les malades pris(es) comme des objets

et les éléments de langage médical qui les excluent ... les transforment en RIEN(s) ... une essentialisation vers l'inertie, qui condense (et institutionnalise) la perte de sens

salut mes coco(tte)s d'amour  embarassed - oui, normalement l'objet de la médecine c'est les malades → mais qui sont/restent des sujets, en faits ... c'est ça qui sidère ceux/celles qui se prennent pour des grand(e)s Docteurs innocent et croient TOUT savoir de manière figée     et définitive : les malades sont obligé(e)s d'avoir eux/elles de l'empathie pour eux/elles-mêmes, c'est-à-dire de s'intéresser aux symptômes qui les envahissent et qui sont évolutifs, alors que ces Docteurs en face, conssidèrent que c'est en quelque sorte acquis  fixé  surprisedles enferment dans des diagnostics plus ou moins exacts dont ils/elles ne démordront plus ... et ce qui les intéresse c'est de se balancer des éléments de langage médical aux têtes, pour paraître tout Maîtriser, se faire reluire les un(e)s les autres, se sentir au-dessus tongue-outde tout ça cf. le narcissisme des petites différences de Freudounet®, d'entretenir oui leurs narcissismes en miroirs etc. donc en se servant des malades un peu comme de balles de ping pong  frownen en disposant comme d'objets, donc ... ces dernier(e)s, vivant et décrivant leurs symptômes      et tout ce qui se passe, ne les intéressent pas puisque n'utilisant pas le vocabulaire médical " savant " élaboré et enseigné pour mettre leur(s) souffrance(s) à distance, qui signe l'appartenance à une élite bien entendu non-malade à laquelle les " soignant(e)s "  innocentdonc préfèrent appartenir, bref en parlent d'une manière vivante et évolutive, qui plus est clairement compréhensible, qui les forcerait  surprised à s'impliquer dans les processus

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or déjà pendant nos études, tout est fait pour nous éloigner du bas niveau des " patient(e)s " en nous bourrant les crânes de données " scientifiques " sans lien avec le/la vivant(e)  undecided justement " → on apprend par ex. l'anatomie par cœur sans savoir à quoi elle sert, sans faire le lien avec            la physiologie → zum Beispiel le squelette sans parler de ses points de fragilité qui privilégient certaines fractures plus que d'autres, histoire(s) surtout qu'on ne réfléchisse pas : on saura ce que c'est mais pas comment ça arrive  frownen nous montrant des pathologies " abouties ", " prestigieuses " plus c'est grave mieux c'est laughingspectaculaires et maximales sans se poser la question du début des symptômes ni de comment ils sont ressentis, en ne parlant jamais du rôle et encore moins du vécu du médecin, toujours à distance, toujours en Hauteur, savant(e)-sachant donc ayant toujours indiscutablement " Raisoninnocent en bâclant la thérapeutique, en omettant de parler des traitements des douleurs  etc. → tout est axé sur le descriptif mais vu de l'extérieur, ou d'un point de vue détaché et supérieur, " comme si " les malades étaient donc, des objets inertes privés de parole - et sinon, les " élites médicales " et leurs hiérarchies sont elles portées aux nues → les titres se suffisent à eux-mêmes et les spécialistes donc les plus éloigné(e)s des malades sont présenté(e)s-vu(e)s comme les plus " grand(e)s " Docteurs ⇒ ce qui est logique dans ce système wink

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le langage " savant " sert donc à se montrer les un(e)s aux autres comme ils/elles sont " intelligent(e)s " - et ça, même si ce qu'ils/elles disent ne VEUT absolument RIEN dire et que personne n'y conprend RIEN - c'est fait pour faire cons-s'en-sucent  → ça MARCHE donc aussi avec le grand public non malade qui se croit à l'abri voire du côté du manche  tongue-out - voire de dire, décomplexé(e)s, que les malades ont rien surprised comme on l'entend souvent - en plus, devant un(e) malade/une(e) traumatisé(e) on peut TOUT dire effectivement tongue-out - aux proies déjà avec sa double ou triple sidération et/ou ses symptômes ⇒ à la limite, plus c'est con et plus c'est gros mieux c'est, ça ajoute à la sidération devant leurs coneries undecided ... et on pourra donc continuer à se faire mousser devant ... kèske que tu veux dire devant une blouse  immaculée  innocent qui vient avec son sourire supérieur par ex. dépiauter ta vie privée/rigoler de ce qui t'arrive etc. et se targuer en même temps d'être " empathique "  tongue-out - et du même COUP en direction de ses collègues qui évidemment, approuveront, pour apparaître empathiques aussi  laughing ... on pige bien qu'un(e) malade ou un(e) blessé(e) aux prises avec      ses symptômes/son choc frown ne va pas pouvoir leur EXPLIQUER en plus que l'empathie c'est se sortir les doigts  laughing et de " descendre à son niveau "  surprised → et c'est ça qui les énerve    - lorsque quelqu'un(e) commence malgré tout à expliquer ce qui lui arrive - zB si tu parles    de tes symptômes et de ta souffranceça les obligerait à t'en soulager/faire kèkchose, alors que de te coller un diagnostic leur permet de se sentir " savant(e)s "  innocent en face(s)

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on a donc dès les études en fac et les stages à l'hosto la transformation d'une parole vraie, vivante, évolutive en éléments figés de langage médical qui met à distance les " patient(e)s ", servant à souder les " soignant(e)s " en face entre eux/elles, dans un entre-Sois confortable et gratifiant, tel le serpent qui se mord la queue  laughing → perso je sais que        par exemple à l'hosto je parlais aux/avec les malades en français et que ça énervait énormément les " équipes " et mes collègues, on te voit comme une traître quand tu veux partager avec les gens - ou même leur expliquer - vus comme des intrus dans ces lunes de miel perpétuelles entre    " soignant(e)s " ... d'ailleurs même en tant que nana se gargariser de termes médicaux® rien que devant les infirmièresça marche, on te prend pour une grande Docteur  innocent quand même (je veux dire : même si tu es une nana et même, évidemment, " si " tu racontes n'importe ouate  wink) ⇒ ça signe ton appartenance au groupe et d'ailleurs, c'est en troupeau(x) qu'on se défoule le mieux sur les plus vulnérables ... après, autant qu'avec le langage, on peut jouer des titres et des statuts pour dire avoir tout conpris en face de malades - qui eux/elles donc se débattent déjà avec leurs symptômes → qui n'arrêtent pas eux, d’évoluer  frown

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avec la soumission actuelle officielle au fric et aux gestionnaires, le langage médical s'appauvrit, se déconnecte de plus en plus de la réalité complexe pour entrer les malades dans des protocoles déshumanisants simplifiés, pré-formatés, immédiatement rentabilisables  money-mouth → les spécialités sont de plus en plus nombreuses, morcelées et parcellaires, les symptômes de plus en plus découpés petits et saisis dans l'immédiateté, hors de tout contexte - les " patient(e)s " leur arrivant sur un plateau - technique - selon l'ordre d'arrivée souvent des lustres après au détriment de leurs vécusmême plus fonction de la hiérarchisation des priorités  frown (les urgences n'existent quasiment plus puisqu'il n'y a plus que l'entrée/le rapport d'argent et les apparences/ce qui se voit immédiatement à un instant t déconnecté de l'histoire des patient(e)s qui comptent), déjà classé(e)s  en pauvres ou riches uniquement ... l'exclusion (avec leur rentabilisation, quand même) des soins des malades non rentables et leur aliénation/réduction à un silence total se faisant avec " l'aide " très intéressée  money-mouth notamment des psychiatres, qui ont toujours voulu être reconnus comme des vrais Docteurs corps & âmes (cf. Foucault® avec les " experts " money-mouth psys envahissant les prétoires et le " médico "- légal), bizarrement en pathologisant mentalement toute la population et à la fois en infiltrant toutes les spécialités médicales (sans les pratiquer) en niant la réalité des atteintes du corps (puisqu'ils/elles n'y connaissent rien ⇒ c'est rien, ou plutôt, psychiatrique  money-mouth) ⇒ les psys créent des et leurs besoins, des clientèles captives en niant les vraies pathologies et en étiquetant/enfermant les malades dans des items, et justifient leur existence en les transformant en malades psys ⇒ on a des  patient(e)s qui pourront toujours attendre → on ne s'occupera plus d'eux/elles, ils/elles ne sont là que comme supports à des discours " médicaux " quasi délirants, des projections sans fin, et pour en tirer le maximum de fric réduit(e)s à l'impuissance totale, dont les vraies maladies et bien sûr la souffrance - bref, la parole est annulée, qui seront surmédiqués mais de psychotropes  money-mouth s'ils/elles persistent à vouloir parler, pour être doublement sûr(e)s les médecins allié(e)s à de la mauvaise psy, qui ont perdu tout sens de leurs rôle et travail d'être inaudibles surprised mais en proie(s) à des discours donc délirants en face (les éléments de langage " médical " et psychiatrisant surtout re-couvrant les abus de " pouvoir " surprised ⇒ les malades sont parlé(e)s/écrasé(e)s, mais pas soigné(e)s) → la parole des malades est dite systématiquement anormale frown ... alors que les fausses/folles affirmations déconnectées du réel du corps " médical " reflétant une incompréhension totale de l'autre sont annoncées comme savantes innocent donc vraies et définitives

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je suis toujours dans les préparatifs de mon déménagement les aminches  embarassed moi qui adore les intrusions et les histoires de pognon je vais être servie laughing j'essayais de mettre au jour des réflexions sur l'opposition entre une parole encore vivante (celle des malades ayant de l'empathie pour eux/elles-mêmes du fait de leurs symptômes) et le langage mort-figé des " soignant(e)s " (n'ayant que de l’empathie inverse → que pour eux/elles-mêmes) - comme il n'y a pas    de communication possible et encore moins de partage, on peut redouter qu'il ne reste que des syndromes-étiquettes-protocoles-procédures pour enfermer les malades  frown (et les rentabiliser), qui de toute façon n'ont plus du tout voix aux différents chapitres, et les gestionnaires money-mouthdéshumanisant(e)s aussi, tenant le haut du pavé ... sur ce, je dois vous laisser, je reviendrai ça va être un peu chaotique à mon niveau aussi et en attendant je vous fais plein d'énormes bisous  embarassed

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