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Billet de blog 27 août 2018

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Salut les potes → c'est évident qu'en l'absence en général de tout travail psychothérapique ou analytique sur soi-même, et même du moindre enseignement valide à la fac sur la psychologie de base dans le cursus - qui est donc néfaste/pathologique en lui-même au sens strictement scientifique en transformant son objet d'étude(s), les maladies de l'être humain et les moyens d'y remédier, en une entreprise d'occultation de la parole des malades, croyant ainsi OBJECTIVER les SYMPTÔMES - on se retrouve à l'issue des études avec une majorité de médecins qui se croit toute-puissante et " pense " que dès que le/la malade parle, c'est que pour dire des coneries (et pour qu'on puisse croire tout [mieux] savoir, l'autre doit se taire) ... alors que les symptômes ne prennent sens que s'ils sont ressentis  😉 (en grande partie ...) (et regardez comment la flambée des technologies médicales fait écran, et comme dans les hostos on s'acharne à tout faire entrer dans des protocoles - comme Procuste, rien ne doit dépasser - qui doivent avoir FORCE de loi) (finalement, on dirait que toutes ces longues études ne visent qu'à souder les " sachant(e)s " autour d'un langage " scientifique " sans réplique possible, et à faire disparaître les malades en tant que personnes - n'existent que leurs symptômes, mais dans le vide, sans savoir quoi en faire d'ailleurs, puisque donc aussi la thérapeutique est évoquée en fin de cursus de manière presque confidentielle, comme s'il était indécent de parler de ce qu'on pourrait faire pour soigner les gens ... ce serait redescendre au niveau des malades, alors qu'on se sent si bien au-dessus, au chaud dans la cons-frérie, à gloser entre Nous)

beaucoup de médecins n'ont pas l'esprit scientifique* déjà à la base, ce qui n'est certes pas amélioré par les études où on est sélectionné(e)s sur du " par cœur ", les étudiant(e)s devant recracher tout ce qu'on leur a fait entrer de force dans la caboche sans jamais se poser la question de ce qui sera utile ou non pour leur pratique future, deviennent finalement incapables d'observer et d'appréhender ce qui se passe - et ce qui est une entreprise d’annihilation de tout sens critique ne va déjà pas les aider à saisir ce qui est important, ou moins, dans ce qu'ils/elles auront sous les nœils - sans compter qu'avec l'accumulation de données ingurgitées, l'esprit de synthèse n'est pas non plus sollicité : on a donc des têtes (bien) pleines mais qui ne savent pas se servir de leurs connaissances, ces carences camouflées par l'hypertrophie langagière du vocabulaire médical, qui peut très bien tourner à vide, utilisé entre initié(e)s se jetant aux têtes des termes techniques hyper-scientifiques, à prétention/visée de description objective mais à la fois déconnectés du vécu des malades, et sans jamais dire ce qu'ils/elles vont faire concrètement, sans jamais s'engager → le médecin est pourtant censé soigner  😉

* à propos d'absence de tout esprit scientifique, rappelez-vous quand j'avais 18 ans et que je me suis fracturé grâce à un accident de moto un métatarsien pile au niveau d'un point d'appui du pied, suite à ça on m'a pas mis un, mais 53 plâtres consécutifs avec  le bitoniau pour marcher sur la fracture ⇒ pendant 3 ans on m'a faite marcher sur un morceau de métal coulé dans le plâtre et astucieusement disposé pile sous le foyer de fracture  😀 sans que jamais aucun interne, orthopédiste ou même gypsothérapeuthe comme on les appelait se demande pourquoi ça consolidait pas ou pourquoi ça se recassait

c'est vrai que l'enseignement est conduit selon les désidératas de la caste des Profs de fac, et une grande première partie des études est axé sur les sciences dites fondamentales, qu'on doit ingurgiter sans rien y cons-prendre et sans qu'il y ait rien à y cons-prendre → je me rappelle des paroles assassines du Prof sadique de physique en début de 1ère année : Il  promettait qu'Il allait nous coller à l'exam (avec) un sujet daibille à bien sûr apprendre par cœur, il fallait donner l'angle selon lequel un col du fémur à partir d'une certaine contrainte se casserait → voyez comme c'est en lien avec la pratique quotidienne, plus tard quand tu sortiras comme médecin sur une chute en urgence, tu emmèneras forcément ton rapporteur pour calculer l'angle selon lequel la vieille dame s'est cassée sa hanche en chutant dans sa baignoire - et pour nous prévenir, Il  😚 s'est retourné vers nous dans l'amphi en hurlant : " Si vous ne me donnez pas le bon résultat à la 3ème décimale près, je vous recale " - voyez sur quoi on est sélectionné(e)s (non seulement ça cons-finait à l'absurde, mais il suffisait donc d'apprendre le résultat par cœur jusqu'à la xième décimale) - ledit Prof s'étant d'ailleurs livré plus tard dans l'année à une autoparodie de ses propres cours lors du bizutage, qu'il avait inauguré en blanchissant le tableau de problèmes et de chiffres totalement délirants, et figurez-vous que tout le monde avait fébrilement recopié Ses élucubrations même si ça n'avait ni queue ni tête sans se douter de la supercherie : il avait dû lui-même s'interrompre pour annoncer que c'était finalement une blague ⇒ donc une excellente autoparodie, sauf que ça prouvait qu'il se rendait bien compte de l'incongruité et de l'inutilité de ses cours, et par la même occase se moquait de lui-même et de ses étudiant(e)s sans vouloir rien y changer - donc déjà une caste, dont la plupart des appartenant(e)s sont des fonctionnaires nommé(e)s à vie et pour beaucoup, qui n'ont jamais fait une seule visite de malade à domicile ; de plus, il y a une surenchère permanente entre spécialités qui veulent toutes briller les unes plus que les autres, ce qui les conduit par la suite à nous montrer les pathologies les plus spectaculaires possibles, comme si les malades comme des fleurs au stade terminal de leurs maladies ... allaient se précipiter  😀 pour venir nous les donner en pâturedonc le point de vue et le ressenti des malades est complètement occulté : on peut dire que tout l'enseignement de la médecine conduit a effacer les gens et le contact humain qu'on pourrait avoir avec eux - je vous ai déjà raconté que quand j'ai bossé sur ma thèse (sur les soins aux personnes en fin de vie à domicile), j'ai repris les choses à L'ENVERS - selon leurs critères - en partant de ce qui gênait les gens au quotidien pour essayer de savoir en plus ce qu'on pourrait faire pour eux chez eux, à leurs domiciles, et qu'on m'a sanctionnée pour ça (un Prof de santé publique pour qui les gens étaient des numéros, qui n'avait rien compris au sujet et que j'avais été obligée de mettre dans le jury pour qu'il puisse avoir des points comme Maître de Recherche, que je n'avais jamais vu pendant la préparation de ma thèse, qui ne m'avait jamais aidée pour mon travail, tout juste bon à s'envoyer les petits fours et le mousseux dégueulasses  😀 que j'avais péniblement payés en faisant des gardes de nuit à la campagne pour financer tout ça  🙁

pour ces tenant(e)s formaté(e)s de la science " dure " évoluant en cercle fermé qui ont FORCÉMENT raison (or c'est bien là que commence et finit la Bêtise, la vraie  😉), les malades n'existent même plus, puisque investi(e)s de la vraie Science les médecins savent mieux, voire d'avance ce qui leur arrive - et y a peu de contradicteurs/trices  😉     et donc d'ailleurs les Docteurs souffrent peu la contradiction,  non pas parce que cons-trairement à ce qu'ils/elles croient, ils/elles détiennent la vérité absolue, mais parce que tout bêtement les patient(e)s en face qui jouent leur survie, donc attendent respectueusement (même si scié(e)s aussi par ce qu'ils/elles entendent de leurs cas et en restant bouches bées, car pour les plus médiocres des médecins    en titre(s), pouvant donc raconter n'importe ouate) la fin de leur(s) délire(s) pour être soigné(e)s  

par ailleurs, outre l'absence totale de réflexion et de recul sur nous-mêmes  😉 dès le début de nos études et notre maintien durant des années dans un état préadolescent la France sans révolte possible, les études nous plongent dans un état de sujétion totale  🙁par rapport à des personnalités psychopathologiques extrêmes montées au cocotier,    j'ai nommés les dits grands patrons, souvent complètement paranoïaques déchaînant leur violence sur les plus faibles, à commencer par les malades, et donc aussi les étudiant(e)s pour les terroriser, tout en s'autoproclamant des humanistes venus éclairer le monde : on nous montre comme modèles de médecins des types narcissiques-voyeuristes et sadiques ne sachant même plus écrire une seule ordonnance  😮 ou soulager la douleur, et qui ne sauraient pas s'occuper d'un simple malaise à domicile, simplement parce que personne n'ose les interrompre quoi qu'ils disent - pas la peine de se demander pourquoi tellement font pareil dans leurs petits cabinets, une fois leur titre obtenu ... d'autant qu'on nous rabâche que le plus important est l'appartenance au corps médical, et la soumission à la hiérarchie : les généralistes qui sont les plus proches des malades  😉et qui pourraient faire beaucoup pour eux/elles commencent par s'écraser devant      les spécialistes et les institutions, qui n'ont qu'une vision hyper partielle et maintenant comptable  🤑 des situations et du vécu des maladies dans leurs vies de tous les jours  🙁  

pas étonnant dans ces conditions que je me soie retrouvée face à " ma " toubibe, donc hyper narcissique aussi, sans aucun recul sur elle-même, devant perso subir à chacune de ses longues consultations miroitantes un flot ininterrompu d'autocongratulations servant aussi de tirs de barrage à la moindre de mes tentatives de parler ce qui était gênant pour moi, mes symptômes : la nana, ce qui lui reste, comme à tant d'autres dans la profession, c'est son désir-sentiment d'appartenir à la cons-frérie (le jour où elle tombera malade, ce sera aussi de très haut, de son piédestal, échafaudé par elle-même aussi) en se servant de ses client(e)s comme boucs et chèvres émissaires (et faire-valoir particulièrement dans mon cas, puisque moi étant " tombée " malade elle pouvait se dire meilleur médecin que moi - ça cons-fine à une sorte de folie, de maniaquerie du genre très solitaire finalement mais ils/elles ne s'en rendent même plus compte depuis longtemps) pour se sentir supérieure  et incluse-acceptée par le cercle de Ses collègues médecins  😕 ça dure ce que ça dure ... mais donc incapable de se con-fronter à la parole des malades puisque donc tout l'enseignement est fait pour la dévaloriser, et la nana incapable évidemment de hiérarchiser les degrés d'urgence puisque n'écoutant plus rien → avec elle c'était complètement dingue mais vraiment représentatif - un phénomène particulièrement abouti : moins tu écoutes les malades, plus tu te sens un(e) bon(ne) médecin (signe des temps, la médecine sans les/sans se préoccuper des malades c'est particulièrement " réussi " grâce aux technologies médicales donc aussi  ⇒ il faut non plus seulement de beaux diagnostics et de belles pathologies  😕 mais de belles mesures, de belles IRM, de beaux prélèvements d'ADN, ou de tout ce qu'on voudra, sans savoir ce que ça donne au niveau des malades - et surtout de leurs vécus/ressentis  😮) 

en plus de ça rajoutez les pathologies individuelles qui ne peuvent qu'être renforcées par nos études, le but de celles-ci étant l'appartenance à une " élite " renfermée sur elle-même et solidaire pour se couvrir, et le milieu " hospitalier " toxique aussi → donc à la fac il n'y a ni sélection sur la motivation des étudiant(e)s pour faire ce métier, ni de réelle formation en/à la psychologie,  " juste " souvent des énumérations de symptômes là aussi qui permettront de cataloguer les malades, toujours eux/elles, et encore moins de thérapie(s) persos bien sûr, même pour les psychiatres ce n'est pas obligatoire, à CROIRE que ÇA leur fait peur : un médecin ne peut pas être malade, et on fait l'impasse sur les névroses voire les psychoses des étudiant(e)s dès le départ - et à l'hosto, n'en parlons pas, les plus éloigné(e)s des malades, grands patrons et cadres, qui peuvent être de vrai(e)s psychopathes, détiennent le haut du pavé et sont présenté(e)s donc comme des modèles de POUVOIR, pour l'exercer sur leurs inférieur(e)s, pas pour (améliorer le sort) les malades, jamais  🙁⇒ là aussi les malades sont vécu(e)s comme des corps étrangers au se(r)vice qui tourne pour lui-même - pour qu'on le dérange le moins possible : or, la maladie dérange - mais que ce soit dans les études ou les services, tout est aplani, voire réduit à néant, la parole, les souffrances, le devenir des malades, tout est indifférent - ne comptent que les égos nichés dans les hiérarchies successives (et pendant que ces égos bien planqués se défoulent sur les plus faibles, hospitalisé(e)s et étudiant(e)s, oui c'est une espèce de pouvoir de vie/de mort dans des conditions iniques puisqu'il est absolument impossible de se révolter en face - les technocrates  🤑 empochent le pognon grâce au flux ininterrompu de malades - c'est bien foutu) 

l'attitude de " ma " toubibe complètement infantile, narcissique en diable, se croyant    la meilleure des médecins du coin ainsi qu'admirée par ses collègues, en méprisant au passage ses patient(e)s tout en refusant de les entendre, comparable à tant d'autres, me force à revenir sur excusez-moi l'organisation de nos études et de la médecine en France, en un sens c'est vrai, cette nana  😚 est un produit exemplaire d'un système qui broie    les malades et qui " évolue " pour son propre compte, " prestigieux " : plus y a de la distance par rapport aux malades, plus c'est " prestigieux ", expliquez-moi ça  😕          → c'est vrai qu'il faudrait revenir déjà sur l'organisation de ces études, avec aussi un numerus clausus édicté par des profs de Fac qui sont à mille lieues du terrain et de ses besoins, qui montent les spécialités en épingle alors qu'elles devraient être au service des généralistes, et sur cette prétention inhumaine de faire de la médecine une science dure détachée des malades, ce qu'elle ne doit pas être en réalité : je me demande ce qui leur fait tellement peur dans les malades ... on finit par se demander si toute la médecine elle-même n'est pas et de plus en plus organisée pour venir le moins possible en aide à ceux-celles qui en ont vraiment besoin, " juste " pour faire vivre un corps de métier autosatisfait en abusant du malheur des plus vulnérables - ce serait ça, la classe  😮

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