Nouvelle Donne et partage de souveraineté

Le bilan des élections européennes à gauche est catastrophique. En additionnant toutes les forces de gauche , on arrive à peine à 33 %. Dans ses 33%, certains tiennent un discours sur la souveraineté française qui me semble ahurissant.

Le bilan des élections européennes à gauche est catastrophique. En additionnant toutes les forces de gauche , on arrive à peine à 33 %. Dans ses 33%, certains tiennent un discours sur la souveraineté française qui me semble ahurissant.

Le 26 mai 2014, au lendemain d'un scrutin calamiteux pour son parti, le PS, François Hollande clame haut et fort la "grandeur de la France" et bombe le torse en expliquant les mesures qu'il compte imposer lors du conseil européen du 27, entre autres: la reprise de la croissance en zone euro.

C'est pitoyable!

Thomas Piketty et les signataires du Manifeste pour une union politique de l'euro: http://pouruneunionpolitiquedeleuro.eu/ ,explique de manière magistrale qu'il n'y aura de relance acceptable par les Allemands qu'à la condition d'une intégration approfondie en zone euro .

Les Etats qui participeront à ce pas considérable dans la construction européenne devront partager leur souveraineté encore un peu plus.

C'est déjà le cas pour les budgets avec le pacte de stabilité et de croissance.

Le drame des élections européennes en France, c'est qu'aucun parti n'a le courage de faire campagne sur l'absolue nécessité de partager notre souveraineté dans de nombreux domaines, de tenir un discours de vérité sur le ridicule que représente aujourd'hui, dans le monde ouvert, "la grandeur de la France" !

Nouvelle Donne qui vient de faire son entrée dans le cercle des partis progressistes a trop tardé à soutenir clairement le Manifeste (voir mon billet précédent)

Avec un peu plus de 3% des voix en 6 mois d'existence, le score de ND est honorable mais un positionnement plus crédible sur les solutions de sortie de crise en zone euro, lui était possible, de par la fraîcheur du mouvement.

Nos dirigeants ,Merkel  et Hollande, n'auront peut être pas d'autre choix dans les semaines à venir, que de redessiner l'Union entre une grande zone de commerce, avec la Grande Bretagne comme tête de pont et une nouvelle union politique pour ceux qui le souhaitent dans la zone euro.



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