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L'AUTEUSE ou l'ôteuse ? je plais-ante ...

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Billet de blog 12 mars 2016

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et les commères enragent

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bon plus t'as de responsabilités plus t'es con(s)cerné, en principe 

ma puce me raconte souvent que dans la clinique où elle bosse les infirmières passent le temps elles à la chercher avec des remarques sur les lesbiennes qu'elles paraissent trouver intelligentes, fines et très légères (leurs allusions), un peu comme le big patron de gériatrie dont je vous ai encore causé hier se pensait un grand humaniste - bon, évidemment elles ont un gros doute rapport à elle, dans ce cas-là on peut cons-se-voir que de la taquiner toutes les deux secondes depuis des années avec ça ça les occupe agréablement et sans trop se fatiguer puisqu'en règle générale elles lui tombent dessus en groupe avec leurs sous-entendus dégueulasses réglés comme du papier à zizique militaire, et ça les frustre de pas savoir ce qu'il en est, ces frustes - mais sinon ça revient aussi tout le temps sur le tapis ou le lino passé au kärcher et au désinfectant dans leurs éternelles " discussions " à l'hosto ces conneries : par exemple chaque toubib morphologiquement femelle qui ne parle pas chiffons avec l'équipe est et sera suspectée d'en êtreQUELLE HORREUR 😠 - moi perso ça me barberait plus que légèrement de devoir supporter jour après jour service après service d'entendre des grossièretés sur une pratique sexuelle supposée voire d'être invitée à hurler avec les hyènes, ne parlons même pas de les soutenir 

à ce propos ça m'a fait penser ce matin quelle horreur que pendant toutes ces années travaillées à l'hosto les nanas en face ont pas dû en penser certes beaucoup moins de moi, si on peut parler de penser dans ces cas-là, où t'as tout un groupe soudé autour d'une " idée " (qu'elles croient), où elles s'émulent les zunes-les zôtres pour se lâcher sur un bouc émissaire tout trouvé, enfin qu'elles cherchent activement [faut croire que les malades ne leur suffisent pas]; mais figurez-vous que jamais elles ne se sont permis une seule fois d'agrémenter mon service quotidien - voire 24 heures/24, elles en auraient largement eu le temps et l'occase répétée, se relayant et à plusieurs en face - de la moindre réflexion (c'est pareil, pourquoi on parle de réflexions quand il s'agit de goûts et de couleurs ?) sur les pédales les tantouzes les gouines ou même les gouinasses, comme elles le disent si élégamment, et comme elles devaient m'envisager entre elles : si elles te dévisagent bien et beaucoup, voire te surveillent tout le temps et cherchent à te punir, elles te font quand même pas part de leurs conclusions pourtant à tous les coups définitives à voix haute et directement, voyez un peu la force de la hiérarchie - et puis elles doivent aussi penser qu'un(e) toubib c'est intello et que justement ça pense, donc elles osent pas lancer le sujet frontalement, même si basses du front, ce qui fait que finalement c'est elles-mêmes qu'elles insultent quand elles se vautrent dans leurs indispensables ragots salissant tout ce qui ne leur ressemble pas - aaah, les apparences mes cocos !  ça doit tout de même être difficile de se vider de toute sa substance pour avoir une allure conforme et devenir " incritiquable ", ayons quand même une pensée charitable pour tous ces gens qui travaillent tant à se transformer en zombies et suivent le mouvement juste pour " avoir la paix " et se sentir admis par le groupe imbécile qui les détruira quand même au moindre poil qui dépasse (ben ouais, faut tout couper si on veut pouvoir être tranquille 😮) 

de mon côté moi je bossais, c'étaient donc les malades qui m'intéressaient, donc je leur offrais peu de prise c'est vrai, aux infirmières et autres commères - quand les ragots ou simplement te noyer avec elles dans des histoires de chiffons ça t'intéresse pas tu les déçois déjà fortement, forcément 😕

par exemple j'avais une copine interne comme moi, appelons-là P., ou plutôt qui elle remplaçait un(e) interne pour se faire un (tout) petit peu de pognon juste avant de s'installer, donc déjà elle se foutait un peu du boulot, c'était juste alimentaire; elle s'était beaucoup mieux intégrée que moi au groupe et zum Beispiel allait régulièrement les aprèmes voire comme à l'appel d'une invisible trompette militaire boire le thé et les gâteaux dans la chambre de garde d'une infirmière anesthésiste, appelons-la M., qui recrutait exclusivement parmi les jeunes nanas externes & internes de l'établissement, ça lui faisait une cour de petites minettes qui venaient tous les jours se sustenter dans sa chambre donc, et y partager les derniers ragots en vogue, genre se moquer pour la x-ième fois de la même anesthésiste alcoolo qui avait encore commis une erreur monstrueuse ou du même chirurgien macho & caractériel voire total parano qui avait encore raté telle intervention et descendu telle interne à la place (car les machos paranos se défoulent quasi exclusivement sur les nanas, sauf bien sûr si y a d'authentiques homosexuels dans le coin, auxquels cas ils passeraient un sale quart d'heure, mais ils s'en allaient en courant à sa vue, pas folles), devant lesquels d'ailleurs le reste du temps elles s'écrasaient mollement, voire leur faisaient une lèche éhontée - moi j'ai jamais aimé les mouvements de foule, et hors de question d'aller déblatérer sur le compte de ces deux nullards même s'ils me supportaient pas parce que j'étais plutôt du genre à mettre le doigt sur leurs conneries au lieu de leur jurer comme les autres mes grands dieux qu'ils étaient des demi-dieux, assertions auxquelles ils ne voyaient bizarrement que du feu (de ma part ils y auraient jamais cru) - ces deux crétins se sentaient plus rassurés avec ces faux-culs hypocrites leur débitant des fadaises et se frottant à leurs jambes qu'avec moi qui ai fait plus que la gueule quand par exemple ils ont tiré ensemble, elle complètement bourrée et lui émoustillé par la situation, sur une fracture de fémur chez un jeune accidenté en voyant la radio (sans doute pour vérifier), l'expédiant de go en réa puis ad patres 😇

c'était marrant, parce que cette IDE anesthésiste, M. donc, était connue voire réputée pour être aussi nullarde que les deux autres dans son domaine - même si elle se prenait pour meilleure qu'une toubib, c'était d'ailleurs sans doute pour cela qu'elle aimait partager des ragots avec des externes et internes féminines - par exemple quand il y avait un départ SMUR elle avait pour habitude de s'asperger d'eaux mais de toilette et puis de parfums divers puis de s'envelopper longuement de diverses couches de fripes peut-être pour faire bonne impression, cela faisait en fait enrager tout le monde mais devant un tel culot ce tout le monde, devinez, s'écrasait comme de juste toujours comme des chiques molles, P. incluse 

c'est marrant cette con-plaisance dans la médiocrité, et triomphante : comme s'il y avait une gloire à saboter le boulot, voyez - celui qui travaille le plus mal possible sert presque d'exemple aux autres, ce serait comme s'il était une forte tête, voyez, quelqu'un de culotté, alors qu'en général, ces gens-là ont rien dans la culotte 

moi je m'étais pas couchée mais j'étais allée frapper à la porte et à coups redoublés chez M. une nuit qu'on avait intercepté, presque par hasard mais mon collègue était fine mouche, un appel paniqué des pompiers laissant présager non seulement une urgence, mais une catastrophe : le pompier pour une fois au lieu de nous crier dessus ou de rigoler dans l'appareil avait une voix étranglée blanche et tremblante, on le voyait presque trembler à travers la membrane de la radio, j'ai pas aimé ça - même si en règle générale aussi les messages de pompiers sont inaudibles : tu sais pas s'ils t'appellent pour prendre les mensurations d'un pendu, ou pour venir rigoler avec eux d'une TS, ou si c'est un carambolage avec des encore vivants dedans, et en général tu sais même pas d'où ils t'appellent ni où tu dois aller, bref, TU TE DÉMERDES 

pendant que mon collègue masculin essayait de se débrouiller à localiser déjà l'appel, oui, brouillé aussi, et ensuite de sa voix mâle et rassurante de faire cracher les coordonnées du lieu où il se trouvait au soldat du feu complètement dans le brouillard, j'ai foncé moi pressée d'y aller vers la chambre de M. avec laquelle je devais travailler en tandem sur les éventuelles sorties SMUR : là, on y était, c'était maintenant et pas dans 60 ans, âge duquel elle s'approchait dangereusement, et même si je savais que les autres voyaient de loin avec une immense indulgence ses pomponnages de parfois paraît-il un quart d'heure, moi j'étais là pignant devant sa chambre, et j'ai frappé et frappé mais sur sa porte, et voyez-vous, j'ai eu presque dans l'idée à force de la sortir de sa piaule manu militari, mais elle a dû le sentir et est sortie finalement avec un air de grande majestueuse déesse outragée que l'on a osé(e) perturber dans des affaires terriblement importantes 😚

cette fois-ci encore il s'agissait d'une gamine qui s'était suicidée mais du coup elle était vraiment totalement morte; toutefois, comme déjà dit, on pouvait pas le savoir d'avance, ça aurait pu être urgent quand même avec ces pompiers qui systématiquement te hurlent dans la radio, t'aboient et te piaillent dessus en même temps avec le maximum de décibels de leurs voix fortes, mâles et tonitruantes à chaque fois invariablement quelque chose du genre " ALLO LE SMUR VOUS VENEZ !!! IL FAUT VENIR !!! ON VOUS APPELLE, ALORS VOUS VENEZ ! " et puis qui te raccrochent quand tu écoutes ou mieux, balancent l'appareil ensuite contre la paroi de leur camion 

le mec pour une fois ne s'étant pas contenté de nous donner des ordres, à nous SMUR, pour faire son important, mais plutôt paraissant authentiquement affolé voire totalement hystérique comme une fillette désemparée voire complètement cramé d'inquiétude à l'oreille, je m'étais dit bêtement vous voyez non seulement que ça urgeait mais aussi qu'il y avait sans doute quelque chose à faire 

je vous raconterai une autre fois ce qu'il y a eu et ce qui s'est passé cette nuit-là, ou plutôt ce petit matin-là, mes cocos, c'est pas la bonne heure, mais tout ça pour vous dire que plus tard dans la journée qui a suivi j'ai vu P. ma " copine " " interne " descendre des étages - ayant elle depuis récolté par le bouche à oreille dont j'étais exclue de toute façon toute l'histoire dans son entier, je me suis dit peut-être qu'elle allait faire preuve de commisération si ce n'est à mon égard, au moins envers la victime elle décédée (perso j'ai toujours essayé de faire preuve d'un minimum d'égards envers les victimes ainsi que les décédées, mais passons) et qu'elle allait déplorer beaucoup avec moi de ce qui s'était passé pendant ma nuit

et que croyez-vous qu'il arriva ? P. de toute sa hauteur m'a reproché froidement voire assez glaciale d'avoir osé bousculer M. ... voilà, c'est tout - on comprend qu'elle ait tenu à ses parties fines de thé-gâteaux, la pauvrette, mais bon tu essaies de lui dire, je me cite à distance : " mais c'était une sortie SMUR ", tu te heurtes à un mur : l'infirmière anesthésiste la plus nulle du bâtiment, réputée non seulement pour bosser le moins le plus mal et le plus lentement possible, et qui de plus bien sûr se plaint de bosser, passant son temps à déblatérer sur le corps médical tout en se réclamant presque d'en être, mais tout en lui étant bien supérieur (donc tout en bavant dessus), rassemblant autour d'elle à ses tea-parties sous prétexte de beuveries un cercle typiquement féminin de jeunes ex-et in-ternes en fleur totalement sous le charme et s'en servant de ce fait pour se faire mousser & reluire, et donc aussi pour se plaindre devant leurs yeux ébahis de devoir encore et encore bosser, mais zaussi pour déblatérer indéfiniment et des cochoncetés et des saloperies sur untel/unetelle aux choix et pouvant être n'importe qui et tout le monde jusqu'à satiété, eh ben cette nana qui est censée t'assister en SMUR sur des urgences, tu ne dois la déranger sous aucun prétexte, et surtout pas pour une urgence SMUR je suppose 😠

peut-être que dans son esprit, à P. si elle en a jamais eu, ça devait être plus marrant, plus " anecdotique " de " louper une urgence en SMUR ", et de pouvoir raconter partout après que l'interne devant sortir n'y est pas arrivée je sais pas, mais elle était ni une bonne amie, ni une bonne interne finalement  

oui il y a toujours cette espèce de médiocrité triomphante, ce nivellement par le bas : quand je bossais à l'hosto je (me) disais souvent que si tu mets un mec (qui bosse) bien dans une équipe, il sera vite descendu par tout le monde - à l'inverse, si tu mets un salopard dans une équipe qui (par extraordinaire...) bosse bien, très vite l'équipe se mettra à faire des saloperies 

vous avez bien compris cocos que dans tout ça celui qui compte pour du butter, c'est évidemment la ou le malade, qui n'est qu'un prétexte pour que tous ces gens se rassemblent en groupes "professionnels " plus ou moins solidaires plus ou moins compacts et puissent se livrer à leur activité favorite - j'ai cité le colportage de ragots, qui ne sont que l'envers des médailles qu'ils distribuent ci-devant à ceux qu'ils savent ne pas les mériter 

non mais tout ça c'était pour dire que les bas instincts, ça les motive plus que de bosser, on dirait

sur ce mes cocos, mon retard est considérable dans mes autres trucs, alors je vous fais mille bisous 😳 et même si là je vous laisse, je reviendrai

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