la médecine (devient) un déni de la réalité

salut mes coco(tte)s d'amour  embarassed - récemment ma nana à son boulot a croisé une gynéco  money-mouthqui a lâché comme ça, subitement, si je puis dire : " (actuellement), les médecins (n')ont plus de khouïlles "  surprisedet donc encore, la nana en question(s) bosse essentiellement en maternité, où certes il peut y avoir des urgences catastrophiques, voire les pires des urgences, mais où " majoritairement ", on gère des événements heureux quoique on dit : donner la vie, alors qu'il serait plus correct de dire qu'on donne la mort, seule certitude en ce bas monde, mais ceci est un autre débat ... je sais pas si, disons que je suis pas sûre du tout que les toubib(e)s  kissaient plus de courage que le reste de la population - les lâches s'y camouflent très très bien - je crois plutôt que ce sont les malades, de tous temps, qui ont été obligé(e)s d'en avoir  frown

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toutes nos études, déjà, les études de médecine, pourraient presque se résumer à l'esquive " glorieuse " des problèmes  frown qui pourraient se poser : les malades en sont évacués, pendant une bonne moitié ou les 3/4  surprised du cursus on noie le poisson en nous faisant avaler des sciences dures quasi sans rapport avec le vivant ou avec le terrain et      on nous montre les pathologies les plus spectaculaires possibles, comme si les gens arrivaient comme des fleurs au stade terminal de leurs maladies pour nous les montrer    et puis rentraient chez eux mourir sans plus nous embêter  smile - la thérapeutique est expédiée en fin de 6ème année comme si c'était un module accessoire, la médecine générale est dévalorisée (même si l'appellation de " spécialistes en médecine générale " est venue se coller comme un sparadrap pour en rassurer certain(e)s  undecided) et toute la profession s'aligne sur les spécialités les plus éloignées de la vie quotidienne et des souffrances des malades - et sur la hiérarchie qui privilégie les patrons  money-mouth les plus hautains et déconnectés du domicile, où les gens désirent être soignés ... surtout, surtout, on prend bien garde de ne jamais nous demander quelles sont nos motivations pour faire ces métiers - de peur de l'indigence des réponses que les profs risqueraient d'obtenir, ou par crainte de découvrir de vrai(e)s passionné(e)s qui auraient le feu sacré ? ⇒ les deux sans doute, c'est probable pour ça que la soumission à tout un ordre patriarcal est la priorité et le but ultime de tout ce remplissage de crânes  undecided oui à vous dégoûter définitivement de toute vraie curiosité scientifique - quand je parle de vie qui se transforme en mort

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→ je parle souvent de ma première nanalyste, la spychiatre  money-mouth celle qui me mettait tout le temps en garde contre mon hypothétique  yell désir de toute-puissance (!!!) alors qu'elle voulait qu'en vertu  innocent de ses titres de psychiatre donc Docteur  tongue-out je la croie omnisciente  undecided(et qui sortait des énormités que bien entendu je n'avais pas le droit même de relever, puisque je n'avais moi aucun titre ... !) ( à la fin de mes séances chez elle, alors que j'allais être interne, elle m'a même sorti un truc du genre : " quand vous aurez votre diplôme, vous pourrez tout vous permettre " !  surprised) - je crois qu'en médecine on a les pires des lâches, puisque - et c'est basique  innocent - c'est si facile de se croire fort(e)s devant des gens - les malades - hyper vulnérables et en demande de soins ... mais il faut encore que les études nous formatent - et à l'hosto tout le poids des hiérarchies - pour qu'on pense que c'est normal d'enfermer les malades dans des catégories et des cases, de nier leurs souffrances et de nous croire en plus des dieux/déesses en face pour avoir tout cons-pris  

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le pire des tabous reste encore la/les douleur(s), qu'on a pourtant les moyens de soulager actuellement, et même depuis longtemps, même si c'est forcément imparfait (la recherche  money-mouth par ex. sur les antalgiques n'étant pas vraiment encouragée et sur le sujet encore moins, on se débrouillera avec ce qu'on a ... ou pas) → à priori c'est pourtant simple, les malades ont mal, la médecine est là pour les soulager, eh ben non, il faut encore que se créent et se taper des échafaudages de théories pseudo-scientifiques  tongue-out avec pour une fois appel à de la psychologie mais de bazar pour enfoncer encore les patient(e)s en français dans leur caca  frown pour dire donc que c'est psychogène, ou alors la résultante de dysfonctionnements cérébraux à corriger puisqu'on est des Maîtres qui traitent des sujets forcément inférieur(e)s  tongue-out - bref pour dire que la/les douleur(e) n'existe(nt) pas en tant que telle(s) ⇒ être " savant ", ça revient à nier la réalité, à se croire plus fort(e)s qu'elle - et " en même temps ", concrètement, à se prendre sa bytthe sous le bras et à se tirer avec pour aller (s'écouter) causer ailleurs

run-away-monty-gif-7-5-18

perso je ne compte plus, ayant eu donc pas mal d'ennuis de santé et les douleurs y afférant, le nombre de cons-frères  kiss à qui je suis allée gentille-ment montrer ce que j'avais, les mecs me reluquant mâlement pouces dans les bretelles-mentons virils en avant, comme disait ma nana aussi, les gens attendent souvent la dernière limite pour consulter (qui n'est certes pas la dernière limite de la médecine, quand je me rappelle les pathologies hyper spectaculaires sur diapos à la fac, devant lesquelles personne ne se demandait comment les malades avaient pu tenir jusque là) tout bonnement parce qu'ils ne veulent pas se montrer en état d'infériorité - on ne veut pas faire de grosses généralités, mais je suis sûre que vous voyez ce que je veux dire  wink pour se barrer après en se l'étant mise sur l'oreille, ayant bien joui  laughing et de mes douleurs et de la situation oui d'infériorité où je me trouvais - sans rien prescrire, est-il vraiment nécessaire de le préciser  wink → et ça, c'est vu comme du courage dans la profession  undecided bon, entre mecs, c'est vrai que descendre une nana c'est bien vu  undecided

bisous-monty-gif-8-5-18

non mais je me disais, à propos d'histoires de lâcheté, de déni de réalité et de camouflage, c'est vrai que ça s'est aggravé zum B. avec les IRM, les malades ne sont plus que le support d'images qui doivent être les plus parfaites possible et les malades, sages comme  wink         - à la fin, on peut se demander si ne resteront que des discours autosatisfaits ... et les malades, totalement abandonné(e)s ... excusez ce pessimisme, en plus je dois vous laisser mes ami(e)s  frownmais je reviendrai, et en attendant je vous fais tout plein de gros bisous d'amour  embarassed

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