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Billet de blog 24 mars 2016

Les petites leçons (décontractées) de diplomatie de Frédéric Encel sur la Turquie

Lors d’un récent séjour à Istanbul, un ami turc m’a évoqué un livre de Frédéric Encel[1] dans lequel ce dernier consacre un chapitre à la politique extérieure de la Turquie.

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Concevant quelque intérêt pour le sujet, je me suis empressé d’en prendre connaissance et tout particulièrement le chapitre en question, modestement intitulé «Avoir le sens des priorités. Ou comment éviter d’échouer sur tous les fronts».

Affirmons-le tout net, si chacun a le droit inaliénable de développer les idées et les thèses dont il est convaincu, cela ne peut néanmoins permettre de s’exonérer de l’honnêteté intellectuelle nécessaire à tout débat d’idées digne de ce nom. Si l’on prétend donner des « leçons de diplomatie », fussent-elles « petites », la rigueur impose de s’émanciper des a priori idéologiques et de ne pas asséner des vérités, présentées comme relevant du sens commun, sans les démontrer précisément.

Sur la forme d’abord, on ne peut qu’être confondu par la désinvolture de l’auteur. La succession de remarques prétendant être fondées au sceau du bon sens et de généralités oiseuses, mais qui constituent en réalité autant d’affirmations péremptoires qui ne sont jamais étayées par une véritable démonstration (« la preuve par les faits », (p. 46), on attend les preuves ; « une dizaine d’échecs », (p. 46), on ne sait pas lesquels ; l’accession au pouvoir des Frères musulmans en Egypte et en Tunisie qui aurait constitué une « divine surprise » (p. 49)… peut être pour Frédéric Encel mais pas pour celles et ceux qui suivent les évolutions politiques de la région ; le dossier du bouclier anti-missile américain […] « met littéralement le feu aux poudres entre l’Iran et la Turquie » (p. 49)… le feu a visiblement été si violent qu’il en a aveuglé notre auteur, mais pas ceux qui se contentent de raisonner sur les faits et à qui ce feu a échappé, même si des tensions entre les deux pays ont été réelles, ce qui n’est pas véritablement la même chose…

Les erreurs factuelles ensuite. Elles sont légion et nous n’en mentionnerons que quelques-unes.

- Recep Tayyip Erdoğan, Premier ministre devenu président en août 2014 après une modification constitutionnelle » (p. 46) : non, Recep Tayyip Erdoğan a été élu président de la République au cours d’élections au suffrage universel dont personne n’a contesté la légalité, dès le premier tour, atteignant un score de 51,79 % des suffrages exprimés avec un taux de participation de 74,12 %...

- Cette élection serait l’illustration d’un conservatisme croissant de la population anatolienne et se serait faite au détriment des « vieilles forces kémalistes au pouvoir depuis quatre-vingt ans » (p. 47). L’analyse de notre auteur reprend, sans beaucoup de précautions, une vieille antienne qui ne tient pas compte du fait que l’expression politique du conservatisme de la population anatolienne remonte en réalité aux années cinquante avec l’accession au pouvoir du Parti démocrate. Sans parler, plus récemment, de la signification de l’affirmation politique de Turgut Özal au cours des années quatre-vingt…

- La Turquie « pour faire oublier l’épisode du bouclier antimissile américain » va tenter « en 2010 aux côtés de Brasilia de s’entremettre entre Téhéran et les puissances du Conseil de sécurité des Nations unies au sujet du dossier du nucléaire » (p. 50). Sauf que l’accord tripartite en question a été signé en mai 2010 et que la demande de l’OTAN à la Turquie de déployer un radar de pré-alerte sur son sol a été formulée lors du sommet de Lisbonne, c’est-à-dire en novembre 2010…

- A propos des protocoles d’accord signés entre les exécutifs arméniens et turcs en 2009, il y aurait eu une « levée de boucliers de pans entiers de l’opinion nationaliste turque » (p. 53), si les mots ont un sens, Frédéric Encel semble avoir constaté des éléments qui ont échappé aux analystes plus rigoureux qui travaillent sur les relations arméno-turques…

- L’Anatolie orientale « où vivent une quinzaine de millions de Kurdes » (p. 54), notre auteur confond ce qui est estimé du nombre total de citoyens turcs d’origine kurde avec la partie de cette population qui vit à l’Est de la Turquie, probablement autour de la moitié, c’est-à-dire un différentiel de 7 à 8 millions par rapport au chiffre avancé…

- La Turquie est membre de l’OTAN depuis 1949 (p.55)… non M. Encel depuis 1952. Erreur d’autant plus regrettable que son admission a suscité, à l’époque, nombre de débats dont l’importance géostratégique ne peut échapper à ceux qui prétendent s’intéresser aux relations internationales…

- A propos des relations turco-européennes, nous apprenons qu’un dossier de candidature a été déposé pour la première fois en 1964 (p. 56). A nouveau une certaine liberté avec les chiffres, en l’occurrence une date, puisque l’Accord dit d’Ankara créant un accord d’association entre la Communauté économique européenne et la Turquie a été signé le 12 septembre 1963 et que la première demande d’adhésion a formellement été déposée le 14 avril 1987. Comprenne qui pourra mais le lecteur aura quelques difficultés à s’y retrouver…    

Las, arrêtons ici ce relevé – précisons toutefois qu’il est loin d’être exhaustif et que de nombreuses autres erreurs parsèment le texte – mais, en l’état, il indique la désinvolture dont fait preuve Frédéric Encel avec les faits. Nous entendons certes qu’une erreur est toujours possible, mais ce qui gêne en l’occurrence c’est le phénomène d’accumulation qui rend, a minima, perplexe quant au sérieux de la rédaction du chapitre concerné. L’auteur présenté, sur la quatrième de couverture de son ouvrage, comme docteur en géopolitique et HDR, c’est-à-dire habilité à diriger des thèses de doctorat, devrait avoir à cœur de faire preuve de plus d’exigence personnelle comme il doit probablement le faire à l’égard de ses thésards.

A moins, bien sûr, que son projet ne corresponde à d’autres objectifs. C’est pourquoi il est nécessaire de s’intéresser plus avant au fond de ce qui est présentée comme une « analyse ».

Ainsi, quand l’auteur aborde la question du Mavi Marmara, ce navire affrété par une ONG turque, que Frédéric Encel présente comme « prétendument humanitaire » (p. 51) – mais au nom de quoi et sur quelles bases précises se permet-il l’utilisation de ce « prétendument » ? – qui avait l’objectif de briser pacifiquement le blocus illégal mis en œuvre par les autorités israéliennes à l’encontre de la Bande de Gaza et qui entraîna l’intervention des forces spéciales de l’armée israélienne, dans les eaux internationales, le 31 mai 2010. Petit problème, le lecteur de ce livre ne saura pas que l’assaut des commandos israéliens, qui s’apparente à un acte de piraterie, se soldera par la mort de neuf Turcs qui se trouvaient sur le bateau en question. L’assassinat de ces neuf personnes, désarmées, par les soldats israéliens, constitue visiblement un point de détail pour M. Encel puisqu’il ne prend même pas la peine de la mentionner dans son livre.

Au vu de la sensibilité du sujet, cela ne relève pas de l’omission mais de la manipulation consciente des faits. D’autant que Frédéric Encel nous explique ensuite doctement que l’affaire du Mavi Marmara « matérialise le mieux le refroidissement des relations » entre Israël et la Turquie (p. 51-52). L’art et la manière de mélanger allègrement causes et conséquences. Certes les relations entre les deux Etats accusaient d’indéniables tensions avant 2010, mais c’est bien le douloureux épisode du Mavi Marmara qui entraîna une forte dégradation des relations politiques diplomatiques entre les deux Etats, et non le contraire. Omis aussi le fait que le 22 mars 2013, Benyamin Netanyahou, sur forte pression du président Obama, présenta, enfin, à Recep Tayyip Erdoğan, ses excuses au peuple turc. Cela indique, nous semble-t-il assez clairement, où se situe la responsabilité unilatérale des faits. Pourquoi le dissimuler ?

Le parti pris assumé de Frédéric Encel en défense de l’« Etat juif » (p. 51-52), s’explique probablement parce qu’il craint les réactions de ce qu’il appelle les « masses conservatrices et antisionistes d’Anatolie » (p. 52). A nouveau, le lecteur attentif aurait aimé connaître les instruments d’analyse utilisés par l’auteur pour proférer une telle assertion… En réalité, la messe est dite quand Frédéric Encel écrit, sans ambages, au détour d’une phrase « Comme puissance musulmane, la Turquie d’Erdogan va jouer la défiance face au partenaire israélien » (p. 51). A moins que cela ne soit plus prosaïquement la volonté des autorités turques de s’inscrire dans le cadre du droit international pour tenter de contribuer à la résolution du lancinant dossier israélo-palestinien… ce qui n’a pas l’air d’effleurer la réflexion de notre auteur.

En réalité, on peut supposer que ce type d’affirmation renvoie à la « thèse » de Frédéric Encel qui consiste à présenter le cours de la politique extérieure de la Turquie comme animée par la volonté d’un « pantouranisme revendiqué » et d’une « importante dimension néo-ottomane » (p. 48). De l’art de tout mélanger pour induire réaction d’inquiétude et de défiance à l’égard de la Turquie. Que signifie en effet l’utilisation de ces termes qui n’ont que bien peu de rapports entre eux mais qui instille l’idée que la Turquie est porteuse d’une volonté impériale ? Quel rapport entre le pantouranisme [2], dont à notre connaissance quasiment personne ne se revendique désormais plus en Turquie, et la tarte à la crème du néo-ottomanisme, terme très tendance, mais en réalité plus romantique que porteur de réalisations concrètes ? Est-il très sérieux de se laisser porter par l’air du temps et les délices du prêt-à-penser lorsque l’on s’affirme un expert de la région ?

Sur la volonté turque de s’implanter et d’affirmer sa présence en Asie centrale après l’implosion de l’Union soviétique et l’accession à l’indépendance de plusieurs Etats, dits turciques, ce qui, si les concepts ont encore un sens, est totalement différent d’une soi-disant volonté pan-touranienne, Frédéric Encel commet une grossière erreur de périodisation (p. 48). C’est en réalité au début des années 1990 que les autorités turques ont conçu quelques illusions sur leur capacité à exercer une forte influence sur ces Etats, mais on peut considérer qu’elles en reviennent assez rapidement, dès la seconde moitié des années quatre-vingt-dix, à une conception beaucoup plus réaliste de leurs capacités. Donc bien avant l’accession au pouvoir de Recep Tayyip Erdoğan. Quant au néo-ottomanisme, le terme est fâcheux car il induit, une fois de plus sans démonstration, que la Turquie serait porteuse d’une sorte de projet impérial, ce qui, avouons-le humblement, nous avait échappé.

Frédéric Encel explique néanmoins que la population anatolienne suivra l’AKP dans une « politique domestique et étrangère résolument orientée vers plus de conservatisme islamique, et moins de proximité avec l’Occident sous ses différentes composantes » (p. 47). Certes la Turquie cherche, avec plus ou moins de réussite, à réarticuler sa place dans le système international, mais c’est le cas depuis les années soixante (1964-65 précisément [3]) ce que semble ignorer notre polémiste. Est-il nécessaire de rappeler, par exemple, que c’est la très kémaliste République de Turquie qui adhère à l’Organisation de la conférence islamique en 1976, au sein de laquelle elle acquiert une place importante ? Est-il nécessaire de rappeler, dans le même temps, que jamais la Turquie n’a remis en cause son appartenance aux alliances occidentales dont elle est membre ? N’en déplaise aux observateurs pressés, il vaut mieux éviter les raisonnements binaires pour comprendre la politique extérieure de la Turquie et ses évolutions.

Si la Turquie, il est vrai, n’est pas aujourd’hui parvenue à concrétiser le concept de « Zéro problème avec ses voisins », c’est à la fois à cause de ses indéniables erreurs d’appréciation politique – notamment dans sa gestion du dossier syrien – mais aussi parce qu’il est plus compliqué de déployer une politique extérieure fluide lorsque l’on a pour voisins la Syrie, l’Irak ou l’Iran plutôt que la Belgique, l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne. Ankara n’est certes pas à ce stade le leader régional qu’il escomptait être, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il se trouve dans une situation d’isolement caricatural. C’est la capacité de la Turquie à se trouver à la confluence d’intérêts divergents, ou opposés, qui fait sa force et fonde sa capacité d’attraction potentielle. Le nouveau rôle qu’elle peut acquérir est moins une rupture que l’affirmation des intérêts nationaux d’un pays qui mesure ses atouts. Ce qui semble ennuyer Frédéric Encel, cela apparaît en filigrane tout au long du chapitre, c’est que ce pays est un Etat laïc, mais culturellement musulman et qu’il faut donc s’en défier.

Nous n’échappons bien sûr pas à l’antienne du double jeu turc qui serait mené « à ses risques et périls » (p. 55). L’affirmation est tout à fait sujette à débat, mais ce qui laisse pantois c’est l’exemple pris par Frédéric Encel pour illustrer son propos sur le sujet, c’est-à-dire « le refus de passage de troupes américaines vers l’Irak, cible de la grande coalition réunie par George W. Bush contre Saddam Hussein » (p. 55). Passons sur le terme de « grande coalition », dont nous laissons la responsabilité à l’auteur, mais la logique induite conduit-elle M. Encel à considérer que la France ou l’Allemagne ont elles aussi mené un double jeu ? Si l’on comprend bien, le « double jeu » c’est lorsqu’un pays s’oppose à des interventions militaires unilatéralistes, sans aucun mandat international de l’ONU… Cela fleure bon une forme de néoconservatisme à la française dont notre auteur semble enfourcher les thèses…

La tragédie de la ville de Kobané en 2014 nous vaut aussi quelques lignes moralisatrices (p. 54) - que l’on aurait aimé au passage lire sous la plume de Frédéric Encel lorsqu’un déluge de fer et de plomb s’abattait sur la population de Gaza en 2008-2009, 2012, 2014 - où il est reproché à la Turquie de n’être point intervenue. La musique est plaisante mais deux questions à ce propos. Avec quel mandat la Turquie aurait-elle pu intervenir militairement ? Que les puissances occidentales, toujours promptes à décliner leurs conseils, voire leurs exigences, ne l’ont-elles fait ? Bien sûr cet épisode de Kobané pose le problème de la gestion de la question kurde par les autorités turques. C’est un autre débat, principal défi posé à la société turque, ce qui n’autorise pas à dire n’importe quoi. Pourquoi affirmer que parmi les « angoisses absolues » des dirigeants turcs figure « la montée en puissance d’une nation kurde unifiée » (p. 53). C’est faire peu de cas des divisions profondes qui affectent les différentes composantes de la population kurde et la rivalité farouche qui oppose les Kurdes d’Irak incarnée dans la Parti démocratique du Kurdistan d’Irak de Massoud Barzani et la mouvance regroupée autour du PKK. Ces éléments structurants sont passés par perte et profit par Frédéric Encel.

En réalité, ce chapitre - mais le reste de l’ouvrage est du même acabit - constitue l’expression d’une volonté de plier la dure réalité des faits à un point de vue idéologique dissimulé et dont il convient de comprendre le ressort. L’aspect vite fait bien fait du texte, le ton badin, mais sûr de lui, la répétition de soi-disant évidences ne doivent pas nous empêcher de saisir sa logique. Le titre du chapitre « Avoir le sens des priorités. Ou comment éviter d’échouer sur tous les fronts » nous fournit une précieuse indication. En réalité, il a deux fonctions.

Agiter tout d’abord les peurs fantasmatiques à l’égard d’un pays présenté comme « puissance musulmane » et dont Frédéric Encel considère qu’il représente donc un danger pour Israël. Pour ce faire, il n’hésite pas à dissimuler des faits essentiels. Ainsi notre auteur, qui aime à se présenter comme un universitaire spécialiste des questions internationales, semble plus prosaïquement un inconditionnel défenseur de la politique israélienne. C’est finalement son droit le plus strict, mais il serait plus honnête de l’assumer plutôt que de le dissimuler par des omissions à répétition. Mais le procédé est probablement nécessaire lorsque l’on dirige la Chaire franco-israélienne de relations internationales de la TAL Business School, sise à Tel Aviv. Quel crédit accorder alors à ces quelques lignes ?

D’une façon plus globale ensuite, on comprend aussi que Frédéric Encel a quelque difficulté à admettre que, désormais, les Etats dits émergents, fussent-ils culturellement musulmans, revendiquent un rôle actif dans le champ de relations internationales et que, pour sa part, la Turquie, déploie une politique extérieure à 360 degrés, ce qui bien sûr induit de nombreuses difficultés dans sa mise en œuvre.

C’est ainsi, les paradigmes qui ordonnent les rapports de forces internationaux se sont modifiés et les puissances occidentales ne sont plus en situation de dicter leur volonté au reste du monde, n’en déplaise aux nostalgiques de l’ordre ancien. Les spécialistes des relations internationales seraient bien fondés de le saisir.

[1] Frédéric Encel, Petites leçons de diplomatie – Ruses et stratagèmes des grands de ce monde à l’usage de tous, Autrement, Paris, 2015.

[2] Pour mémoire, et de façon elliptique, le pantouranisme fut un projet politique conçu à la charnière des XIXe-XXe siècles visant à l’unité des peuples turcs en un seul Etat.

[3] Pour ceux qui s’intéressent à cette période voir Didier Billion, La politique extérieure de la Turquie – Une longue quête d’identité, Paris, L’Harmattan, 1997.

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