Comme un enfant, je mets la pagaille
Je fais le coq, l'âne, le buffle et le lézard
Je dis je tant de fois que le jeu m'enjoue
Et en plus je rime quand cela me va.
J'aime pas les règles, les droites, les carrefours.
J'aime trop Renaud pour lui ruiner sa chanson ;
J'ai mal et j'ai zarbi dans mon corps d'adulte ;
Mais il faut s'y mettre, alors va pour inculte.
Je kiffais les fenêtres et les radiateurs ;
J'affectionnais les joints, les demis de bière ;
Je m'amusais avec le dessin et les flippers ;
Mais le labo de physique me faisait manquer d'air.
Aujourd'hui, j'écris ma vie en vers blancs,
Car je n'ai plus le temps de désespérer,
Désespérer des connards qui se baladent en costard,
Et je publie ma prose en due forme sur Mediapart.
Comme un enfant de deux continents, j'avance.
J'ai l'Amérique latine qui parfois me donne espérance ;
J'ai la France, qui me fait peur, lumières éteintes ;
Pourtant, Louise seule sait comme les étreintes…
Allez, comme un môme nerd et hyperglycémique,
J'entourloupe ma fatigue de vioque hyper-alcoolique.
Et je dis : que ma strophe soit, et qu'elle soit épique,
Que ma strophe en impose du pont de vue poétique,
Qu'elle en impose aussi à L'Occident maléfique.
N'étant pas moi-même un ange, faiblesses hérétiques,
Et comme il me reste un peu de mana dans mes statistiques,
Un peu de pain sur mon bureau bordélique, stratégique,
J'aimerais, avant de finir, faire de la pub pour le Monde Diplomatique.