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les aminches, je suis donc retournée dans un patelin près d'un hosto où quand j'y bossais y avait que des pourri(e)s, et des incompétent(e)s, mais avec les titres de chef(fe)s de se(r)vices  : c'était il y a 20 ans, la majorité est partie à la retraite maintenant, y a des articles hyperélogieux dans donc les feuilles de choux locales où rien que sur les photos on voit donc que c'était des minables - en plus, cinglé(e)s ... un truc qui m'a toujours épatée, c'est que non seulement le personnel (fainéant, méprisant, qui se prenait pour des intellos et bien sûr des « soignant(e)s » alors qu'ils/elles phouttaient rien de leurs journées à part obéir à leur protocoles daibilles et les imposer aux malades, et of course boire des cafés-ragots les plus daigueullasses possibles ...) mais hélas le grand public, à commencer par les familles, y voyai[en]t que du feu ... ma " cheffe " qui passait son temps dans les couloirs à parader avec les cadres grassement payées qui phouttaient rien non plus-aussi, d'un mépris pour les malades, baratinait les gens avec des mélanges d'éléments de langage médical, faisait la mignonne, les brossait un peu dans le sens des poils, n'oubliant pas de se jeter des fleurs au(x) passage(s), dans sa longue blouse blanche propre/bien repassée dans les plis avec marqué chef dessus ... et les gens étaient tout/s flattés, la Cheffe me parle oh je suis comblé(e), ça c'est une Grande Docteure qui s'abaisse à me parler, ahlala qu'est-ce qu'Elle [en] connaît des choses  surprised  et elle est née dans le patelin !

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j'ai jamais conpris devant tant de faux-culterie les gens en face qui prennent ça pour argent comptant  - c'est plutôt le fric de la sécu qui aboutissait dans les poches de ces vendu(e)s - après, y a la conerie aussi, un vaste et infini problème : rappelez-vous ce topo dans l'amphi de psycho avec un film où on voyait encore une « soignante » harceler et menacer une dame en fin de vie, et une fois que la cheffe psychologue a eu dit que c'était de l'empathie, tou(te)s les toubib(e)s présent(e)s de s'esbaudir « ah ouiiiiii, ça c'est de l'empathie » (devant la grosse bovidée encore une fois en blouse immaculée à moitié en train de hurler sur la mourante, à deux doigts de la taper) ... évidemment que ces ... çalloperies ont le temps de baratiner les gens, ils/elles phouttent rien et surtout, s'en phouttent des malades → en ce moment j'arrête pas d'y penser/de me rappeler, puisque j'ai " faites " moi-même des urgences vitales et d'autres moins vitales et suis gentillement (jusque là) allée presque chaque fois à l'hosto, les urgences vitales ça les dérange pas de faire de la psychologie à deux balles/de s'écouter causer par-dessus, mais même mon entorse du genou - mon genou retourné qui faisait 57 cm de circonférence, gorgé de sang - les personnels pas gênés de rester plantés devant en espérant reluquer ma petite culotte au passage aussi, et jusqu'à la grosse interne ou assistante, très détendue venue donc [me] faire la causette, qui se livrait à des digressions sans fin sur ma carrière supposée  (vu que puisque je serrais les dents essayant de ne pas hurler de douleur), des descriptions émue de la sienne, me livrait aussi ses avis sur les « vieux qui encombraient les urgences » (avec gros clins de yeux complices consororaux, qu'elle croyait) : bref, dans les meilleurs des cas, ils/elles pensent  que même les malades viennent aux urgences pour discuter le bout de gras

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dans le " grand " public beaucoup de gens se phouttent des malades même aux deux sens du terme, en rient comme d'une [mauvaise] blague, quand vous avez un gros pb de santé la majeure partie de vos ami(e)s se barrent : c'est là qu'on voit leurs vrais visages - dans le meilleur des cas viennent une fois pour reluquer ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse puis pffft y a plus personne, en tant que médecin " tombée " aussi malade/ayant eus des accidents j'en connais un rayon à propos de ces " braves  " soignant(e)s qui se sentent du bon côté de la barrière, qui se sentent très fort(e)s de discourir sur les malades et maladies, d'ailleurs souvent mort(e)s de trouille au moindre bobo, quand ça leur arrive  → pas trop étonnant que ces médecins marron(ne)s leur plaisent, propres à l'extérieur, sanglé(e)s dans leurs blouses avec badges et titres " qui en imposent ", venant leur étaler des discours savants/de " sachant(e)s " sur des patient(e)s pris comme des objets transitionnels, comme des supports inertes tout justes bons à se faire mousser devant donc, un public -   " réceptacle " qui ne les considère plus non plus comme des personnes à parts entières

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désolée - du coup quand on défend les malades on passe pour la dernière des cones : collègues, personnel, au-delà " ordre ", et ... grand public : y a une majorité qui s'en phout « ça n'arrive qu'aux autres » (on a notre petit confort, rien à phouttre des pbs des autres  - mais avec souvent aussi la curiosité malsaine) et qui ne se voit pas malade/pense être bien soigné(e)s : la maladie est exclue de leur champ de vision (sauf donc pour reluquer les dégâts toujours chez les autres) ... donc malade on passe de l'autre côté, on est un objet aux mains des « soignant(e)s », au mieux un miroir avantageux où ils peuvent se mirer comme avec mon entorse, un support à commentaires comme on n'a pas le droit à la parole ou juste comme un(e) petit(e) enfant qui doit obéir et dire merci  (aux grand(e)s qui ont toujours raison) - c'est la réalité de ce qui se passe, recouvert par tous leurs grands discours sur la « souffrance des soignant(e)s » qui aimeraient tant soigner mais ne le peuvent pas, c'te daube → de tous temps y a eu le troupeau de blouses blanches anonymes venant déblatérer devant les « patient(e)s » qui n'ont pas le choix, les subalternes se défoulant dessus ... et très vite, avant la rentabilisation des se(r)vices publics, y a eue l'inflation de cadres (et de gestionnaires dont ils/elles ont fait les lits) ... donc les cadres de cet hosto local, et c'est partout comme ça, là où moi je m'occupais        rien que la journée de 120 malades de gériatrie (quand la cheffe se gardait 5 lits de grabataires pour parader devant avec sa suite) je côtoyais 5 cadres faisant glorieusement leurs 25h/semaine payées grassement, au moins 3 fois plus que moi, à ne strictement rien phouttre ... et étant les plus nulles des équipes, la plupart sélectionnées parmi les infirmières travaillant le moins bien et les plus soumises à la direction, au moins aussi méprisantes que la cheffe envers les malades, elles allaient baratiner les familles aussi      en se montrant sous leur meilleur jour évidemment : les gens étant soumis aux titres, facile de se faire prendre au passage pour quasiment l'égales de médecins - tu leur souris, tu es sympa, tu as de l'empathie  wink et grâce au titre de « cadre » tu passes du niveau -20 à bac quasi + 10

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 moi par contre, qui ne suis pas intéressée par les titres, qui ai suivies plein de formations - sans passer les diplômes finaux, souvent par manque de fric aussi (des fois ne pouvant pas me payer le trajet et/ou l'hôtel pour aller passer les épreuves par ex. à Paris) puisque contrairement aux cadres  qui d'ailleurs ne vont pas aux formations que l'hosto leur paie personne ne nous finance - des cours sur la gériatrie, les soins palliatifs, la/les douleur(s) ... sur les urgences ou même la psychologie plus largement, je dois arriver à large plus de 15 ans après le bac mais ce ne sera jamais fini puisque perso c'est pour apprendre c'est pas pour dire/montrer-prouver que je sais tout j'avais le titre d' « assistante » → ça, une supère daube, bien trouvé(e), comme plein d'autres qui font tourner jours & nuits les plus ou moins petits hôpitaux, avec des CDD max d'un an après lesquels ils/elles sont jeté(e)s s'ils/elles ont pas été cassé(e)s complètement - bref en général des toubib(e)s avec Thèses, Doctorat(s), inscriptions partout et tutti quanti, mais qui ont la trouille de s'installer parce que pas de fric souvent-toujours,   " par ex. " parce que pas de famille derrière (les gens aiment ça aussi, comme ma voisine qui disait que l'ophtalmo margoulin était un super médecin parce que son papa était médecin aussi ... on reste dans la médecine patriarcale), qui font tout le boulot pour les sérails locaux comme ma cheffe et ses collègues titré(e)s en place(s), et quand je dis tout le boulot c'était comme moi qui tenais toute la gériatrie (les jours, parce que les nuits c'étaient les urgences et celles de tout le reste de l'hosto, toujours payée des clopinettes alors que les chef(fe)s à ne jamais déranger dormaient sur leurs deux oreilles ... en entendant le fric - de la sécu - tomber) pendant que l'autre allait frimer devant les familles qui donc la trouvaient sympa évidemment, avec perpétuellement sa grande blouse donc immaculée, parlant avec assurance de ses « patient(e)s » comme d'objets, preuve donc de maîtrise pour les gens, en plus avec ses sourires rassurants (évidemment, puisqu'elle s'en phouttait totalement et racontait n'importe ouate) ... y a pas photo comparée à moi exsangue, émaciée, dans ma blouse jamais lavée constellée      de taches de sang et de tout, qui courais partout tout le temps, et non seulement ça,      mais qui persistais à m'inquiéter pour les malades, en plus qui ne supportais pas la moindre violation du secret médical (l'équipe des urgences a donc fini par me déboulonner deux roues,      ne me supportant plus) - épuisée qui pensais/voulais encore pouvoir sauver l'essentiel ... impossible de lutter non avec la nana et son fameux titre de cheffe, pardon de Chef    de Service imprimé nettement sur sa poche au milieu de toute cette blancheur, bien nourrie, détendue, souriante, donc rassurante, qui papotait donc agréablement et longuement avec les familles, partageant par ailleurs tous les derniers ragots avec les équipes le reste du temps - se les étant mises dans la poche depuis longtemps et vice versa

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après, je dois être bête, y a beaucoup de con(e)s, j'oublie toujours ça, mais y a aussi les sadiques et tout ça s'assemble en troupeau(x), en plus  - bête(s) et méchant(e)(s) → je sais pas si dans cet hosto c'étaient des précurseurs (y a pas de féminin à précurseurs ?) mais y a beaucoup de gens dont on dirait qu'ils ont effectivement pas dépassé le fameux niveau 6 ans d'âge mental (médecins inclus(ses) vraiment le niveau cour de récré d'école primaire, avec les bandes de harceleur(se)s venant en masse torturer des isolé(e)s plus intelligent(e)s qu'eux/elles c'est dans          cet hosto oui que j'ai été accueillie par le dos de la cadre et son geste de la main pour      me rabaisser et me dire de me barrer quand (moi) je suis venue lui dire bonjour et          me présenter, l'interrompant en pleine séance de ragots avec " l'équipe ", mais pas seulement, c'est là aussi que cette " équipe " de soi-disantes « soignantes » m'avait accueillie avec un topo auquel je devais obligatoirement assister, qu'elles avaient concocté pour moi especially, la meneuse du groupe se plaignant d'avoir travailler deux heures dessus (ah, que c'est fatigant, de faire de la médecine !!!) c'était donc un topo à base de diapos mélangées, sur les escarres, sans aucune systématisation, aucune logique, aucun fil conducteur, aucun classement, la nana - probable une infirmière - dévidait ses diapos      au milieu des regards bovins de l'assistance, cadres incluses en plein effort cérébral, essayant vaguement de conprendre ce qu'elles avaient sous les yeux mais surtout couvant admirativement du regard l'infirmière comme si c'était A. Einstein réincarné, évitant soigneusement de me regarder moi qui étais dans le fond, me demandant ce que je phouttais là (à noter que la cheffe était là, on voyait bien qu'elle avait conpris quand même que le topo valait pas un clou et que l'infirmière était une paitasse prétentieuse    et plaintive, mais ayant basé sa vie et de tous les jours sur le mensonge, elle gardait un air assez complice/faisait semblant de trouver cette vaste farce sinistre digne d'intérêt : la promotion de la médiocrité absolue, de tous les côtés, en somme(s)) ... chaque fois            que l'infirmière nous projetait une diapo d'escarre (donc dans le désordre, mais de toutes sortes, enfin, surtout des escarres avancées, creusantes : il avait fallu beaucoup de carences de soins pour en arriver là), elle s'exclamait que « c'était pas une escarre » accompagnée de petits cris admiratifs de son assistance un peu comme le film en psycho avec            la soi-disante empathie de copines ébahies sans préciser ce que ça aurait pu être d'autre, évidemment wink

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donc fascination devant le fric et les titres, les éléments de langage " savants " même quand ils disent l'inverse de la réalité - de ce qu'on a sous les nœils → même le personnel s'écrasait devant les plus nul(le)s et les plus pourri(e)s, et c'est pas rassurant non ... je me rappelle d'un dimanche où j'ai dû manager toutes les urgences seules, " secondée " par un infirmier prétentieux et macho-miso bête comme ses pieds, qu'il promenait partout dans les locaux avec l'inévitable pyjama de bloc opératoire et l'encore moins évitable donc longue blouse immaculée de Docteur, pour la montrer à toute(s) personne(s) présente(s) et surtout, suivi par une jeunesse-jeunette stagiaire infirmière comme son ombre ou son petit toutou, ne pigeant pas plus que Lui ce qui arrivait aux " patient(e)s " qui étaient arrivé(e)s aux urgences ... comme les deux ne faisaient rien d'autre que de parader partout et donc de jouer aux Docteurs, j'avais dû faire le boulot de toulmonde, appeler les services, les ambulances, faire les transferts et les papiers et au milieu de tout ça, par ex. l'infirmier-toubib est arrivé - supérieurement nonchalant, à pas de loup - avec un électrocardiogramme d'un arrivant à la main, le menton en avant, me reluquant d'un air méprisant et dégoûté, me demandant assez ironiquement si le tracé était normal  : non, il ne l'était pas du tout, même la machine avait détecté que c'était un infarctus massif  (le mec voulait donc me tester : comme la machine lui avait donnée la réponse, il pensait en savoir plus que moi wink), et j'ai commise l'erreur, que dis-je, la faute énorme de sursauter et de demander, assez brutalement, où était le malade (ce qui a fait que le rictus de dégoût de l'infirmier s'est encore accentué) ... mais je n'ai pas pu m'occuper beaucoup du malade lui-même, étant donné que les deux continuaient à ne rien faire et à bomber des torses devant le malade, j'ai dû donc faire tous les papiers, appeler partout    et les ambulances pour transférer cet homme au CHU en soins intensifs de cardio (une ambulancière m'expliquant même dans le sas des urgences que j'avais de la chance qu'elle soit arrivée aussi vite) et avec tout ça, comme les deux ne me donnaient quasiment aucune info, il y avait une jeune ado qui attendait depuis je sais pas quand dans un box, soi-disants victime d'un « coin de table lui étant rentré dans le foie » - comme de juste, ses parents avaient été installés donc par l'équipe " infirmière " avec elle, l'idéal quand on suspecte des maltraitances familiales n'est-ce pas ... tout ça pour dire, rebelote, la mauvaise et méchante toubibe que j'étais : plutôt que de discuter agréablement avec les parents (par ex. comme aurait faite " ma " cheffe, qui  si elle était payée grassement d'astreinte devait être tranquille à la maison ou à la messe ce dimanche-là) qui insistaient évidemment lourdement sur la culpabilité évidente du coin de table, donc j'ai re-faite la faute de me précipiter pour examiner la gamine, qui avait des signes péjoratifs au niveau de son foie ... non mais tout ça pour vous dire que l'infirmier sans doute assisté de sa stagiaire et de je ne sais pas qui encore du personnel a fait déposer une plainte contre moi devant la Direction après - par contre, ça avait dû arriver une/cette seule fois depuis que l'hosto avait été construit, j'avais osé en plus, demander une échographie à faire par le radiologue de garde - que j'avais jamais vu dans les locaux même les jours ouvrables,    et aussi grassement payé que " ma " cheffe à jamais se/être déplacé(r) en urgence) et un avis par le chirurgien de garde, comme la jeune fille aurait dû/pu être sinon opérée,        au moins vue par un chir vous me croirez pas aminches, même si tout le personnel     « savait » que le radiologue était complètement pourri à se faire plein de fric en faisant bosser les autres, et que le vieux chir était un boucher incompétent (on devait faire les visites à 5 heures du matin dans son se(r)vice pour [essayer de] rattraper tous ses " coups " phoireux), perso j'en ai pas cru mes nœils non plus : les mecs se sont pointés triomphalement genre une heure après, pas grave pour une urgence chirurgicale abdominale ... et toutes les voitures de tous les personnels (sauf la mienne ...) avaient été déplacées du parking pour qu'Ils aient suffisamment de place pour garer leurs deux bagnoles surprised

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je me rappelle encore de la dégaine du chirurgien - pas du radiologue puisque je l'avais jamais vu, quand il venait ça devait être que pour ses consults privées mais dans cet hosto les malades avaient de la chance qu'il y ait des manipulatrices radios hyper calées et super pas prétentieuses pour faire tout le boulot à sa place (pas les échographies hélas) : j'étais toultemps fourrée avec elles, enfin quand pas aux urgences, quand de garde et je leur suis éternellement reconnaissante pour toutes leurs infos sur les clichés radios - quand il est finalement arrivé, menton en avant/pas nonchalant aussi, fallait voir l'admiration voire la servilité de tous les personnels et pour moi que des regards noirs pour avoir osé déplacer le Grand Chef  (pourtant, la nuit, dans Son se(r)vice, je vous assure, une vraie boucherie : des os de travers, des cathéters énormes sortis à moitié, des rétentions urinaires durant depuis des lustres - bien sûr aucune prescription de faite, et surtout pas d'antalgiques ...), quand à la jeune fille avec son abdomen chirurgical et donc douloureux (j'aurais été mal avisée de lui prescrire moi justement des antalgiques, l'infirmier Royal des urgences sûrement à l'origine de la plainte contre moi, n'aurait rondement pas supporté), pas un seul regard pour elle par contre, un pur objet, elle comptait pour du beurre, probable que le vieux chir a sorti le Grand Jeu encore/aussi devant les parents pour montrer donc toujours Sa Grandeur : finalement quand même une opé win pour Lui - lose pour/contre moi, l'outrecuidante assistante qui donc avais gravement perturbé son repos dominical de toujours, puisque la seule et l'unique fois      où de garde et beaucoup plus cher payé que n'importe quel(le) assistant(e) de cet hosto tournant donc à environ 100 h/semaine par contre quelqu'une en plus une nana l'avait fait venir pour une urgence chir, le crime ! (je suppose quand même que mes collègues transféraient les malades au CHU) ... non mais c'était quand même assez impressionnant de voir un type qui opérait comme un cochon, miso-macho bien sûr aussi, d'un mépris cinglant-supérieur le peu que je le croisais  (dans les couloirs des urgences quand il rentrait chez lui essentiellement), qui savait pas ce que c'était un infarctus (je crois que je lui en ai parlé pour déplorer le retard de sa prise en charge - en général - parce que j'arrêtais pas d'y penser : il a pas compris, il ouvrait des nœils comme des soucoupes - enfin, de s'intéresser aux malades était déjà donc et de toutes façons toujours une faute grave) ni donc écrire la moindre ordonnance, paradait (aussi) et se dandinait majestueusement cette unique fois-là en sens inverse dans les couloirs, bref, faisant Son entrée magistrale donc de Sauveur du Monde (la pauvre gamine a certainement pas été opérée, oui j'aurais dû faire comme les autres, la transférer au CHU, mais l'infirmier aurait pas supporté non plus, déjà que j'avais pas pris le temps de papoter avec la famille) - s'arrêtant, donc, pour deviser Lui au moins, mais quel plus par rapport à moi ! aimablement mais bien sûr d'un/de Son air de tout Maîtriser avec/devant les parents ... par contre, ou par contraste, c'est vrai que toi, l'assistante avec ta blouse toute dégueu que tu as jamais eu le temps d'emmener à laver, émaciée et même déshydratée complètement, hirsute, les traits tirées, courant partout, tu présentes moins bien - as nettement moins de Dignité → c'est sûr que les gens, les parents en l'occurrence aux premiers chefs choqués également que je me soie donc précipitée sur leur gamine s'étant malencontreusement elle, précipitée sur un coin de table, comme ils l'avaient expliqué un million de fois à chaque membre du personnel d'entrée de jeu à la fois en les brossant dans les sens des poils et en se faisant plaindre de ce Grand Malheur (ça marche à tous les coups), et surtout, ayant bien cadré le Grand infirmier se voulant Maître des lieux & faisant dans de la Grande psychologie et même victimologie des familles, ravi de Lui-même leur ayant déployés tapis rouge puis chaises confortables dans le box pour qu'ils puissent même assister à la " consultation " ... ces parents, et donc les gens, et donc même les personnels VOIENT tout de suite qui est compétent(e) ou pas  → entre le mec propre sur Lui, bien reposé/calme qui leur fait des risettes, prend en plus Son temps - pour eux, croient-ils - et Se montre rassurant évidemment, comme Il      en avait rien à phouttre de la gamine et la petite nana épuisée avec sa blouse pas propre, hyper pressée qui court partout dans les urgences sans leur dire un mot, y a pas photo ...

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après, tout est une question de présentation : j'avais une copine, interne, disons que comme moi elle avait payé ses études en bossant les étés comme aide-soignante puis infirmière etc. sans avoir papa-maman derrière, et je croyais au départ qu'elle était sympa  (plus au fait des choses de la vie, moins prétentieuse, moins couvée par des parents etc.) ... depuis, elle s'est évidemment installée en libéral comme généraliste        (a gagné plein de fric elle) et les gens trouvent qu'elle est effectivement gentille et très compétente, une très bonne toubibe - alors qu'elle est assez incompétente, ne sait pas ce qu'est une grosse urgence, en faits s'en contrefiche (elle envoie à l'hosto, au pire)    tout autant qu'elle se contrefiche des malades en général, elle les baratine comme elle baratine les familles/les proches → mais c'est encore pire que ça, si je puis dire, puisqu'elle dégomme les gens derrière leurs dos, malades, familles ou proches elle en a rien à phouttre, pense que les gens viennent en consult pour admirer Sa Grande intelligence, leur raconte donc un peu n'importe quoi aux passages (beaucoup de choses guérissent toutes seules, ou elle met des médocs approx et enveloppe avec donc un max de baratin et ça marche TB) et passe donc son temps libre à rapporter un max de ragots sur leurs comptes et à se moquer d'eux par derrière  : quand elle était djeune installée (et moi aussi), je venais la voir les WE, elle me donnait les noms, les adresses, les diagnostics (en se marrant ...), qui elle-disant couchait avec qui, les traitait de cons (et les nanas d'hystéros) ... et quand je suis " tombée " perso malade par ex. avec une grosse urgence vitale, d'abord ne savait pas [même] ce que c'était, mais je sentais bien que pour elle c'était l'occase de m'écraser, de se moquer (une manière de dire que tu sais pas t'en sortir, comme ces gens-là font toultemps), en même temps de me montrer Sa supériorité sur moi etc. et quand on était ensemble internes à l'hosto, évidemment se faisait bien voir des infirmières en leur rapportant bien sûr un max de ragots, tirés des dossiers médicaux aussi - ce qu'elles appellent « travailler en équipe » - alors que perso je SUPPORTE pas, quasi physiquement, la moindre violation du secret médical (elle m'a traitée mais          de « calamité », une fois, encore quand je pouvais pas me défendre, juste  après une intervention chir tiens !) ... bref la nana se sent une être exceptionnelle face aux malades qu'elle considère comme de la merdre, brossait les équipes  dans les sens des poils, mais les familles et proches aussi quand y a besoin (pour que les gens y voient que du feu), quand ça vaut la peine  ... c'en est encore une pour laquelle s'intéresser aux malades est ridicule, une perte de temps au minimum, une faute donc si on insiste - c'est tellement plus payant de soigner donc les/ses apparences, de faire la mignonne avec les gens qui comptent vraiment, [même] en flattant leurs bas instincts, comme les cadres, les chef(fe)s de se(r)vices [même] nullissimes, les dirlos d'hosto, les familles avec du fric ... c'est vrai, les malades de toutes façons ne pensent [même] pas à remercier frown

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à l'hosto c'est vraiment malsain avec les personnels aussi qui font comme si c'était de la faute des gens dont donc ils ont rien à phouttre  - au-delà du virilisme, de tous leurs plus ou moins petits actes de sadisme bien rodé(s), habituels, leur harcèlement, leurs dons de leçons aux « patient(e)s », dans leurs esprits, c'est comme si c'étaient des bonnes blagues faciles à faire avec des malades, qui n'ont qu'à obéir et se taire - quand on pense à l'énergie qu'il faut déployer pour résister à ces coneries quand on a en plus une ou des grosses pathologie(s), les batailles sont quasiment perdues d'avance → c'est facile de ne pas soigner et de recouvrir de baratin, le/la malade dans le meilleur des cas mettra des années à s'en sortir et pendant ce temps, on continuera à se faire mousser ... c'est vrai, pourquoi se fatiguer ?  d'un côté des gens avec de belles blouses bien propres, défilant en pleine forme les un(e)s après les autres ou/et en troupeaux, de l'autre des gens dans des ennuis et des souffrances pas possibles qui ne peuvent pas se soigner eux-mêmes ... y a le temps, après tout ... oui, après, les zombies ils-elles ont l'éternité (pensent-ils-elles), tant pis pour les malades qui sont un petit peu plus pressé(e)s frown fallait pas " tomber " malades

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