Cour pénale internationale : la grande désillusion

 La CPI contribue à la grande confusion dans la configuration du monstre onusien. L'Union africaine (UA) organisera un sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement, les 11 et 12 octobre à Addis-Abeba. Parmi les points à l'ordre du jour figurent les relations du continent avec la Cour pénale internationale (CPI).

 La CPI contribue à la grande confusion dans la configuration du monstre onusien. L'Union africaine (UA) organisera un sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement, les 11 et 12 octobre à Addis-Abeba. Parmi les points à l'ordre du jour figurent les relations du continent avec la Cour pénale internationale (CPI).

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20131003170757/cpi-kenya-justice-union-africaine-justice-internationale-ua-les-relations-avec-la-cpi-au-menu-d-un-sommet-extraordinaire-a-addis-les-11-et-12-octobre.html

 Il fallait s'y attendre, les relations exécrables du continent africain avec la Cour pénale internationale (CPI) ont fini par exploser au grand jour et en termes diplomatiques on annonce un débat lors d'un Sommet programmé pour la semaine prochaine à Addis-Abeba. Il est même question dans les papiers préparatoires de résolutions qui circulent d'un possible retrait collectif des Etats africains de cette institution onusienne d'injustice et de mépris à l'égard principalement des responsables africains, qui plus est de préférence de couleur.

Certes, ce ne sont pas les pays francophones encore sous domination de la mère patrie de l'époque coloniale encore si vivace qui ont pris l'initiative d'une telle réaction sans précédent dans les milieux diplomatiques et onusiens, mais les pays anglophones dont le Kenya dont les autorités restent outrées par la poursuite du Président Uhuru Kenyatta et du Vice-Président William Ruto, poursuivis par ce triste organe d'une soi-disante justice pénale qui n'osera jamais incriminer des chefs d'Etats occidentaux ou arabes du Golfe ou d'ailleurs, même lorsqu'ils ont pu mener une guerre destructive en Irak ou en Libye en se fondant sur des arguments peu convaincants, lorsqu'il ne s'est pas s'agit de mensonges d'Etat !

Créée en 1998 et opérationnelle depuis 2002, cet épouvantail, au lieu de consolider les fondations branlantes d'une ONU décriée, d'un Conseil de sécurité misérable dans son omnipotence, ou d'une Cour internationale de justice grotesque, aura au moins une utilité salutaire d'ébranler la nébuleuse onusienne pour enfin laisser place à une autre architecture de relations multilatérales dignes des enjeux du XXI ième siècle avec une priorité absolue à l'état de paix et de sécurité collectives et à la condamnation des guerres d'ingérence, des guerres punitives et autres guerres d'un triomphalisme enfantin et malsain.Une nouvelle organisation mondiale qui proscrit la guerre en quel que lieu et pour quel que motif que l'ordre avec une nouvelle définition des responsabilités et des tâches entre cette jungle d'organisations, de fonds et de programmes indisciplinés, qui répartit mieux les sièges de ces institutions dépoussiérées sur l'ensemble des continents et sous-continents en favorisant si possible des implantations dans les pays les plus pauvres et les moins pourvus. 

 

 

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