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Billet de blog 15 nov. 2021

quel(le)s zombies, toujours !

NB le nouveau formatage est nul ... pas de typos originales, on ne peut pas placer les images, ni mettre d'interlignes : oui, il vaudra mieux arrêter les billets dans ces conditions, ce n'est plus du tout vivant ... NULLISSIME !

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" excusez ", mes coco(tte)s, je dois faire une pause dans l'édition de ma pièce de théâtre en raison de pbs de santé acutisés (tjrs l'occase pour notamment les cons-frères de venir t'enfoncer et donc, se sentir supérieurs → ou comment transformer la veulerie en courage : on rabaisse les autres quand c'est le plus facile, donc on est au-dessus, on est Grands 😇 ... cqfd), mais j'ai rentré récemment quand même encore un commentaire sur vous savez le Grand Patron de Gériatrie, celui qui Se prenait - et qu'on devait prendre - pour un « Grand Humaniste » (aussi) malgré qu'Il terrorisait et brutalisait avant tout les malades et les étudiant(e)s - tout en faisant des risettes, oui, devant la moindre émanation de la direction ... enfin, quand je dis qu'Il brutalisait les malades, c'étaient plutôt des actes de barbarie à grand spectacle (comme les exercent nombre/l'immense majorité de Ses Pairs, profitant d'une impunité totale, du poids de la hiérarchie médicale écrasant les étudiant(e)s et les internes, mais également de la complicité des personnels, sans compter le plaisir sadique qu'y prennent les cadres).    

(ceci dit, c'est un leurre - ce sont évidemment des petites bytthes, donc - mais bien sûr plus ils sont violents, plus ils croient en avoir une grosse)

Bref. Non mais j'ai reparlé des fois où à la Grande visite, Il arrivait ventre à terre et poitrail bombé pour arracher les draps, chemises et pansements donc à vif sur les escarres les plus profondes/les plus horriblement douloureuses, avec un beau sourire de vainqueur, portes ouvertes devant la foule d'abruti(e)s venue contempler donc le spectacle ... pour ma part, j'avais donc fait un rempla mais de femme de ménage les 4 mois d'été dans son se(r)vice avant de commencer la fac de médecine, ça faisait des années que les personnels avaient jamais vu ça, de la main d'œuvre quasi gratos (donc je me rappelle qu'avec mes 4 mois de salaire versés en ... octobre - de peur que je me barre entretemps en courant - je n'avais mangé que du pain ces 4 mois-là, et perdus entre 10 et 15 kgs - comptant sur ce mirifique versement, j'avais essayé de m'acheter ma première chaîne Hi-Fi - d'occase - pour 1500 FF de l'époque et j'avais fait le chèque en toute quiétude, quelle optimiste : je m'étais retrouvée interdite bancaire lorsque mes salaires de remplaçante d'été ont été - finalement - versés : ils ne couvraient même pas cette ... somme), et je vous dis pas comme la foule d'aides-soignantes et d'infirmières en a profité pour bien se reposer tout l'été, on les entendait hurler de rires à leurs cafés-ragots perpétuels pendant que moi et une aide-soignante d'origine vietnamienne - hyper sympa et bosseuse, évidemment, également dans le mépris le plus total - on se tapait tout le boulot : toutes les toilettes de tout le se(r)vice - à deux, oui, dont moi sans aucune qualif - le vidage des dizaines de bocaux à pipis de 10 litres, les mises aux fauteuils - mais les malades étaient tellement abîmé(e)s qu'ils et elles attendaient plutôt de mourir couché(e)s-immobilisé(e)s-torturé(e)s de la main du Maître et de ses sbires, les brancardages - si l'intelligentsia médicale avait le malheur de demander une radio pour s'amuser etc. J'ai rappelé dans mon comm que l'équipe « soignante » m'avait montré comment faire les toilettes en me faisant à mon premier jour en 5 minutes une démo de waterboarding dans les règles avant l'heure, avec auparavant ouvertures de portes à la volée à 5 heures du mat, cris stridents dignes des meilleurs camps de concentration, lumières dans les g. voire coups sans même regarder les cibles accompagnés de hurlements de nazies ces fois-ci direct dans les g. avant les noyades de visages faisant offices, dans les esprits de ces professionnelles, de toilettes complètes (oui, tout ça n'a duré que 5 minutes, et après, hormis la sympathique et « volontaire » vietnamienne devenue une copine qui m'a même invitée à bouffer à la fin - merci ! je n'arrêtais pas de péter - de façon très odorante, suite à mon régime panifié exclusif, et elle ne s'est plus risquée à m'inviter ensuite - je n'ai plus revu personne de ces « soignant(e)s » en charge(s) pendant ces fameux 4 mois, même si les entendant hurler en continu, tout au long des journées où nous on trimait comme des forçates, de leurs gros rires gras qui nous parvenaient de la salle à cafés lointaine et bien close devenue leur quartier d'été perpétuel - et bien entendu, ni le cadre aux allures d'intello disant « tout Maîtriser », ni le Grand Patron, en grandes blouses immaculées, ne leur ont jamais rien dit)

Evidemment, comme j'étais quasi la seule à bosser, donc le Grand Patron se tenait en embuscade dans les couloirs, Il avait le temps - aussi (et multiples exemples de Grands Patrons ayant besoin de s'assurer et de          « force » de la totale admiration de la dernière des sans-grades pour gonfler - encore - Leurs Egos) et de donc venir de préférence par derrière et par surprise, que je n'aie pas le temps de fuir ou de me dégager, me coller Sa grosse patte sur l'épaule tout en m'expliquant à chaque fois - Sa g. enfarinée - qu'Il était un « Grand Humaniste » : ce sadique avec Sa bonne tête de nazi - aussi - voulait y croire ... Non mais tout ça, j'en ai déjà parlé, en 4 mois avant de commencer les études (et nonobstant mes autres expériences du milieu médical totalement foireux, mais en tant que malade - déjà - multi-maltraitée avant), j'ai eu un avant-goût comme un résumé quasi-parfait de toutes les çalloperies qu'il est possible de faire en se prenant pour des (Grand(e)s) soignant(e)s, tou(te)s → et donc les plus nul(le)s, les plus sadiques se retrouvent chef(fe)s, d'autant que se cooptant, bien sûr. Mais je dois dire que c'est tellement énorme, quasi une farce si elle ne se soldait pas par des meurtres et des assassinats en séries, plus ou moins précédés de tortures et oui, d'actes de barbarie plus ou moins prolongés-étudiés, qu'en quelque sorte on n'y croit pas, on reste des années dans une sorte de sidération en mettant tout ce qu'on a vu à distance ... et quand on commence à [y] réfléchir, eh ben, c'est abyssus abyssum invoquat, forcément. Ceci dit, mon comm à propos de ce que disait-faisait ce « Grand Humaniste » allégué m'a rappelé un autre    « incident » qui a eu lieu en gériatrie lors de ces 4 mois donc de cauchemars dans Son se(r)vice, à part quantifier les handicaps du grand âge pour en faire du fric, vous vous rappelez, ce mec était aussi à l'origine en grande partie du « syndrome de glissement » multi-repris depuis et encore maintenant avec ô combien d'entrain et de tranquillité d'esprits, quand un(e) malade (non soigné(e) et donc la plupart du temps encore enfoncé(e), mais ça il faut pas le dire 😉) est accusé(e) de se laisser glisser, c'est-à-dire de pas s'en sortir, donc en gros c'est de sa faute (j'ai barré en gros parce qu'en face, les toubib(e)s se croient d'une énorme finesse psychologique, évidemment) ... bref, un jour où je continuais à bosser comme remplaçante de femme de ménage, le mec avait convié toute l'équipe, qui préférait donc de loin se marrer comme des baleines aux cafés à rien glander, mais même moi qui pourtant n'était pas soignante en titre, à une réunion donc Soi-disant très démocratique où Il nous a exposé-déroulé sa trouvaille toute récente de ce syndrome, prenant l'exemple d'une dame encore jeune - la soixantaine - arrivée par erreur dans son se(r)vice avec une unique pathologie et curable (genre un accident cardiaque), mise (donc sans soins, faut-il le dire) dans une chambre double, pour une fois pas dans une chambre de 6 grabataires mais avec une agonisante (non soignée non plus, faut-il également préciser, ipso facto laissée à mourir dans des souffrances atroces), et qui, selon Lui, se laissait glisser, ipso facto bis. Comme à l'issue de Sa brillante démonstration, le mec tenait, en Grand Humaniste, à Se montrer toujours autant à l'écoute du bas peuple, Il a ajouté d'un air de bienveillance supérieur(e) que toutes les remarques seraient bienvenues, même celles de la dernière [remplaçante de] femme de ménage, donc moi ... et donc, vous vous rappelez que bêtement, au milieu des crissements de toutes les chaises en train d'être repoussées violemment pour retourner fissa aux cafés, j'ai levée la main, déclenchant immédiatement un silence de plomb agrémenté d'une baisse soudaine de température de 20 degrés au moins en plein été, se reflétant sur les visages figés d'un glacial mépris unanime de toute l'équipe pressée de se barrer aux cafés et du cadre supérieur.

Si, je vous ai déjà raconté combien j'ai bafouillé ce jour-là, au milieu tout à coup d'un vide absolu, et de cette froideur glaciale émanant de tou(te)s, essayant ... d'expliquer 😳 que puisque la dame « se laissait glisser » [abandonnée] toute seule [sans qu'on la soigne] à côté d'une agonisante [dans des souffrances atroces], il était- serait peut-être ... possible [de la soigner pour sa pathologie et] de la mettre dans une autre chambre, sans qu'elle ait [à subir] la vision d'une agonie [aussi terrible] ... Comme le Grand Patron tenait à Son image de Grand Humaniste qui plus est ouvert au dialogue démocratique, Il n'a tout bonnement rien répondu, mais j'ai récoltée perso avec mon intervention immédiatement et pour la suite la haine de toute l'équipe « soignante », qui pour le coup s'est de suite relayée plus qu'efficacement pour que ni moi ni ma copine vietnamienne on puisse seulement approcher de la chambre ... et pourtant, je peux vous dire et je l'ai dit, que les aides-soignantes et les infirmières tenaient à leurs cafés ! Mais là, elles ont pris soin(s) à ce que cette dame ne soit jamais changée de chambre, et nous en empêchant l'accès, de vraies cerbères montrant toutes leurs dents - au cas où on oserait peut-être, à 10 mètres de distance et à travers le barrage de blouses immaculées, adresser le moindre sourire aux deux malades coupées de tout (je pense que les quantités et qualités des souffrances qu'ont vécues ces deux dames aux fins de leurs vies sont inimaginables, férocement gardées par des soignantes si soudées, et hyper intéressées à ce que personne ni rien ne vienne surtout les soulager, jamais), et elle est décédée je crois quinze jours après ... pour la plus grande fierté - réellement triomphale - de l'équipe, pour une fois réellement motivée, et, par dessus le marché, celle    du Grand Patron venant encore une fois par derrière à l'annonce de son décès me mettre Sa grosse paluche sur l'épaule, pour me dire avec un bon sourire cette fois-ci qu'Il n'y pouvait rien, que c'était comme ça, que bien sûr - évidemment cette « patiente » s'était laissée glisser : cqfd ... (l'autre dame est décédée je crois à peu près en même temps, mais on n'a jamais pu retourner dans la chambre, quoi que faisant tout le boulot partout ailleurs - et elle comptait pour du beurre, ou « juste » là, pour faire d'une pierre deux coups, donc dans leurs esprits : c'était de si peu d'importance) Oui, je peux dire que ce remplacement en gériatrie représentait en quelque sorte la quintessence de ce qui se fait en « médecine », à l'hôpital tout particulièrement, où des tonnes d'anonymes irresponsables en troupeaux mal-traitent les gens à qui mieux mieux en se tressant des lauriers - et les regards de haine pure que j'ai aperçus dès l'instant où j'ai levée la main m'en rappellent des centaines d'autres similaires : il suffit de dire à ces zombies qu'on PEUT soigner les malades pour déclencher immédiatement toute(s) leur(s) hostilité(s) - visiblement et vraiment, portées par une haine meurtrière ... en exécutant au(x) premier(e)(s) chef(fe)(s) donc les malades - et comme là, quasi la règle, avec tout le troupeau te regardant comme toi la criminelle → il y a quelque chose de totalement pourri dans le « royaume » de la « médecine » ...

Je rajouterai peut-être une conclusion d'allure philosophico-existentielle, j'aurais tant aimé écrire plus, disons pour l'instant que l'inversion totale des valeurs et l'hypocrisie monstrueuse qui règnent dans ce milieu, cette perversion totale consistant notamment à encenser des criminels et en étant leurs complices empressé(e)s, est bien visible ici - mais il est je dois dire un peu douloureux d'écrire tout ça, et j'arrive au bout de mes possibilités ; je dois surtout me remettre à éditer ma pièce, qui est déjà écrite, d'autant que le nouveau formatage est vraiment désespérant, on a perdu beaucoup-énormément en possibilités créatives pour avoir là aussi, des textes « propres sur eux » ... à se demander si ce n'est pas l'œuvre de cadres hospitalier(e)s recyclé(e)s : aucune subtilité n'est possible dans le choix des caractères, aucune originalité ne passe, l'image ne s'aligne même pas - illustre à peine le texte etc. il y a une perte de sens totale pour obéir à une présentation conventionnelle, c'est un véritable formatage qui tue toute personnalité/créativité ...

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