La femme idéale

[Madame Haas, collaboratrice de Monsieur Hamon, éduque Mme Vallaud-Belkacem, chapelle S. Royal et porte parole du gouvernement pendant que le féministe Valls, écurie DSK, valorise les femmes Roms. C'est pathétique. Encore un couac du gouvernement. Il aurait dû faire appel à l'agence de Mme Badinter, féministe de renommée mondiale.

Notre modeste contribution suit. ]

La femme idéale

Une femme ? c’est quoi une femme ? Pour Jean-Luc Godard « une femme est une femme ». Bof, une tautologie.

Pour le savoir, nous, cadres supérieurs dynamiques européens de niveau international, nous devons procéder par des méthodes analytiques, outil de travail scientifique par excellence.

1. Ma femme est ma secrétaire. Mes contacts, mes appels téléphoniques professionnels « c’est qui Christelle ? », mon agenda, sans oublier l’EDF. Il faut bien qu’il y ait partage des tâches. Fidèle secrétaire.

2. Ma femme est ma confidente. Cafards, solitude de la recherche, dépression, « je n’arrive pas à résoudre la conjecture de Riemann en ce moment ». « Tu sais ma chérie, c’est à cause des voitures qui brûlent ; cette racaille m’empêche de réfléchir ». Confidente attentive hors pair.

3. Ma femme élève mes enfants. Oui, enfin, avec la jolie nounou, mon étudiante polyvalente. Elle est copine de ma fille. Comment ? Ne soyez pas désobligeants.

4. Ma femme est ma maîtresse. Ecoutez, je mets au défi qui que ce soit pour me dire comment faire pour attaquer les grandes conjectures de mon niveau sans avoir un moyen d’élimination de toxines. « J’aime aussi le sport, mais ce n’est pas pareil ». Et puis, notre sexualité est bio.

5. Ma femme est ma cuisinière. L’autre fois, la femme cultivée du directeur de la revue “Acta arithmetica” était jalouse de ma femme. « La ratatouille bérichonnne de Claudine est plus savoureuse que les abats (sic) de Catherine Millet ».

6. Ma femme a de la “surface”. La bonne étoile a fait que ma femme - la loi des probabilités, vous savez - a de quoi nous assurer une demeure paisible loin de la cohue même si la révolution éclate en plusieurs endroits simultanément sur la planète. Je préfère place des Vosges. Je le vaux bien. C’est ma faiblesse démocratique.

J’ai des principes. Je suis contre le voile à l’école mais la question ne se pose pas pour ma fille chez les ursulines de l’école Sainte Ursule Louise de Bettignies. Je suis contre la violence faite aux femmes par les beaufs de droite. Nous à gauche, nous sommes civilisés ; nous savons bien positionner le curseur entre séduction et harcèlement.

J’adore ma femme comme ma voiture 16 cylindres en W mais ce n’est pas pareil.

 

[Les commentaires seront fermés s'ils sont défavorables (jurisprudence du théoricien de la maîtresse de Heidegger). Je déteste les discussions, car elles peuvent me faire changer d'avis. Madame Géraldine je vous laisse le soin de supprimer tout commentaire insultant et je vous prie d'archiver et indexer mon oeuvre.]

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