... Donc continuons avec ce pauvre malade victime d'un infarctus servant de faire-valoir (les deux) (et télévisés, et même, vus de très loin) au jeune toubib du samu tortillant fièrement des fesses nommé Prof par ses semblables, qui a pas manqué de (nous) le rappeler au moins toutes les 12 secondes, le temps qu'Il s'est épanché devant la caméra pour (nous) faire part de Ses Immenses intelligence, réussite et empathie → donc les poules auront des moustaches ou des barbes le jour où ce genre de toubibs con-prendra que les maladies ou les accidents c'est pas rigolo, que c'est pas fait pour les amuser et qu'en plus les malades ont autre chose à penser que de les remercier toutes les 6 secondes d'exister
Et évidemment, le temps que le Prof a pris pour se pavaner devant le pauvre mec écrasé de douleur sur son canapé, pour aussi lui tirer les vers du nez en voulant lui faire avouer qu'il était coupable de stress (ce que j'appelle le raisonnement inverse, ce n'est même plus : stress ⇒ infarctus, mais infarctus ⇒ stress ⇒ la FAUTE des malades) (... au lieu de soigner la maladie, on accuse les gens de présenter des facteurs de risque) puisque le patient avait d’emblée eu tout faux en répondant qu'il ne fumait pas → vous avez pas vu l'irruption du toubib, en pyjama/blouse immaculés repassés dans les plis, son sourire carnassier, fondant sur le pauvre terrassé de douleur, affirmant d'entrée de jeu " sans doute que vous fumez ? " - c'était bien le moindre de ses soucis non seulement c'était déjà large du harcèlement, mais on voyait en plus en appui du Professeur l'équipe du samu se trémousser derrière lui, deux infirmières toutes gaittes aussi, papillonnant sur place en pyjamas virginaux également, et hochant des têtes avec des airs entendus à chaque étape supplémentaire de son interrogatoire ultra-policier
Donc en fait je le crois pas, mais c'est ça qu'ils appellent [avoir] de l'empathie, le con-frère et les infirmières, venir montrer qu'on sait des choses en se pavanant devant un malade qui entre parenthèses souffre l'enfer en affichant des sourires satisfaits alors que c'est UN INFARCTUS (et même, moins satisfaits quand le malade " avoue " qu'il ne fume pas) - bien sûr sans se donner la peine de se présenter et en prenant immédiatement possession des lieux aussi, et, était-il besoin de le préciser, sans fournir à la personne la moindre indication de ce qui lui arrive pour bien la maintenir dans un état d'infériorité (en plus de bien se montrer solidaires en face, soudés dans un " savoir " commun → mais à ne pas-jamais " divulguer " au commun des mortels), immédiatement la gratifier d'un interrogatoire plus policier que médical en voulant lui faire cracher ce que l'on " sait " déjà, donc sauf qu'on n'a rien cons-pris au film ... Avec tout ça, dans ce show télévisé à la gloire d'un samu lambda sur lequel je suis malencontreusement tombée, on aurait dit qu'ils se trouvaient malins de surtout pas se précipiter pour soulager la douleur ⇒ donc on les voit partir sur une urgence pour longuement se pavaner devant, montrer qu'on connaît le diagnostic sans le donner, poser les questions dont on est sûr qu'on connaît déjà la réponse ça coince un peu parce que le malade ne répond pas comme on le voulait mais passons - on ne donne surtout jamais aucun élément qui pourrait soulager ou véritablement rassurer le malade en mettant des mots sur ce qui lui arrive, et, sans avoir jamais fait montre non plus de vouloir soulager la douleur qu'il ressent, mais on se montre rassurés que ce soit bien un infarctus (mais sans rien dire au principal cons-cerné) → tout ça, donc, ce serait de l'empathie, ils " souffriraient avec ", alors que ça ressemble bien plutôt à une couillonnade du début à la fin, et dans cet extrait télévisé que j'ai vu des exploits de ce samu lambda, il n'y avait que leurs sourires forcés pour faire difficilement croire à un semblant de cons-passion y a qu'eux qui y croient, même si dur comme fer
Cerise sur la chantilly : le pauvre sur son canapé avec son infarctus, une fois terminé le cinéma du Prof pour lui faire avouer son stress cause qu'il avait fait son infarctus, a été laissé ensuite aux mains des infirmières qui attendaient que ça pour faire leur cinéma à elles mais tout en étant déjà ravies bien sûr de l'interrogatoire au dernier degré qu'il venait de subir → il a encore fallu supporter de voir les nanas se trémousser aussi jusqu'à lui, minaudant avec des mines confites toujours d'un savoir supérieur, inaccessible au vulgum pecus ⇒ si le type avait espéré que des infirmières soient plus attentionnées, c'était même pas la peine d'y songer autrement qu'en fantasme et là on était en plein cauchemar, on les a donc vues s'avancer vers lui en tortillant toujours avantageusement des postérieurs à l'instar du Maître trônant un peu à l'écart de ses troupes (car je pense incapable de poser une simple perfusion) et d'une seule voix pointue ou peut-être légèrement en décalé pour que ce soit plus appuyé ordonner : " vous ne bougez surtout pas, c'est à nous de faire (tout) le travail " avec toujours ces fameux sourires entendus, entre elles et avec le Patron mais aussi le reste du public donc toujours pour SE/nous montrer qu'on sait que c'est un infarctus et qu'il ne faut faire aucun effort en même temps, les infirmières ne manquent jamais une occase de dire qu'elles travaillent NB et en même temps aussi c'est le lancement officiel des protocoles ⇒ quelle OIJE de tout interdire aux malades !
En fait tout du long de cet extrait de réalité-show qui m'a paru durer des heures même si je n'ai tenu que quelques minutes, et moi SANS infarctus on a finalement plus que l'impression que le pauvre patient est plus qu'un paillasson pour l'équipe → on dirait qu'il sert au toubib déjà à se/nous prouver qu'il a bien validé son cursus (facteur de risque principal des maladies cardio-vasculaires = le tabac, comme par ex. le malade était pas obèse il a pas pu l'informer qu'il était gros - n'enfonçons pas le diplômé en lui rappelant qu'il ne fumait pas, comme ça se voit pas forcément qu'on fume c'est possible de se tromper) mais surtout, on remarque bien ce défaut fondamental que l'on retrouve chez beaucoup qui ont fait des études : à savoir, croire tout Maîtriser et oublier que leur savoir provient directement de leur objet d'étude, ici des sujets vivants ↔ des êtres pensants, mais que l'on transforme en " esprit " en objets inertes/insensibles
Eh oui, le savoir c'est en permanence un échange et un partage, sûrement pas figé mais qui se renouvelle avec chaque personne que l'on examine/soigne, et là on se retrouve avec des " professionnel(le)s " qui n'échangent et ne partagent qu'entre/avec eux/elles-mêmes, et qui excluent le malade → même l’empathie n'est plus qu'un élément de langage, toujours pour se/nous prouver qu'on travaille bien quand on vit dans un monde de preuves, c'est que ça marche pas alors même qu'on voit bien que les souffrances de la victime leur sont indifférentes, et que son statut d'être pensant/parlant lui est dénié - il doit entrer dans des protocoles et on dirait presque que toubib et infirmières sont fiers de ne pas penser - ils/elles ont en nez fait des " réponses " prêtes d'avance, genre donc " il faut avoir de l'empathie " " on a de l'empathie " alors que tout au plus ils/elles ont de l'empathie inverse, pour eux/elles-mêmes rien que leurs sourires givrés sur leurs faces signent leur impossibilité à sortir d'eux/d'elles-mêmes → on ressent bien le grand moment de solitude vécu par le malade
Sur ce oui je sais qu'il y a de grands moments de solitude chez les " soignant(e)s " aussi, puisque les malades ne sont jamais comme ils/elles voudraient qu'ils/elles soient et que leurs symptômes LES EMBÊTENT → je vais devoir vous laisser hélas, je reviendrai peut-être avec des smileys et des images de nouveau, je sais pas mais surtout en attendant je vous fais à vous, pas à ceux/celles qui n'ont de l'empathie que pour eux/elles et qui voudraient comme Narcisse un monde à leur image où régner (un peu seul(e)s, oui) plein de bisous