Me voilà de retour au bercail
Fait poussière
Et pour qu’il y ait reconstitution
Pour que je puisse me regarder dans une glace
Même si ça me coûte et me fait mal
Même si je dois y passer une plombe
Je dois, maintenant que je peux
Maintenant que je ne suis plus sous emprise
Répondre à F, mon beau-père
Rien, je ne pense rien de l’état du monde
Et même si je devais en penser quelque chose
Je me verrais bien infoutu de l’exprimer
Non, le Parisien n’est pas un excellent journal
Non, Macron n’est pas un excellent président
Non, Bayrou n’est pas exemplaire non plus
Non, le Figaro n’est pas un très bon quotidien
Et, si, Mediapart a bien quelque chose à dire
Oui, oui, Trump est un clown, bien vu
Mais un clown criminel, que je sache
Non, je ne te présenterai plus mes amis, ni mes amies
Et si, je travaille, j’écris, je dessine, je range mon logis
Je fais des rimes, je frime, mais cela ne te concerne pas
Oui, oui, tu sais beaucoup de choses, et ton expérience
Oui, oui, tu m’expliquera, tu me diras le comment et le pourquoi
Lorsqu’on entre dans une boutique, lorsqu’on entre dans une galerie
Lorsqu’on entre dans le métro, j’ai honte de ta dégaine morose
Sale, grise, poussiéreuse, fripée, et de ton français si approximatif
Voilà, j’ai la dalle,
Voilà, on se voit le 16,
Voilà, ma psy et toi,
Voilà, mon fils, quoi ?
Voici. C’est fini