Mais le propos fondamental de ce billet d’humeur est l’aveuglement et la surdité, pour ne pas dire la couardise de nos politiques envers la résonance de ce média.
Voilà, j’ai possiblement résolu l’équation aporétique qui me démangeait le ciboulot : fatigué de ne pas être en mesure de communiquer davantage avec la communauté Mediapart, ridiculement frustré à la vue du peu de recommandations auxquelles mes dessins et mes billets ont droit, agacé par le partage d’écran entre le journal proprement-dit et le Club, agacé par mes penchants amoureux pour certain(e)s, sinon toustes, les journalistes qui bossent ici, je mets le holà, je dis Diego, un, tu n’es pas bisexuel à 100%, et deux, c'est seulement la faute de Macron si tu n'as plus rien à te caler sous la dent et que tu écris des incohérences. Je te le répète, cher Moi, tu n'es pas complètement bisexuel.
Mon esprit est déjà avec ZX82, déjà conséquemment instrumentalisé dans ma prose, et je me sens maintenant obligé de faire semblant d’avouer que je fume et bois pendant que j’écris, priant ferme pour que ça contribue conséquemment à mon style. À rechercher.
Eurêka. Bruno Le Maire et Patrick Pouyanné liront ce texte, sans une virgule, sans un point sur les i modifiés, et je pourrais alors dire à mes potes « Les gars, vous voyez, la fume, la tise, les jeux, la vitesse, c’est bien, mais à Mediapart, on peut fumer, tiser, jouer et affirmer l’Anarchisme sans qu’un prof, père, président, pape, patriarche, psychiatre, PDG, pendule ne vienne te taper sur les doigts et le système.
Atarox 22 vient de me raccrocher au nez ; je file chez ZX81. J’ai raté mon numéro.