hélas, on est " bien " seul(e)(s)

on n'en SORT pas ...

salut, aminches  - je vous parlais dernièrement d'une secrétaire d'une médecin-conseil € (son " assistante " selon elle-même) qui sans se présenter-donner aucune info, attendait "rien" qu'au téléphone, que je lui raconte « toute mon histoire  » et qui, dis/cernant mal mon silence, a cru bon de m'asséner qu'elle « con-prenait bien que/combien ça DEVAIT être douloureux  » → encore une se voyant visiblement une grande psychologue à l'écoute, gonflant[e] [avec] son titre, pensant qu'il lui donne tous les droits, et que tu dois être  à son se(r)vice - sans oublier de [se faire] croire aider les autres/être une soignante ... dingue comme ces gens-là [en] arrivent tout le temps à inverser les choses ... du coup ça m'a faite repenser à une fois, dans les suites de cet accident de bagnole d'il y a longtemps et donc avec notamment des douleurs - suivies comme il se doit de plein de procédures et d'expertises, devant des « experts » € tous plus nuls et insultants/rabaissants les uns que les autres mais grassement payés par mes assurances donc pour m'exclure de mes droits  (certains, donc, [en] arrivant même à certifier que l'accident de bagnole avait pas existé,  ou même, à propos d'inversion(s), déduisant que les séquelles d'icelui et/ou douleurs en étaient les causes  - en clair, concluant que c'était à cause des douleurs que j'avais eu l'accident ... après, il suffit de dire que les douleurs sont d'origine psychologique, et donc les nanas, vous connaissez  que tu es hystérique par exemple, et les mecs sont contents : les nanas sont toutes des hystériques, dès qu'il leur arrive kèkchose c'est [de] leur FAUTE, de toutes façons elles conduisent comme des solanacées ... et en plus comme ça  - au(x) passage(s), plutôt, dirai-je  - elles sont pas indemnisées et finissent à la rue) (au mieux    on peut les ... bourrer de psychotropesdélabrants pour pouvoir dire qu'elles sont folles) 

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...

ça m'a donc faite repenser à une fois où j'étais allée parler de tout ça  avec une psychiatre  avec qui j'avais causé au téléphone du manque d'empathie des médecins, de la misogynie énorme dans la profession - donc trop facile de se défouler sur les malades femmes -    la nana avait bossé à l'hosto (à la retraite maintenant), on avait beaucoup discuté donc    à distance aussi, où elle me paraissait vachement vivante  → elle a fini par m'inviter     à passer chez elle, elle avait l'air de vouloir faire des trucs, et lutter contre la haine déjà misogyne, était d'accord de dire que par exemples, traiter les nanas mais d'hypomanes, de bipolaires, de borderlines rien que quand elles align(ai)ent deux phrases complètes était une honte pour la véritable psychiatrie je me suis pointée chez elle toute gaitte, me disant que oui, on allait pouvoir faire kèkchose, voire se rassembler à plusieurs pour pouvoir [plus]  efficacement, déjà, alerter ... malheureusement, arrivée sur place, une fois coincée - mes sacs sortis de la voiture, pompette avec l'apéro et crevée du voyage (et        à l'époque, avec mes douleurs), il n'est plus restée que la vacherie en nez fait : impressionnant oui le manque d'empathie en pratique(s) ⇒ la nana avait si bien menti/maniés des éléments de langage au téléphone !!!  - une fois de plus je me suis retrouvée face à une nana qui savait tout mieux que moi, qui avait même tellement plus souffert que moi, qui connaissait TB la misogynie (si bien qu'elle me hurla dessus pour m'intim[id]er de me taire, puisqu'elle Maîtrisait le sujet  - sous-entendu, que c'était pas la peine de faire quoi que ce soit contre), qui connaissait d'ailleurs tout le monde mieux que moi, qui parlait avec tout le monde tous les jours au téléphone ... bref, une fois de plus, j'étais tombée sur une je-sais-tout (agressive, et avec hurlements ... dès que tu essayais d'expliquer quoi que ce soit, car sachant tout tellement mieux que toi, donc)

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enfin je vous parle de manque d'empathie, c'était surtout/aussi la nana qui, m'ayant appâtée en me disant vouloir s'allier avec moi et d'autres ensuite, voulait me montrer qu'elle était plus forte que moi  - comme en plus de mes sacs et de mes douleurs, je lui avais dit être porteuse d'une autre pathologie, une fois certaine que j'allais pas repartir, elle a commencé à exiger le nom de la pathologie en question(s)  → comme je me suis cette fois-là montrée au moins aussi réticente qu'avec avant la secrétaire que téléphonique, elle a insisté lourdement en se mettant donc à crier qu'elle était [au moins] autant toubibe que moi, et pour être sûre, a rajouté qu'elle avait bossé comme infirmière aussi et aide-soignante à l'hosto  laughing ... comme elle était menaçante et hurlait vraiment très fort, que je respecte les gens qui ont bossé notamment pour payer leurs études, et surtout que j'étais crevée, je dois avouer que j'y ai donné le nom de la pathologie : ça  doit être la seule fois de ma vie que j'ai violé le secret médical ouf c'était que pour moi - enfin, que me con-cernant, je regrette mais finalement c'est une expérience après tout, parce que la nana j'ai de suite vu qu'elle connaissait pas du tout  (une patho qui décompense en cas de stress et donne donc en mode aigu une des urgences médicales les plus graves, une des plus urgentes) mais ça    l'a pas empêchée de continuer par la suite à faire comme si elle savait PLUS que moi

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après, y a des cinglé(e)s partout, et il faut reconnaître que les cris c'est surprenamment efficace  - elle a-vait effectivement  une puissance vocale sidérante - par contre oui, pour l'empathie, et même l'intelligence toute simple, on repassera  → suite à ce coup de stress, ça a effectivement décompensé un peu sur le mode aigu plus tard dans l'aprème, seulement un peu, avec juste  des nausées (mais ça donne de grosses nausées) ... je vous dis pas, la nana s'est pointée au beau milieu me sautant presque dessus avec son énergie véhémente (super, l'enthousiasme jovialissime quand tu es pliée en douze avec envie de vomir !) en affirmant de sa voix de stentor que C'ÉTAIT, donc, à TOUS les coups une hypo[glycémie] (... possible avec la pathologie, mais vraiment PAS le problème le plus aigu) en sautillant de oije sur place ... sans même me proposer de sucre - et ça l'a pas empêchée de continuer à causer [d'elle-même, de ses connaissances, de tout et de rien] plantée devant moi pendant des lustres à me lorgner pliée en 24, le temps que ça a duré  (j'avais évidemment emmenés mes médocs, j'ai eu le droit d'aller en prendre en vitesse - à ce propos, je vous dis pas comme elle mélangeait allègrement les classes et les doses    de médocs, elle aurait tué un régiment à elle toute seule) ... donc ni sussucre ni rien, avec une urgence vitale devant laquelle je me vois pas rester debout sans rien faire, et    il fallait surtout l'écouter causer en mode « moi, moi, moi, moi, moi ... moi ... » : à tous points de vues, c'est dingue, ce sont des gens qui vraiment, ne voient pas plus loin que leurs bouts de nez -  ils ne voient pas l'autre, ne consprennent pas ce qui arrive à l'autre

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après encore on a aussi parlé de ce qui tire la médecine vers le bas depuis 30 ans, non seulement la soumission aux gestionnaires et l'envahissement notamment de l'hosto    par les cadres, mais j'ai rajouté qu'il y avait eu aussi le découpage de la médecine (et, sub-séquemment, si je puis dire, des « patient(e)s ») en spécialités - lucratives et à responsabilités et compétences/connaissances de plus en plus limitées  évidemment, elle a fait comme si elle était d'accord  (savait ça aussi mieux que moi, toujours) : il est évident qu'un(e) psychiatre n'a jamais faite de visites à domiciles ou une sortie SAMU, c'est bien le problème de ceux/celles qui se croient tout(e)-puissant(e)s via leur(s) titre(s) sans savoir de quoi ils/elles parlent  ... OK pour le titre de Docteur(s), mais dans leurs spécialités perso je vois pas pourquoi un(e) spécialiste des trous de balles par ex. irait me faire la leçon sur les urgences à domiciles, à moi qui me suis cassée la binette en courant partout dans la campagne en gardes d'urgences - et même comme malade dans une autre spécialité que les trous - le(s) problème(s) étant que les abus sont plus que hyper-fréquents, et donc que même les médecins (en titres ... et même        en pratique(s)) violent le secret médical ... n'ont même pas conspris que ce/leur titre de Docteur les oblige à respecter ce secret - ce qui constitue quand même leur vrai pouvoir - et du coup, inversent tout en se croyant autorisé(e)s à le violer - et y en a beaucoup 

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ce qui est dingue, c'est que toulmonde se prend un peu pour la/la Maître/Maîtresse de l'Univers à ce compte-là, on va pas refaire la bataille généralistes-spécialistes non plus  (qui a été quasi-gagnée par les titres, puisqu'à peu près toulmonde trouve/pense que spécialiste c'est supérieur(e) à généraliste), mais même des généralistes qui ont fait des visites et urgentes à domiciles peuvent évidemment raconter n'importe ouate  le truc, c'est bien sûr de s'intéresser autre « chose(s) » qu'à soi-même] - à [ce] propos, je me rappelle d'une fois où , rondement en état de choc toujours à cause de cette maudite pathologie, j'avais appelée ma copine généraliste justement installée à la campagne,        la maman du village qui passe pour une excellente toubibe parce qu'elle baratine bien les gens/les brosse bien dans les poils en les dégommant par derrière, et qui MÉPRISE    les malades en les prenant pour des petit(e)s enfants daibilles, les nanas en les traitant mais systématiquement d'hystéros pour faire comme si elle avait des connaissances approfondo-pointues en psychanalyse, alors qu'elle-même ... bon ne violons pas sa vie privée ici  - bref, acculée et of course hyper-vulnérable dans cet état-là la france je l'avais appelée pour à TOUT hasard savoir si elle connaissait les doses de médocs que j'arrivais pas à trouver seule à deux doigts de caner, en fait(s) (malade c'est pas que t'es bête, au contraire, mais donc forcément, affaiblie à tous points de vue(s)) : après des années où je lui avais plus parlé en vertu de sa si haute estime d'elle-même couplée à sa haine des autres, la nana me prend [au téléphone] pas trop contente, car sachant que je suis pas    en admiration totale donc d'elle-même avant TOUT, mais très vite, ayant con-pris      que je suis dans la merdre reprend instantanément du poil, surtout que là, obligée, je lui ai donné le nom de suite puisque ça urgeait et que je [la] sollicitais [en tant que toubibe et] ses compétences supposées  → elle en a profité de go pour me dire que tellement de malades avaient cette patho  (c'est pas vrai, c'est une patho assez  rare, et bien  sûr, sous-diagnostiquée) et qu'ils/elles « vivaient TB avec  » (pas en état de choc, désolée) ... poursuivant, sur un ton très détaché toujours, en me demandant faussement intéressée    par ex. « si je m'étais fait(e)s beaucoup d'ami(e)s  » (je venais de déménager une fois          de plus) surtout pour me dire qu'elle en avait de si nombreux/euses  etc. etc. etc.

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donc c'est toujours un rapport de domination que veulent sans doute ces personnes,      le truc qui est assez étonnant toujours c'est le vide de sens qu'elles s'approprient en [te] demandant le nom des pathologies, puisqu'elles ne savent pas ce que c'est  (donc c'est sûrement pas leur(s) titre(s) qui va/vont les y aider, même pas la/les - supposée - pratique(s) ... vu qu'il y a ni empathie, ni même compréhension minimale de ce qui se passe) ... rappelez-vous, encore de ma position de [médecin] malade, quand hospitalisée dans        le se(r)vice idoine, même les spécialistes et encore des nanas dont c'est l'urgence princeps      de la spécialité se sont acharnées à vouloir dire que c'était pas ça  (heureusement que je m'étais faite faire la prise de sang qui prouvait la patho + l'urgence et tant pis pour les autres, parce que en ville aussi et à 800 bornes de là la spécialiste à qui j'avais donné les signes cardinaux de l'urgence le lendemain d'un état de choc encore à domicile avait voulu      à toutes forces que ce soit « une petite gastro » ... rien, quoi)  → il y a donc à la fois le désir de se rendre intéressante en donnant des noms de pathologies comme d'objets transitionnels pour se faire mousserde préférence pour que personne y cons-prenne mais rien en face, et un déni en béton pour dire que c'est pas ça quand c'est le/la malade qui s'approprie le nom  : l'autre n'existe pas, il/elle n'a pas le droit à la parole ni à la réflexion sauf à être un miroir avantageux pour celle/celui qui parle  - malade, donc acculé(e), il/elle n'a[urait] que le choix de donner des bouts de lui-d'elle-même, pour que le/la vantard(e) en face aie kèkchose à jeter à ses copains/pines ébaubi(e)s devant tant de Science ... on se jette perpétuellement aux têtes des bouts de personnes, quoi - c'est le principe des ragots (je dis souvent qu'on a l'impression d'être en cour de récré d'école primaire d'ailleurs  -      de mon point de vue(s) avec les petites pestes passant leur(s) temps à aller rapporter tout et n'importe quoi à leurs copines) et au(x) passage(s), rois à l'hosto, où les malades leur arrivent sur un plateau, donc ensuite découpé(e)s pour nourrir les spécialités/stes hors sol, et en plus avec tous les protocoles restrictifs montés par les cadres pour les réduire encore plus à des objets  : tu m'étonnes que ça souffre là-dedans, à brasser du vide

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ce qui est marrant, avec ces gens toubib(e)s ou pas qui [te] réclament des noms de pathologies donc sans savoir, parce qu'ils s'en phouttent, c'est qu'ils ont souvent une empathie féroce pour eux-mêmes, ne lâchent rien (Dejours parlait de sens moral proximal développé, contrairement au distal) → enfin c'est toudsuite parce qu'ils croient que tu vas faire comme eux, en jeter des petits bouts en pâture au(x) troupeau(x) pour dire que tu as vu l'ours et te rendre intéressante ... (après, à l'hosto, où toulmonde joue aux Docteurs, toubib(e)s inclus(e)s, c'est pareil, pas étonnant que les cadres aient eu/ont tant de succès) ce qui est dingue c'est qu'ils sont toujours frustrés parce qu'en plus, ils veulent que tu les trouves intelligents, mais tu peux pas  ... mais n'arrêtent pourtant pas de se vanter de tout savoir sans rien cons-prendre et par ailleurs de se balancer des bouts de diagnostics/j'ai vu le nounours sans que ça veuille rien dire - et s'ennuient : j'avais lors de mon premier stage d'interne un « chef » chirurgien excellent, qui d'ailleurs se prenait pas pour Le Chef, qui s'intéressait avant tout aux malades, les soignait vraiment et par ordres d'urgences, en plus pas violent/pas caractériel etc. et par dessus    le marché hyper beau mec, eh ben figurez-vous qu'il intéressait personne ... même        les infirmières l'évitaient !!!  → jamais il aurait violé par exemple  le secret médical, passait pas son temps à bavasser/cafter/ragoter donc, ni même frimer ... personne ne l'aimait - parce qu'il allait pas rapporter des bouts de pathologies/de diagnostics pour aller alimenter les cancans du groupe, cette espèce de non-partage mais qui soude les troupeaux de soi-disant(e)s « soignant(e)s » qui se croient intelligent(e)s en ne sachant même pas de quoi ils/elles parlent  - pour l'immense majorité on dirait que c'est presque « vital  » rien que ces violations du secret, même sans savoir qu'en faire, regardez avec le/la Covid : dès le début il fallait absolument que ça passe dans la Loi ... quitte à embaucher en catastrophes n'importe qui avec environ le bac pour constituer les fameuses « brigades sanitaires  » ... bienvenu(e)s les aminches dans un monde    sans réflexion possible, avec que des protocoles, des titres, des classements et donc      des exclusions, des troupeaux de mouton(ne)s où personne ne reconnaît l'autre et de petit(e)s soldat(e)s, un monde technocratico-formaté où tout devient systématico-automatique, avec au(x) sommet(s) [que] les plus friqué(e)s qui y échappent - mais que pour un temps

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