C'est la rentrée scolaire , youpi !

C'est la rentrée scolaire !  Youpiiiiiiiiiiiiiiiiii

 Belle rentrée avec le suicide d'un prof comme amuse bouche ! Le désespoir du milieu enseignant grandit... La profession souffre et une des causes profondes de ce mal-être est la non reconnaissance, la dévalorisation de leur métier. Le renoncement et la résignation pointent leur nez ! 

 Mais à qui la faute ??? Certainement pas aux maîtres et professeurs qui ont assisté, impuissants et démoralisés, à la suppression de la formation, à l'écrémage du personnel, au manque de soutien de la hiérarchie, au manque de considération permanent, à des lois obsolètes dont le seul but est qu'un ministre puisse ajouter son nom à la pléiade de décrets ridicules.

Les 800000 enseignants qui viennent de rentrer perdent la foi, se démobilisent, se sentent discrédités, abandonnés... Alors que cette profession devrait être le moteur premier d'une société qui a perdu ses repaires, une société de plus en plus virtuelle, une société qui a besoin de fondamentaux humanistes.

Le système scolaire français est la source principale de tous les maux d'une société qui reproduit les schémas de compétition et d'élimination des faibles.

L'école souffre des mêmes symtômes que notre société : le délitement des libertés individuelles, l'inégalité des chances.

Aujourd'hui, la mission de l'école se résume à préparer un individu sélectionné, formaté, fiché dès sa plus tendre enfance. Le désastre de l'école devrait engendrer la désobéissance du milieu enseignant, tant la crise est profonde !

L'école n'est pas une entreprise et pourtant, depuis les années 80, elle est soumise à des pressions considérables pour qu'elle se conforme aux commandements du néo-libéralisme. C'est la nouvelle école capitaliste, avec toute la ségrégation qu'elle engendre !

Les "experts" de l'OCDE, de la banque mondiale, de l'OMC, de l'UE n'ont de cesse de harceler les gouvernements pour qu'ils appliquent aussi les principes du libéralisme dans l'école publique. Cela se traduit tout doucement par de la mise en concurence entre les établissements et par une professionnalisation toujours plus poussée des études. L'école publique se métamorphose et l'on assiste à une marchandisation des savoirs et des apprentissages ainsi qu'à un renforcement des inégalités. Les acteurs de l'école, debout ! Résistance !!! Inventez d'autres remue-méninges, les syndicats ne font qu'accompagner cette dérive, ils ne correspondent plus à la lutte urgentissime à mener.  Ne baissez pas pavillon, on a besoin de vous ! Désobéissez, reprenez les rènes et redorer le blason de ce merveilleux métier. Aux chiottes les curés, vive l'école laïque !

PS : Pour être tout à fait honnête, il faut tout de même admettre que Peillon a restauré les écoles de formation et stoppé la suppression des postes. Même si tout cela est insuffisant, c'est moins pire que sous la monarchie du nain.

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