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Billet de blog 29 avril 2012

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DSK côté pile

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Laissez DSK là où il est.
Les gardes roses

Un sarkocompatible fêtait son « anniversaire » (privé) dans un bar de la capitale le samedi soir 28 avril. Il avait invité Royal, Valls, Moscovici et DSK.

En apprenant l’arrivée de DSK, les trois futurs dignitaires du président Hollande, Royal-Valls-Moscovici, la personnalisation de la morale en politique, seraient repartis aussitôt et ne l'auraient « pas croisé ». Un journaliste était là !

« Dire que j'aurai rencontré Dominique Strauss-Kahn à cette occasion serait diffamatoire », a prévenu Mme Royal. « Je suis allée dans ce bar avec ma fille fêter l'anniversaire de Julien Dray, nos enfants sont amis, mais je ne savais pas que Dominique Strauss-Kahn était également invité. En l'apprenant, nous sommes tout de suite reparties et nous ne l'avons pas croisé », a-t-elle ajouté, en soulignant que M. Valls en avait fait autant. Elle a jugé « inadmissible » que Julien Dray ne lui ai rien dit avant.

François Hollande, candidat de substitution, affirme que DSK n'est « plus dans la vie politique française et n'a pas à y revenir de quelque manière que ce soit jusqu'à ce que cette campagne se termine ».

Présumé innocent, jamais condamné, mis hors de cause par la justice américaine, aimant les femmes et Israël, adoré par sa femme et sa famille, toujours membre du Parti Socialiste, homme du consensus national, Dominique est-il infréquentable ? Le rencontrer dans un anniversaire privé est-ce un délit ? Badinter, Veil, Lang, BHL, Kahn, Dray, Moscovici, Sabban sont témoins de moralité et de qualité intellectuelle de l’ex futur président de la République. Pourquoi cette haine ? Pourquoi cette intolérance ? Pourquoi cette cruauté ?

L’explication la plus pertinente est celle du grand philosophe BHL : Le robespierrisme.

« C’est un mot pour dire la façon qu’avaient les terroristes de l’époque de s’emparer d’un homme de chair et de sang ; de le déshumaniser en le transformant en un symbole abstrait ; et, dans la peau de ce symbole, de coudre tout ce dont ils avaient décidé de purger la société d’ancien régime ».
« Le robespierrisme a toujours fait bon ménage avec le barrésisme [...] Et je précise, pour que les choses soient claires, que je ne pense pas qu’elle [l’affaire Dominique Strauss-Kahn] ait eu grand-chose à faire avec cette religion mondiale qu’est l’antisémitisme. »

Ils ont tous oublié le jour de mai 2010 où Michel Rocard, collaborateur « technique » de N. Sarkozy, annonçait l’entrée en campagne de son héritier DSK : « On peut penser, comme citoyen du monde, qu’il y aurait un intérêt à ce que Strauss-Kahn reste à Washington parce que la mission n’est pas terminée. Mais face à la résistance politique des banques, entraînant un repli des états comme USA, Allemagne, Japon, il vaut mieux rapatrier Strauss-Kahn et qu’il puisse agir à travers l’écoute dont bénéficie encore la France sur la scène internationale ».

Dans la pièce « L’anniversaire », Harold Pinter décrit la violence qui se dissimule sous le vernis de la sérénité de la petite bourgeoisie.

Julien Dray est né un 5 mars, DSK un 25 avril !

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