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Billet de blog 13 mars 2016

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hello à vous mes amours 😚

mes cocos je m'excuse ici-devant vous pour hier, là, touchez →    X          [merci !!!] parce que j'étais un peu vénère 😢, déjà parce que ma puce a dû emmener sa maternelle aux urges, elle était pas bien (sa mère) (quand à elle, est-ce qu'elle a le choix ?) - à chaque fois c'est un calvaire pas possible et invariablement de 10 heures, et y a des petits détails assez pénibles qui se surajoutent, par exemple quand après des heures et des heures d'inquiétude à la fois pour elle et sa mother, qui donc était vraiment pas bien, elle me raconte que les pompiers, encore eux, tu peux compter dessus, toujours, de vrais chefs, passent dans leurs grands uniformes et bien calés dans leurs gros sabots devant un petit gamin qui s'est cassé la figure et peut-être un autre membre plus inférieur de sa trottinette et gémit de douleur, et la mère de ce gamin-là très inquiète aussi, et lâchent de leurs fortes voix les pouces dans les bretelles en se bidonnant comme des gros bœufs : " on va te couper la jambe !!! ", HA-HA-HA, marrant qu'ils prennent ça pour de l'humour

bon t'as des gens qui sont à l'aise dans leur travail   😕 

non mais hier déjà j'écrivais sur l'ambiance dans un de ces hostos à la campagne où on t'expédie interne pour tenir la baraque pour peu cher, t'as même pas le temps de respirer une bouffée de bon air, t'enchaîne les journées dans les services et les nuits aux urges avec en prime les SMUR où tu te démerdes, mais surtout, tout ça au milieu de ces perpétuels ragots au sujet de tout (et pas seulement pour t'accuser d'être une pédale) qui perso me foutent beaucoup de mauvais poil, je dois dire (ma puce aussi déteste les ragots et les fuit comme la peste  🤐)

mon anciennement collègue P. dont je vous ai aussi un peu parlé hier, elle au contraire, nageait donc remplie l'aise dedans, les racontars et donc les commères enragées l'amusaient, et même, ça l'intéressait, et d'ailleurs je vous rassure, depuis que installée dans son petit village et aux dernières nouvelles se faisant à présent beaucoup de pognon, elle est toujours aussi méprisante envers les malades, c'est-à-dire que depuis qu'elle a beaucoup de clients et du flouze elle estime qu'elle peut se permettre d'être tout à fait parfaitement odieuse, tout en ne remarquant toujours pas cette vache dans le couloir ou rien du tout plus loin que le bout de son nez - en nez fait, encore assez récemment càd il y a quelques années je l'ai appelée du fin fond de ma maudite poussée de cette insuffisance surrénale diabolique (sans ça, je l'aurais jamais appelée) et elle s'est rendue compte de que dalle comme Béatrice, et non seulement ça, mais j'ai dû encore supporter et pas au sens en plus de la soutenir, ses [autosatisfaction + sentiment de supériorité encore plus triomphante qu'avant], une vraie malédiction ça 

bref elle se prend pour un grand Docteur et la maman du village - mais déjà, y a un truc tout simple aussi qu'elle a pas compris, c'est que quand les gens sont malades, ils sont obligés d'aller voir un toubib : les gens ne vont pas la voir parce qu'elle est si tellement futée & intelligente, EH BEN NON, tout bêtement, ils y vont et la paient pour faire qu'elle les soigne

(je vous dis pas la nervous breakdown total hystéro si par hasard elle venait à l'apprendre)

mais déjà au début de nos installations respectives, c'est vrai, elle les prenait déjà bien pour des cloches, je dois dire 🤑 même si infiniment plus modeste d'apparences quand elle avait pas un rond

par exemple quand j'allais chez elle le WE elle le passait à m'expliquer que unetelle ou unetelle, avec noms et adresses dont je me contrefichais voire plus, aussi, couchait avec le facteur, c'était téléphoné et surtout qu'elle était hystéro comme elle disait - ça aussi ça a le don de m'énerver : non seulement la psychanalyse de bouchère-charcutière qui veut passer de surcroît pour de la psychiatrie ça me débecte, mais cet acharnement voire cette obsession à qualifier ses clientes surtout de noms d'oiseaux voire de les taxer de défauts psys dès que les susses-dites se confiaient un poil à elle, la pensant sympathique comme elle-même, me pesait hyper-lourdement; et entre nous je trouvais suspect d'accuser tout le temps les autres d'histoires de cul quand soi-même, on est pas claire, plus que glauque, voire complètement arriérée sur le sujet (et calmez-vous mes cocos, j'en dirai pas plus 🤐 😇, parce que c'est dégueulasse tout ça) et ensuite de me les rapporter quand moi je demandais rien, nada, que pouic; und pour finir je trouve ça d'autant moins classe qu'elle avait l'air de penser par-dessus le marché que ma complicité était forcément acquise (et passons au passage sur ce qu'elle faisait du secret médical) (décidément, marrant comme ces gens-là se trouvent malins, de violer des principes élémentaires, et sans doute trop à leurs nœils, mais restés bêtement primordiaux par ex. aux miens - un peu comme le margoulin qui a fait avaler au et avaliser par le conseil de l'ordre un projet bidon d'informatisation des cabinets médicaux, en plastronnant et en demandant à cette occasion qui en était une belle à ses membres, fine mouche du coche, je le cite approximativement, mais pile dans son esprit : " Que nous enseignerait Hippocrate, de nos jours ? " ... après quoi, il s'est intelligemment barré avec le pognon, les laissant gros gens comme devant)

oui, une fois installée, ses refrain & bon plaisir, c'était avant tout de pouvoir traiter ses patients d'hystéros (mais ouf, c'était toujours derrière leur dos)

vous allez me dire que beaucoup de toubibs font dans la psychologie de bazar et à deux balles, même si souvent c'est plus cher que ça même remboursé et que de pas te soigner sauf le portrait ça peut facilement te coûter aussi beaucoup plus cher que du pognon, c'est vrai, mais putain qu'est-ce que ça m'énerve de me rappeler ça - étant tombée malade depuis et ayant eu droit perso aussi à des épithètes du genre, donc quasi à chaque fois que les mecs bossaient comme des manches, voire pas du tout, ça pourrait me rendre vénère, des fois que ça me rappellerait des attaques persos, eh ben non : non, déjà à l'époque quand j'étais que toubib, je supportais pas d'entendre, donc P. ici, finalement insulter des malades pour sous-entendre que ça valait pas la peine de les soigner, c'était le message qu'elle voulait me faire passer à force on dirait 

parce que, je me rappelle aussi, P. par hasard a été amenée à voir ma première patiente de quand je me suis installée moi aussi, c'était une nana qui avait un cancer du sein métastasé au stade terminal, quand on est descendues de chez elle elle m'a prise à part voire un peu bousculée pour me faire des gros yeux très faussement soucieux et me souffler avec sa grosse voix des grands jours : " oooh mais ça c'est pas possible, tu peux pas continuer avec elle, mais enfin elle est complètement hystéroooooo ... " - bon la nana en question, la malade je précise ici (avec sa croix perso), c'était une emmerdeuse de première & de tous temps, à part ça hystérique je sais pas je suis pas Freud, et surtout c'était hors sujet et puis au fait c'est pas un diagnostic, et d'ailleurs perso j'en avais rien à foutre voire à battre puisque même si je la guérissais pas je la soignais et que bien évidemment j'ai continué à le faire - faut pas déconner 😠 et je m'appelle pas P. mais T., ça aussi c'est téléphoné : je me paie pas la tête de mes clients sur leurs dos, pas plus que les fais cracher au bassinet pour me moquer d'eux ensuite 

tiens d'ailleurs mes cocos, quand rarement je partais en WE et pas forcément chez P., j'appelais toujours le collègue toubib de garde du secteur pour lui faire des transmissions au sujet de cette malade, si jamais elle appelait en urgence, ça me " rassurait " pas forcément (mais je pouvais pas faire autrement ...) qu'il sache que c'était grave et pourquoi j'avais prescrit de la morphine, donc pas pour me marrer ou faire mon originale puisque en règle générale les autres n'en donnent jamais - en général les mecs aussi se foutaient un peu de moi, même si c'était assez subtilement par exemple en poussant des petits cris à l'annonce de la poso ou simplement déjà de la morphine à laquelle pourtant ils pigeaient que Béa non plus (quel intérêt de mettre un antalgique quand les gens ont mal ?) (ah bon  😕, les gens ont mal ?), et souvent l'insultaient aussi elle mais alors ouvertement comme P. - zum Beispiel y a eu un vieux installé depuis longtemps qui connaissait bien le coin qui m'a annoncé qu'elle était je le cite " folle " ce qu'elle était pas non plus (je précise que la nana était guérisseuse avant sa maladie, et avait beaucoup de succès dans sa branche) et puis sinon autant retourner à avant les asiles et l'envoyer ramer sur une barque pour atterrir sur une île, tout ça pour me dire qu'il fallait pas s'en occuper, à la limite c'était bien fait qu'elle ait chopé un cancer  

bref c'est le genre de " collègues " qui auraient apprécié P. et ses " remarques ", plutôt que moi avec ma morphine et mes transmissions détaillées qui les emmerdaient

on en revient à une de mes grandes interrogations dès le début, mes cocos, pourquoi ils sont si satisfaits de laisser tomber les gens, et quotidiennement de minimiser ce qui leur arrive, cette gloire qu'ils semblent tirer de ce qui est des refus de soins, comme si c'était particulièrement classe de leur part d'étiqueter les malades, de leur distribuer des bons points (t'as un cancer) et surtout des mauvais comme des cartons (t'es hystéro, par exemple, donc) 

Kant il disait que y a rien de meilleur au monde que la bonne volonté, paraît-il, moi je crois qu'il y a deux sortes de gens, ceux qui veulent faire quelque chose et les autres, qui se cons-tentent de ragots et de suivre le mouvement, peu importe que le boulot soit salopé voire saboté si les apparences sont à peu près sauves, et ils peuvent compter sur la lâcheté et même complicité de leurs semblables - et en plus, comme P., ils peuvent passer leurs temps à se gargariser avec ce qui ressemble à une sorte de méthode Coué en te répétant qu'ils sont des grands Docteurs, ou des humanistes comme le grand patron de gériatrie, ou des soignants pour les infirmières et jusqu'à la dernière des sous-secrétaires, tout en faisant ce qui leur chante et souvent n'importe quoi sinon 🙁 

bon mes cocos là ce matin il faut quand même absolument que je fasse mes trucs - je sais, c'est un peu court, mais je dois vraiment vous laisser - mais je vous serre fort contre moi et je vous fais des bisous 😀

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