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Billet de blog 5 janv. 2013

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Monnaie et crédit, en faire des biens publics à l'échelle mondiale

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les crises de l'envergure de la crise systémique qui ébranle aujourd'hui les fondations du capitalisme mondialisé, dans ses formes exacerbées de sur-financiarisation et de marchandisation des échanges humains, peuvent constituer des opportunités pour oser des propositions de transformations salutaires pour refonder le système.

La monnaie et le crédit sont les deux faces d'une pièce maîtresse, devenue le moyen principal d'échange des biens et des services, dans un monde globalisé, formaté par les intérêts des détenteurs et manipulateurs du Capital et de ses multiples lobbys et serviteurs : grandes fortunes de renom, sociétés multinationales, Etats puissants et leurs organisations intergouvernementales aux ordres (OIG), organisations non gouvernementales (ONG) à rayonnement international, directoires agissant dans la plus grande opacité. D'illustres personnages, institutions et organisations des constructions démocratiques qui règnent sur le monde occidental avec une farouche volonté de s'étendre au reste du monde.

En cette phase de libéralisme triomphant, monnaie et crédit échappent en cette phase de libéralisme triomphant à tout droit de regard ou de recours des citoyens. Leur gestion est progressivement privatisée. L'essentiel des échanges se fait aujourd'hui dans des paradis fiscaux plus florissant que jamais, dans les bourses aux pratiques spéculatives spectaculaires ou en d'autres formes plus ou moins opaques, toujours par l’intermédiaire d'institutions financières et bancaires sous domination d'intérêts privés.

Pourtant, d'autres formes d'échanges ont existé et perdurent encore, bien qu'en perte de vitesse avérée, face aux grands groupes financiers et bancaires. L'économie monétaire et bancaire publique brade ses actifs aux intérêts privés dans des opérations de privatisation sur un marché de dupes. Plus grave encore, les opérateurs de statut associatif - coopératives, mutualités unités autogérées, se délitent dans un puissant processus de domination des grands groupes privés.

Le gigantisme triomphe par voies de pratiques spéculatives de fusions/acquisitions  dans une optique de recherche de profits et de sur-profits, au détriment de l'économie réelle, de l'emploi et des relations de proximité, de solidarité et de coopération entre producteurs et consommateurs de biens et de service.

A vouloir s'impliquer dans des luttes pour changer ce monde sans espoir de durabilité pour la majorité des populations humaines, les batailles vitales et urgentes portent sur le remplacement de ce capitalisme destructeur, de ce libéralisme déshumanisant. Le premier domaine de transformation se réfère à l'impératif de soustraire la monnaie et le crédit des compétences de l'économie privée et d'en faire des ''Biens publics à l'échelle mondiale'', d'en faire une arme puissante qui s'imposera par la force des citoyens conscients et responsables, du global au local.  

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