donc on dirait qu'il y a plein de gens sur terre dont l'intérêt ne dépasse pas leurs petites personnes 😚 → " zum Beispiel " dans le domaine qui me cons-cerne 😉 rien donc que le fait déjà de s'autoproclamer " soignant(e)s " montre/prouve que tout est centré sur leur supposée héroïque fonction - tu m'étonnes qu'ils font des " burnes out " → ça doit représenter un nez fort énorme de devoir bosser pour les autres 🙁 ⇒ ne parlons pas de s'oublier, c'est impossible - je repensais à mes premières années d'études, je fréquentais encore des nanas que j'avais connues en terminale, et y en avait une qui avait une grande sœur infirmière 😚 en réa, elle arrêtait pas de nous le dire répéter pour qu'on n'oublie pas qu'elle sauvait quotidiennement des vies, mais ce qu'elle préférait, c'était s'esbaudir sur les " patient(e)s " hospitalisé(e)s avec des cancers métastasés et évidemment plein de complications, pour aboutir en réanimation - en nous exposant leurs parcours, et en nous parlant tout le temps de leurs " métas ", elle frétillait-papillonnait littéralement, se dandinait presque devant nous genre " oh la belle bleue, oh la belle rouge ", voyez 😕
on est tellement maintenu(e)s et si longtemps 🙁 dans l'ignorance totale de ce qui peut atteindre l'être humain(e) en médecine, et obligé(e)s d'avaler tant de science(s) dite(s) fondamentale(s) sans aucun rapport avec notre pratique future 😮 et pour nous empêcher de réfléchir et surtout de comprendre, que perso en deuxième, troisième ou quatrième année je ne savais même pas ce que c'était, des " métas " - mais visiblement ça remplissait cette nana 😚d'allégresse, plus il y en avait, plus c'était fun, et plus elle était toute gaitte 😛 en nous racontant ça 😮 - et sinon, évidemment, elle n'arrêtait pas de nous seriner qu'elle était quand même une grande personne, au sens de Grande avant tout, quelqu'une qui était très importante pour les gens - donc déjà bien supérieure à et plus intéressante que nous 😛 sa frangine et moi qui n'avions donc pas d'histoires croustillantes de " métas " à rapporter, et indispensable aux malades - pourtant j'avais l'impression qu'elle n'était là que pour contempler les dégâts mais passons (je me doutais quand même, malgré ses accès de gaieté légère, que les métas c'était pas top)
une aprème, alors que j'étais en train de lui parler autour d'un café et qu'elle faisait semblant aimablement de m'écouter, attendant probable de placer encore une histoire de pauvre malade en phase terminale victime d'encore un lâcher de ballons, tout à coup plötzlich je n'ai plus pu articuler que des consonnes x y p b z n b, même avec les idées très claires 😮 - on appelle ça une aphasie de Wernicke, c'est assez flippant, mais elle en face n'a même pas sourcillé, gardant un sourire béat et supérieur sur sa face 🙂 → je lui ai fait signe de me passer un papier et un crayon/stylo, pour essayer d'écrire ce qui se passait : idem, je ne sortais que des consonnes en vrac, et j'ai commencé à paniquer un peu, malgré son air de suprême calme en face - puisque donc elle était infirmière en RÉANIMATION - mais brutalement une douleur suraiguë a envahi tout mon crâne 😮 accompagnée de nausées et d'une photophobie intenses, me clouant sur place comme désignée par un doigt énorme et prenant le pas sur tout le reste, sauf que la nana est restée tranquillement assise à attendre je ne sais quoi 😇 puisque je ne pouvais plus m'exprimer, avec son sourire idiot s'élargissant encore 😮
quasi de suite y a eu aussi une raideur de nuque invincible, c'était donc à priori ce qu'on appelle une hémorragie cérébro-méningée, première hypothèse par rupture d’anévrisme, inutile de dire que c'était une urgence extrême, sinon qui aurait pu être vitale sans problème(s) 😉mais comme je ne pouvais évidemment rien lui expliquer verbalement, j'ai tenté de le faire par gestes, ce qui l'a assez amusée, et comme les douleur & photophobie étaient vraiment très intenses et qu'elle ne réagissait toujours pas plus (il y avait pourtant un téléphone derrière elle), toujours clouée mollement sur sa chaise devant son bon café 😚avec son air suprêmement satisfait 😎 sans même se risquer à me demander si elle pouvait faire quelque chose pour m'aider, j'ai fini par lui signaler donc par gestes toujours que j'allais aller m'allonger dans une pièce plus sombre : elle n'a émise aucune objection 😇 ... et j'ai pu aller m'isoler avec ma maousse céphalée, mes gigas nausées et ma méga photophobie dans une chambre où au moins les volets étaient baissés - oui je sais, chez la nana 😚 c'étaient rondement les écoutilles qui l'étaient, on peut même dire que tout était fermé-verrouillé 😉
l'épisode a duré au total environ deux heures - elle a été gentille, elle eût pu me mettre dehors, mais non, elle était INFIRMIÈRE 😚 elle (en) COMPRENAIT, des choses 😀 ⇒ je l'avais donc quittée installée posément, souriante toujours, devant sa table à cafés, sans faire un geste-sans dire un mot, est-il utile de le redire - je l'ai entendue ensuite, de la chambre où je m'étais réfugiée puisque la communication était impossible même si elle au moins ne faisait pas d'AVC 😀 de temps en temps/de loin en loin s'occuper à mettre des confitures en pots, comme aiment faire les infirmières 😚 pour montrer qu'en toutes circonstances elles sont de bonnes maîtresses de maisons et font en plus d'utiles 😉 de jolies et bonnes choses → je dois dire qu'elle a fait attention à pas faire trop de bruit(s), et sinon, qu'elle ne m'a pas du tout dérangée, à peine si elle a passé une fois une seconde sa figure toujours bonnasse et illuminée par son bon sourire par l’entrebâillement de la porte pour bien vérifier que j'étais bien couchée en chien de fusil, mais pas très dangereuse pour elle à serrer des dents pour retenir mes gémissements → eh oui, je dois dire que suis/reste une fille polie, à la base 😳
après, tout s'est finalement arrêté d'un coup, je suis revenue je dirai comme une fleur dans la cuisine, où toutes les confitures faites maison étaient soigneusement emballées/étiquetées/alignées - donc il ne restait rien de l'incident, et d'ailleurs elle 😚 n'a rien dit de plus, comme s'il s'était rien passé 😀 ... et alors, je suis rentrée chez moi, la laissant papillonner cette fois-ci au milieu de ses jolis pots de confiture → ces gens-là 😚 collés à leurs titres qu'ils t'étalent perpétuellement pour que tu con-prennes bien qu'ils sont TOUT LEUR TITRE, lourd de sous-entendus à l'époque on ne disait pas encore " soignant(e) " pour dire qu'on sauvait des gens tout le temps et à leurs ragots, qui sont des vols des vies des autres dès que possible, pour montrer que leurs vies de " soignant(e)s " sont meilleures/supérieures, pour meubler parce qu'ils n'ont rien à partager (et encore moins à donner), n'ont donc aucun intérêt sincère à aider les autres, incapables de voir plus loin qu'eux-mêmes, ils ne désirent que se " grandir " en se servant des autres et de ce qui arrive aux autres - ce qui est important, c'est pas de sauver des gens ils ne sauraient pas comment faire, c'est de dire qu'on sauve des gens mais en pratique, ils ne savent pas en quoi ça consiste ... ça ne les intéresse pas le moins du monde, ils restent bloqués sur leur(s) petit(s) univers ... " je suis une grande infirmière en réanimation, les malades ont plein de métas " → la pauvre fille 😚 un vrai perroquet qui nous serinait tout le temps la même chose, n'avait que ça à dire ... bon, je reviendrai, mes ami(e)s 😀 - et en attendant, je vous fais toujours tout plein de bisous d'amour 😳