Espionnage d’État et impuissance de l'ONU

 Les droits de l'homme hors courseMondialisation et globalisation transforment les conditions de vie des citoyens dans une course folle entre acteurs et sujets que questions de guerre, de paix, de liberté, de justice, d'égalité ou de fraternité entre femmes, hommes seniors et jeunes unis par un même destin de cohabitation pacifique et de progrés partagé.

 Les droits de l'homme hors course

Mondialisation et globalisation transforment les conditions de vie des citoyens dans une course folle entre acteurs et sujets que questions de guerre, de paix, de liberté, de justice, d'égalité ou de fraternité entre femmes, hommes seniors et jeunes unis par un même destin de cohabitation pacifique et de progrés partagé. Droits de l'homme et droits humains qui régulent les situations de conflits entre et inter-étatiques, ont connus des avancées significatives depuis l'institution de l'ONU après la Seconde Guerre mondiale, avec des dizaines de Déclarations internationales, de Conventions, d'Accords, de Protocoles et la mise en place de Commissions, de Conseils, d'Agences, de Fonds et de programmes dédiés. Mais les rapports de force des parties prenantes déclarées ou supposées, ne cessent de s'obscurcir et de se détériorés entre les Etats qui sous-traitent leurs prérogatives même dans les domaines de souveraineté, les sociétés et entreprises transnationales hors contrôle, et la société civile, dans un rôle de visibilité dans la plus grande impuissance.

L'état de droit n'est jamais chose acquise et dépend d'une multitude de variables qui peuvent sembler l'affecter en périphérie, mais qui en réalité peuvent l'ébranler dans ses fondements. Etats, sociétés, entreprises transnationales, les lobbys et médias aux ordres planifient, programmes, construisent des stratégies et anticipent et orientent en leur faveur les effets des avancées des sciences et des technologies. Les populations, surtout en situation de crises latentes ou avérées comme c'est le cas présentement tentent de survivre dans un comportement de fatalisme, de rempli sur soi en attendant des jours meilleurs.

 Quelques 500 leaders du monde de la science, de l'art, de la culture ou des médias ont signé une pétition implorant l'ONU à s'impliquer sans tarder, pour dénoncer l'usage d'Internet par les Etats à la tête desquels les Etats unis d'Amérique, le maître incontestable du monde d'aujourd'hui dans l'extravagance à vouloir espionner l'humanité dans ses faits et gestes et à juger souverainement et unilatéralement, les bons des méchants. Les signataires rappellent simplement l'un des fondements des principes démocratiques, celui de l'inviolabilité de intégrité des individus car tout individu mis sous surveillance non motivée et contrôlée est un individu privé de sa liberté et que toute société sous surveillance peut se considérée comme hors du champ de la démocratie au sens occidental du terme. Cela traduit un recul sans précédent des droits de l'homme puisque chaque citoyen devient du fait du prince, le Président étasunien qui a porté tant d'espoir lors de son élection, un suspect , bafouillant ainsi un autre pricipe fondateur des droits de l'homme celui de la présomption d'innocence.

La pétition appel à l'adoption d'une Charte des droits numériques pour faire reculer un diktat abusif et inacceptable d'un Etat aux appétits suicidaires de domination et d'asservissement des peuples. Une nouvelle forme d'impérialisme adapté à l'heure des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Il semblerait de tous les Etats occidentaux qui comptent, c'est en France que les médias ont le moins rendu compte de cette pétition et des danger qui vont affecter les populations du monde entier, y compris la population étasunienne. Mobilisons nous tous pour l'adoption d'une Charte internationale des droits numériques qui interdise et qui sanctionne les atteintes à ces droits qui devraient s'imposer dans le cursus des droits de l'homme acquis ou à conquérir .

 

 

 

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