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Billet de blog 27 juin 2022

à propos des violences gynécologiques ... et médicales

billet en construction publié le 26 vers minuit (j'ai rassemblé mes commentaires récents, je vais encore corriger, enrichir et mettre en ordre ...)

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j'ai écouté le début du témoignage de la 3ème plaignante contre la secrétaire d'état : donc la jeune femme explique que cette gynéco, lors de sa consultation pour [son] endométriose, a appuyé notamment brutalement et longuement sur des lésions ... qui était déjà objectivées par une IRM qu'elle lui avait apportée (et qu'elle l'avait, pour commencer, faite se dénuder, assez entièrement, sous-entendu sans nécessité(s)) → c'est là un immense problème en médecine, enfin malheureusement pas pour la grande majorité des « professionnel(le)s » qui y œuvrent : une sorte de déni de réalité, et c'est vrai qu'on a du mal à croire que c'est - plus ou moins - inconscient ... tellement ça paraît évident aux malades, par contre - qui ont, pour en arriver là, déjà « dû » subir de longs parcours des combattant(e)s (en faits, des calvaires) - que le/la Grand(e) spécialiste ne va pas encore une fois appuyer sur des lésions qui les font tant souffrir (voire sur lesquelles il est dangereux d'appuyer ...), quand elles sont en majorité déjà connues depuis des lustres, et surtout donc quand elles sont déjà mises en évidences par des examens complémentaires ...

d'ailleurs, on dit bien en médecine « primum non nocere » (c'est « bien » de le dire, c'est encore mieux de l'avoir compris et de le faire, et perso, hélas, je ne sais combien j'ai vu(e)s de collègues tripoter triomphalement des fractures évidentes, des abcès, des tumeurs, donc des lésions au minimum, hyper-douloureuses ... quand ils/elles ne l'ont pas fait sur moi-même ...) (et ce n'est pas parce qu'on se dit en pointe sur l'endométriose par exemple, qu'on ne pratique pas d'examens brutaux) → la cause en est sans doute(s) pour commencer l'absence d'empathie (qui est immensément répandue [déjà] à la base : faut-il expliquer qu'avoir de l'empathie ne signifie pas faire des risettes et « discuter » en torturant les gens ... euh, hélas, si, en faits il faudrait) - et aussi l'incapacité/la difficulté à raisonner scientifiquement (raisonnement qui n'est pas si fréquent, et ce ne sont pas non plus les études, par exemple, de médecine qui l'encouragent/le font se développer, c'est même plutôt l'inverse - donc avec un enseignement académique hors sol qui bourre les crânes de données figées, à distance(s) des vivant(e)s et de leurs fonctionnements, destiné surtout à nous apprendre la soumission aux titres/hiérarchies et aux institutions ... qui conduit in fine la majorité des médecins à se croire/se sentir, une fois leurs diplôme(s) et titre(s) obtenus, à leurs tours tout(e)s-puissant(e)s/tout(e)s-sachant(e)s, face(s) à des malades nécessairement soumis(es) pris pour des objets : j'en ai beaucoup parlé déjà) (les malades sont eux/elles souvent bien plus conscient(e)s du primum non nocere - empathiques envers eux-elles-mêmes et capables de raisonner : notamment, de hiérarchiser les priorités - que les médecins ...)

(NB il n'est d'ailleurs pas besoin d'être médecin pour donner dans l'abus de « pouvoir(s)» sur titres : j'ai déjà parlé aussi de « l'enseignement » que j'ai suivi à 13-14 ans - d'une indigence extrême - ayant conduit à l'obtention du diplôme de secouriste ... et de ma sidération devant l'attitude des autres - désolée - se prenant [déjà] pour des super héros avec leur papier en poche prêt(e)s à se précipiter sur n'importe quel(le) blessé(e) ou malade en ne sachant strictement rien faire, une énigme ... là où perso je me disais que j'avais surtout entrevue très brièvement toute l'étendue de ce que je ne savais pas [et faire])

de plus, donc le patriarcat médical se maintient, toujours par cooptation quasi exclusivement masculine aux postes de pouvoirs, virilisme et mentalité paternaliste rétrograde voire misogynie féroce, et pas seulement de la part des médecins hommes : ... hélas aussi, parce que la plupart des femmes médecins y obéissent - et peuvent être toutes aussi violentes que les hommes, « donc » pour grapiller des miettes de pouvoir(s) - il y a donc au minimum ce virilisme hyper répandu en médecine (qui consiste à TB supporter les douleurs ... des autres), soit un rapport de pouvoir, aussi, et pratiqué par imitation, par effet de troupeau → ce sont des « attitudes » qui ne sont jamais ... discutées, il y a un déni massif de réalité(s) ici - juste les évoquer déclenche des réactions violentes : on est au cœur des vrais problèmes ... concernant cette gynécologue, elle travaillait dans le se(r)vice et « sous les ordres » de Daraï, qui violait littéralement et sodomisait (connotation homosexuelle évidente notamment chez nombre de chirurgiens hyper virilistes, et massivement déniée comme par hasard : ce sont de « vrais [Grands] hommes » - d'ailleurs Daraï était gynéco donc « aime les femmes ») hyper brutalement des ... « patientes » écartelées jusque devant des cadres (!!!) pour dé-montrer sa ... « puissance » : les violences « devaient » y être ... consensuelles

cette misogynie, ce virilisme incluant la culture du viol, sont donc consubstantielles du fameux patriarcat triomphal (à tous prix - pour les femmes), hélas aussi, parce que la plupart des femmes médecins y obéissent - et peuvent être toutes aussi violentes que les hommes, « donc » pour grappiller des miettes de pouvoir(s), voire encore plus misogynes → dans le cas de Daraï, [en plus des « patientes »], il n'y a que deux jeunes internes femmes à avoir dénoncées ses violences sexistes proprement inouïes, mais en essayant de rester anonymes ... espérons qu'elles n'ont pas été sanctionnées : il n'y a pour l'instant pas de mouvement qui parte notamment des femmes médecins, qui sont exposées à des sanctions lourdes quand elles alertent - même sur des assassinats - tellement les collègues, personnels de santé, hiérarchies diverses et l'ordre sont dans cette « culture » misogyne et de « domination » (facile) - et le problème supplémentaire avec la médecine est que ceux/celles sur qui sont exercées ces violences sont en situations de vulnérabilité(s) (il y a un fossé rien qu'entre les gens en bonne santé et les malades ...), face à un système verrouillé où tout le monde se couvre (par exemple, le secret médical est opposé aux ... malades, les courriers échangés derrière leurs dos difficilement accessibles, voire décryptables avec des faux diagnostics, allant jusqu'à des dénis - et toujours des inversions de responsabilités - répercutés de médecin en médecin etc.) → comme dans les violences sexistes et sexuelles ailleurs dans la société, on retrouve donc l'inversion des responsabilités et des fautes partout - en partant de l'inversion du raisonnement scientifique et des valeurs

oui, parce que ça commence dans l'enseignement, qui s'acharne à réifier des « patient(e)s » dont la/les parole(s) pourtant, a/ont fondée et font/feraient évoluer la médecine (comment aurait-on compris les symptômes et les maladies si les malades n'avaient pas commencé par les décrire ?), à inverser les phénomènes vivants pour les transformer en données rigides ... ça continue dans les institutions, où les titres « permettent » d'abuser de personnes qui sont en situations de vulnérabilités, de violer leurs vies personnelles et les harceler « d'interrogatoires » sous prétexte d'empathie quand elles sont acculées de souffrances, « autorisent » la torture sous prétexte d'examen « médical » souvent équivalent de viols (rappel : rien que la dénudation forcée est le premier stade de la torture, dans la définition qui en est fournie par toutes les ONG) ... et ça se termine par des « refus de soins » très fréquents (surtout maintenant que la médecine doit être « rentable ») sous divers prétextes (voir les refus de prises en « charges » des « facteurs de risques » sous le Covid, ou le traitement spécial réservé aux personnes âgées, qui constituent des inversions totales de l'éthique de la médecine, les malades devenant - pour finir - à son service), qui sont en faits des assassinats [sur]qualifiés - et parmi eux, très fréquents, les féminicides médicaux donc en lien avec le patriarcat, qui utilise de pseudo-diagnostics tels que la fameuse hystérie, la « dépression » inversant la faute, et tous ses dérivés tels que la bipolarité ou ... l'accusation d'être borderline/cas « limite » ... pour faire taire spécifiquement les malades femmes et les traiter subtilement mais de folles ce sont de véritables assassinats pluriquotidiens, banalisés, institutionnalisés, donc en refusant des soins voire en administrant en plus des substances toxiques (psychotropes en premier, mais aussi mésusages de beaucoup de médicaments) pour punir les femmes qui « se plaignent » soi-disant abusivement, donc toujours avec cette inversion des responsabilités ... qu'on connaît donc [partout] ailleurs

la misogynie règne encore en médecine, les plaintes déposées contre cette gynécologue seraient l'occasion enfin de parler de toutes les violences faites aux femmes en médecine - qui concernent aussi les malades hommes, réifiés également : le féminisme, qui je le rappelle revendique l'égalité femmes/hommes et non pas la domination des unes sur les autres, pourrait être l'occasion de détricoter enfin ce virilisme haineux qui persiste donc encore dans toutes les disciplines - et les violences sexistes et sexuelles en médecine sont en faits un rapport de domination basé sur de la haine (tel que le viol qui domine et humilie), et à ce titre, pratiquées par les femmes médecins aussi (donc dénudations inutiles, reluquages et actes brutaux/douloureux « pratiqués sans y penser », encore plus humiliants quand touchant les organes sexuels ...) → je mettrai perso un seul bémol : j'ai une amie qui bosse dans un très bon service, que les gynécologues femmes tiennent maintenant et en travaillant presque 24h/24, donnant [tout] de leurs personnes, hyper-attentives aux femmes et notamment à leurs douleurs : elles ont remplacés peu à peu les hommes qui tenaient le service avant (souvent par la terreur, misogynes, méprisants, eux), travaillent mille fois mieux qu'eux ... et je dois dire qu'elles essuient nombre de plaintes dont certaines sont carrément loufoques (certaines pensent même à arrêter et à changer d'orientation) ... les retours misogynes parfois féroces, de partout, des « patientes » aussi, sur les médecins femmes ne sont pas rares [du tout], quelquefois/souvent il n'y a que le titre qui nous protège : il y a (toujours) [beaucoup] plus d'exigences envers les femmes, qui sont aussi plus « accessibles » (et dans ce service) - alors que les médecins hommes, les fameux « Grands [vrais] Docteurs » ... qui étaient/sont d'une arrogance et d'une brutalité sans noms, à l'origine d'actes allant « donc » jusqu'à [de] la barbarie, ont été/sont très souvent épargnés ... 

l'autorité des femmes est [toujours] contestée en médecine, souvent renvoyées justement à des spécialités « féminines » telles que la gynécologie - la pédiatrie (la médecine scolaire, de « prévention » etc.) : ont le droit de faire ce métier mais en ne s'occupant de préférences que des femmes et des enfants - et d'ailleurs, comme je l'ai déjà écrit x fois, « infirmière c'est tellement mieux, elle peut s'occuper de ses enfants » (et bien sûr, de son mari ...) ... sous-entendu, c'est ça qui compte avant tout  → et c'est marrant, un peu comme avec le travail domestique invisible, elles se tapent souvent le plus lourd du boulot - perso je m'occupais toujours des urgences les plus graves et je supervisais les plus grosses sorties SMUR/SAMU quand je bossais à l'hosto - pendant que les mecs jouent aux [super] héros et s'ennuient, et que tout le monde les glorifie (même quand ils ne font rien) ... un type caractériel voire complètement paranoïaque qui fait n'importe quoi sera/est vu-reconnu et par tous les personnels vraiment comme un Grand Docteur, là où une femme médecin qui osera faire un soupçon de début d'embryon de remarque sur un travail complètement bâclé passera illico en conseil de discipline et aura droit non seulement à tous les qualificatifs misogynes usités en général, mais sera qualifiée, en plus, de ... « mauvais médecin » (sic), alors que justement, elle travaille bien : toujours l'inversion de sens - et j'ai déjà dit (et répété) que nombre de collègues se rabaissaient et se rabaissent [d']elles-mêmes devant leurs collègues hommes et avec les infirmières à entretenir la légende du care, et surtout, à partager avec les équipes des ragots si typiquement « féminins » (accessoirement, rabaisser la médecine elle-même à de la médisance sur les dos des malades correspond donc à des violations du secret médical, que certes, les personnels partagent et dont ils raffolent ... pour se croire des Docteurs : toujours, toujours, l'inversion de tout) ... donc être médecin est un métier, qui ne consiste pas en bavardages surtout mignons, mais une femme qui sera/se montrera professionnelle sera souvent immédiatement accusée de ne pas l'être : on lui serinera qu'elle n'est pas un bon/un vrai Docteur, parce qu'elle ne se sera pas montrée « maternante » ... et suffisamment bête → bref, encore et toujours renvoyée avant tout à l'image que doit donner son genre : elle est « sensée » être superficielle, même menteuse-manipulatrice et fausse, bavarde en ne disant rien d'important, idiote & belle de préférences, doit rester soumise aux hommes - et rivale des autres femmes, incapable de prendre des décisions seule etc. cette « culture » misogyne est vraiment partout, à tous niveaux

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