interlude : vive le patriarcat ... flamboyant

flamboyant, tu parles, quand tu vois les mecs ...

salut aminches excusez  l'emploi de ce terme connoté, « patriarcat », mais justement, tout le monde comprend - ceci dit le risque est de se choper des mensplaineurs comme dans mes précédents billets, disons, des paternalistes infantiles, des gros égos « mâles » de 6 ans d'âge mental, narcissiques se croyant tout-puissants « j'ai toujours raison » ⇒ n'importe quel mec même un évident imbécile qui ne connaît rien au(x) sujet(s), n'apporte rien à la discussion ... sauf Son sentiment de supériorité sur toi en toutes choses donc rien, du vide qui te déroule Ses discours pleins de haine et te rabaisse/t'insulte en affirmant que c'est du pur Amour, et bien sûr, qu'Il a le droit de te juger, de te dire quoi faire, et surtout, que tu ne peux que L'admirer laughing on commence à se dire que c'était [presque] plus évolué dans les années 70

mansplaining-grandiose-4-3-21

je continuerai après mes projets en cours, c'est juste un interlude, mais ils me font repenser à cette dame qui avait fait un malaise au théâtre, enfin surtout à la conerie autour  (la dame aussi doit s'en souvenir ...) → donc au beau milieu de la pièce, j'étais dans le fond, je vois un lentissime mouvement de foule, des gens qui s'agglutinent mollement et à bavasser au mépris des acteurs/actrices - et de tout le monde d'ailleurs,    je peux pas m'empêcher de me dire « zut, il doit y avoir un AVC ou un infarctus, c'est bien ma veine  (avec tous ces gens donc agglutinés, je suis bien consciente que pour ceux-celles qui les font c'est un million de fois pire, évidemment) » ... effectivement, j'ai dû forcer le passage parmi l'attroupement de reluqueurs/euses avides comme coulé(e)s dans du béton pour arriver jusqu'à donc la dame qui avait fait un gros malaise, de ci - de là - j'entendais des commentaires du genre elle aurait faites des convulsions ou pire encore plus c'est grave plus ça les amuse en général ... je vous passe la suite des avis experts ... ayant donc fini par arriver tout près quand même malgré toutes ces discussions « savantes » et ces blocages d'accès avec reluquages ininterrompus, y avait un mec® qui était déjà là et qui annonçait fièrement à la cantonade être un Docteur®, par politesse je me suis dite qu'il allait aider la dame et me suis reculée pour lui faciliter la tâche - malheureusement, pour constater que le tourbillon immobile était toujours là, à tourner autour de la victime pour bien profiter du spectacle (les véritables acteurs/actrices continuant sur scène, n'ayant pas le choix)

gif-nana-miso-28-10-18

voyant que rien ne se passait, j'y suis retournée un peu moins poliment et là vous me croirez pas aminches - la foule donc reluqueuse avide si, ça vous imaginez, mais je suis tombée si je puis dire, quand je pense à la pauvre nana sur le spectacle du - vieux - toubib (il était        en train d'expliquer à tout le monde qu'il était à la retraite, bientôt il allait nous parler      de sa résidence secondaire en Espagne ...) qui était au milieu du cercle de mateurs/euses, et presque quasiment assis sur les genoux de la dame, en train de la dévisager avidement littéralement sous le nez en même temps qu'Il était en train de faire Sa promo à la cantonade et surtout, avec un sourire d'intense satisfaction sur Sa face → devant une nana en état d'impuissance totale on se sent si puissant, c'est bien la PREUVE qu'elles sont faibles - tellement plus faibles que les Hommes, les Vrais laughing

troll-gif-29-2-20

bref je vous passe les détails, heureusement son frangin était là, on a pu soulever la dame avec sa chaise - et en décoller le vioc, qui donc jusque là s'était contenté c'est peu de le dire de la reluquer avec oui exactement le même genre de rictus, tant pis si c'est un infarctus donc, au moins on en profite bien ... et sans jamais oublier de dire et redire qu'on est, ipso facto, un Patriarche - on a pu l'emmener dehors, malheureusement la foule a suivi (la curiosité malsaine et la Schadenfreude m'ont toujours autant sciée que dégoûtée perso, mais passons) ... et hélas, 3 X hélas, le vieux aussi, vous me croirez encore pas ... pour se réaccroupir illico sous le nez de la « patiente » toujours avec Son sourire gluant, accessoirement m'empêchant de l'examiner correctement  (et d'ailleurs y avait une nana genre instit ou infirmière en train de m'expliquer longuement en me criant dessus de sa voix stridente ce que c'était et ce que j'aurais dû faire que de toutes façons elle m'empêchait donc de faire, le genre de nana qui avait déjà surtout rien dit contre Le Grand Docteur Voyeur mais qui s'est précipitée pour rabaisser de suite la nana qui ose être toubibe, c'est comme ça aussi que le « patriarcat » arrive sans trop d'efforts, à se maintenir) ... la dame a quand même eue de la chance, elle s'est remise assez vite et a pu fissa alors, on la comprend  s'arracher au vieux daigueullasse et rentrer chez elle ... quand je pense que cet abruti a osé me sourire - toujours de ce sourire à la fois supérieur et obscène qu'ils croient leur donner l'air intelligent - à moi aussi en affirmant, me prenant pour une/Sa complice aussi, que      « c'était un malaise vagal » - donc aussi incompétent(s) que lâche(s) → le frère de la dame et moi on n'a pas pu s'empêcher de le regarder comme un cancrelat ... bien sûr Il a pas conpris, du Haut de Sa Grandeur fantasmée, comme mes mensplaineurs ... bon je dois vous laisser aminches - ce matin j'ai plein ... mais je vous fais plein de bisous embarassed

mon-diable-zedevilinmi-26-2-17

après, je suis peut-être un peu bête,  c'est vrai qu'il y a des grosses ordures quelquefois des    très grosses, d'autant plus souriantes  dans la branche, " même " reconnues par leurs pairs, donc, bénéficiant de la solidarité masculine systématico-automatique, et donc, en sus, malheureusement, de l'écrasement souvent sub-total de pas mal de nanas en face (souvent, soumises d'elles-mêmes voire en admiration devant des crétins !!!) - " même " aux plus « Hauts » niveaux ... il y a largement suffisamment d'éléments de langage médical/médicaux pour faire illusion sur ce qu'ils font et même ce qu'ils disent  et vue la position donc de vulnérabilité totale des malades, qui sont « demandeurs/ses » ... pourquoi Se gêner après tout, quand on a le quéquette/en plus le titre, on voit très bien    déjà les mensplaineurs insulter les nanas en expliquant que c'est de l'Amour  innocentlaughing

mansplaining-encore-4-3-21

et " après " aussi, ce qui est terrible, c'est que c'est assez inconscient : le vieux daigueullasse très probable paternaliste gluant à l'état basal, y en a plein des types comme ça en médecine qui sont effectivement ravis d'écraser particulièrement les nanas malades et évidemment, qui ne se rendent pas compte(s) de ce qu'ils font  puisqu'ils se croient tout permis ⇒ pire, ils sont fiers d'eux et se croient des Hommes alors qu'il [ne] leur reste [que] le titre de médecins ... ce n'est même pas du sadisme donc, c'est de la bonne vieille      « domination » masculine, si facile dans notre société patriarcale donc où les autres mecs sont toujours hyper-solidaires et tellement de femmes aussi : comme je le disais des mensplaineurs qui pourrissent mes derniers billets, tout ce qu'ils disent et font il FAUT le trouver bien ... ces types sont donc en plus fiers d'eux en toutes circonstances, ne doutent de rien, et complètement inconscients au sens propre de leurs actes et dégâts ⇒ ils ont toujours raison, par ... principe, là où quelqu'un(e) qui a une conscience a toujours un maximum de doutes et de scrupules, a toujours peur de mal faire, et en plus, souffre de voir ce qui arrive aux malades du fait du défoulement des bas instincts des autres ... alors que les premiers n'en ont strictement rien à phouttre, la seule chose qui compte pour eux c'est le sentiment de leur propre importance : ce qui les blesse c'est quand on ne les admire pas (mais c'est vrai que là ils souffrent beaucoup ... et se vengent        à la moindre occase ...)  puisqu'il n'y a qu'eux sur terre ⇒ en médecine c'est une FAUTE grave de s'intéresser aux malades  (voir mon précédent billet sur la farce sinistre qui consiste à tout faire dans les études et à l'hosto pour [nous] apprendre le mépris des malades et      la supériorité du « corps » médical ... et de « nos » Maîtres, comme Ils aiment qu'on les appelle " même " quand ils font preuve de violence(s) inouïe(s) et s'appellent entre eux, toujours dans ce narcissisme en miroir à connotation homosexuelle, bien sûr déniée), l'espoir pourrait venir des femmes,    il faudrait qu'elles arrêtent de se soumettre à ce système  - il est vrai, bétonné ...

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