Un Focus Québec exceptionnel à DOC-Cévennes - 17e festival de Lasalle

Un Focus Québec comptant pas moins de 12 films, 9 invités québécois et 1 atelier pendant le Festival international du documentaire en Cévennes, du 9 au 12 mai 2018, labellisé depuis cette année France-Québec !

Label France Québec © CNC Label France Québec © CNC

C’est avec un grand honneur et un grand plaisir
 que nous affichons le nouveau label « FRANCE-QUÉBEC CNC-SODEC » qui vient de nous être attribué. Cette labellisation reconnaît :
« les festivals de cinéma qui mettent en valeur des œuvres issues de la France et du Québec en plus de valoriser la programmation franco-québécoise ».

Et si l’existence même d’un festival du documentaire à Lasalle en Cévennes était liée au cinéma documentaire québécois ? A première vue, cela peut sembler exagéré, car notre Focus Québec n’en est qu’à sa 5e année d’existence. Et pourtant! C’est Michel Brault, jeune technicien de l’ONF (Office National du Film) à Montréal, qui fait découvrir aux réalisateurs Français le cinéma documentaire tourné en son synchrone. D’abord il collabore, en 1960, avec Jean Rouch et Edgard Morin, pour réaliser l’image de Chronique d’un été, qui sera le point de départ d’un genre qui s’autoproclamera « cinéma vérité ». L’année suivante, il devient également opérateur pour Mario Ruspoli qui réalise en Cévennes lozériennes les deux premiers films se réclamant en France du « cinéma direct » : Les inconnus de la terre, sur les paysans isolés, et Regard sur la folie, sur les patients de l’hôpital de St Alban. Ainsi, tant par le lien de filiation avec Jean Rouch, symbolisé par l’implantation des Ateliers Varan à Lasalle, que par le positionnement géographique en Cévennes, territoire pionnier du documentaire moderne en France, la présence du Festival du documentaire à Lasalle n’est pas totalement le fruit du hasard.

Voilà donc plusieurs années que le festival de Lasalle entretient avec le Québec un rapport particulier. Et, comme dans toute relation, la beauté réside dans la réciprocité. Si l’initiative était cévenole, la générosité québécoise a fait le reste : Michka Saäl et Richard Brouillette sont devenus deux Ambassadeurs infatigables du festival dans la Belle-Province, mais aussi de précieux conseillers artistiques pour découvrir des cinématographies qui ne nous étaient pas encore familières. Car, depuis Michel Brault, de l’eau a coulé sous le pont Jacques Cartier. Une porte a été ouverte en considérant le documentaire comme une œuvre d’art qui engage un imaginaire, une sensibilité, une relation, une vision et une écoute. Et c’est toute une cinématographie à la fois singulière et polymorphe, que représente aujourd’hui le documentaire québécois. Nous avons donc pensé, cette année, le cœur de notre programmation autour d’un hommage à notre regrettée Michka Saäl et d’une « carte blanche » aux RIDM (Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal).

1- FOCUS RIDM : Carte Blanche à Bruno Dequen, directeur de la programmation, qui présentera quatre films et réalisateurs invités (dont 2 en Première française):

Destierros (2017) de Hubert Caron-Guay

La rivière cachée (2017) de Jean-François Lesage

Manic (2017) de Kalina Bertin

Primas (2017) de Laura Bari

 

2 - HOMMAGE A MICHKA SAÄL : Quatre films et invités, ainsi qu'un atelier autour de Michka Saäl "Films en courts / Film retrouvé"

Loin d'où ? (1989)

L'arbre qui dort rêve à ses racines (1991)

Prisonniers de Beckett (2005)

A Great Day in Paris (2017)

 

3 – Trois autres « Premières françaises » : Trois films et deux invités québécois

Minoritaires (2017) de Simon Gaudreau

Les dépossédés (2017) et Dépossession (2018), diptyque de Matthieu Roy, présenté par Richard Brouillette, co-producteur.

 

 

Trois articles détaillant cette programmation suivront dans la semaine!

 

 

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