La Suède un exemple?

Le ministre de la santé suédois a toujours été contre le confinement et il est soutenu par 90% de la population.

La Suède n’a pas confiné, elle est au même niveau que le France par rapport aux morts. Chiffre ramené au nombre de morts par habitant.

Le ministre de la santé suédois a toujours été contre le confinement et il est soutenu par 90% de la population.

Pas confinée, pas complètement, on a considéré le peuple suédois comme adulte, donc les Suédois sont rentrés chez eux et se sont donné des règles. L’avantage dans ce pays est que l’école n’a pas été fermée, l’économie a continué à fonctionner.

En France et en Allemagne on a confiné. Pour ce faire les états se sont appuyés sur des lois liberticides. Il est normal à un instant donné de déclarer l’état d’urgence, il n’est pas normal en revanche que ces lois durent plusieurs mois. Le gouvernement peut prendre n’importe qu’elle décision sur la liberté de ses concitoyens sans avoir à consulter le parlement, nous ne sommes plus en démocratie.

Une commission parlementaire française met en évidence le manque de réaction du gouvernement face au virus en Janvier, ce qui a abouti à de nombreux morts en Mars, Avril. Le bilan du nombre de morts qui augmentait forcément car c’était un cumul, nous était annoncé tous les soirs. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais en ce deuxième confinement nous n’avons plus ces rapports ils se sont aperçus qu’ils étaient anxiogènes et contre productifs.

En ce moment, en France et en Allemagne un climat d’anxiété plombe les gens autant enfants qu’adultes. Les enfants deviennent méfiants et sont près à la délation vis à vis de leurs camarades. Ils subissent un traumatisme qui sera long à disparaitre.

Reviendrons-nous à une vie normale après cette épidémie, pas sûr car le temps long de cet état d’urgence laissera des traces. Même le droit de critiquer la gestion de l’épidémie est considérée comme un délit alors que donner son avis n’est pas forcément contre la loi, quoique la loi d’urgence on ne la connait pas vraiment. Nous devrions pouvoir débattre sereinement dans un pays démocratique.

En Suède il y a la paix, même les partis de l’opposition se sont interdits toutes critiques pendant les premiers mois.

Le prix à payer de cette épidémie ne sera pas seulement économique, mais un traumatisme qu’un peuple n’avait pas connu personnellement depuis longtemps.

Confinement ou pas n’aurait pas dû être la question, dans une gestion de crise le confinement doit être l’ultime solution et non la seule. Heureusement des pays nous l’ont prouvé.

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