Soit ; je suis sous traitement
Soit ; ça me laisse apathique
Mais je décide solennellement
En ce dimanche ensoleillé
De mettre mon rêve en marche
Soit ; c’est ici la pagaille
Soit ; mon esprit aussi est confus
Mais je livre la bataille
Pour faire tomber mon diagnostic
Un revenu, la fille de mes rêves,
Et, si possible, le gouvernement.
Indécent, mon estomac fait de la musique.
Je me console en pensant au repas des politiques,
Des patrons, des chefs d’entreprise énergiques
Qui affament, invisibilisent, fragilisent, pragmatiques.
Qui emprisonnent, internent, expulsent, héroïques.
Qui paradent devant les caméras du beauf extatique.
Qui déposent leur fiente sur les réseaux d’extrême droite.
Peut-être pas l’ère de l’individu fait d’un seul bois,
L’identité fragmentée, le spectacle divertissant de la débilité,
Débile, notre Président, débile, BFM Tv, obscène le vol du sens et de la vérité.
Obscène Europe, États obscènes, non, jamais clivés.
Mes parents anthropophages auront apprécié.
Les Arabes aussi, apprécient l’authenticité.
Vampire, Bête décérébrée, monstre bien habillé.
Je reviens à ma décision et à mon bazar.
Désormais, plus une seule chose ne tombera de ma main,
Je finis cette journée dans un lieu propre et rangé.
Je finis ce poème avec une pensée pour Clémentine Autain.