les mains des banques. Il est entre les mains de la Commission Européenne, de la Banque Centrale Européenne et de Washington. Les banques n’ont rien à craindre des constitutions qu’elles contrôlent.

Mais pour comprendre les desseins occultes et pernicieux de cet Europe fédérale que nous subissons, il faut revenir à l’origine du projet de construction européenne. Il fut créé par les États-Unis autour des années 1950, d’une part, pour faire contre feu à l’Union soviétique, d’autre part, pour que les nations sur le continent européen soient à long terme contraintes de prendre des décisions qui vont à l’encontre de leurs propres intérêts.

Selon des documents dé-classifiés en 2000, du Département Secret Défense, du Département américain, le principal levier de Washington sur l’ordre du jour européen était le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE) créé en 1948. L’ACUE aurait financé le Mouvement européen et l’argent de l’ACUE provenait des fondations Ford et Rockfeller. C’est signé.

Les pères fondateurs de la construction européenne étaient, entres autres Robert Schuman et Walter Hallstein. Robert Schuman était un agent américain de l’OSS (l’ancêtre de la CIA) et Walter Hallstein, 1er président de la Commission européenne de 1958 à 1967 avait été, durant son parcours tumultueux, juriste allemand et officier nazi. En juin 1938, Hitler aurait demandé à W. Hallstein de préparer le projet de construction européenne. En 1951, W. Hallstein comptait parmi l’entourage de Konrad Adenauer. Il utilisa, durant leur collaboration, les plans qu’il avait préparés pour Hitler et Mussolini pour construire le projet de la Nouvelle Europe.

Le Général de Gaulle, contrairement à nos dirigeants actuels, avait eu un sursaut salutaire pour la France à l’époque en s’opposant à cette Europe fédérale ainsi qu’à Walter Hallstein. Ce dernier était, selon lui, « recyclé par les autorités américaines, pour détruire les nations d’Europe et les placer sous l’autorité d’un empire dictatorial ».Nous nous acheminons vers une situation qui est de plus en plus inquiétante. Selon Etienne Chouard, enseignant en Économie et conférencier, « seule l’instauration du référendum d’initiative populaire, permettrait au peuple d’exercer véritablement son « Pouvoir », le pouvoir d’être à l’initiative d’une nouvelle loi ou de son abrogation » et finalement de son présent et de son devenir. Nous espérons que le peuple de France ne se résignera pas et qu’il reprendra son destin en main pour résister à ceux qui font obstacle à sa liberté souveraine.

https://www.youtube.com/watch?v=zBfrKgi5Cac

https://www.youtube.com/watch?v=Qw3U4Tbp7fQ&spfreload=10

https://www.youtube.com/watch?v=zBfrKgi5Cac

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