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Un de ces baby-boomers tant décriés.. L'important est ailleurs. Dire d'où politiquement on parle. Quelque part entre Marx, Bakounine, Murray Bookchin et Wendy Brown mais aussi Ursula LeGuin et Jackson Browne.

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Billet de blog 1 décembre 2018

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Entre deux Samedi jaunes.

Le pouvoir macronien pourra-t-il encore longtemps utiliser les gilets jaunes dans sa communication au mépris de toute réalité.

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Ainsi terré dans son bunker élyséen le petit a vu Samedi dernier des "scènes de guerre" sur l'avenue voisine. Au cas nous ne l'aurions pas su nous avons a confirmation que le sieur Macron n'a jamais mis les pieds sur un champ de batialle ou même une manifestation un tant soit peu dure.

Pas fâché de voir "la plus belle avenue du monde" -que je déteste cette ridicule appellation marketing- livré aux "casseurs" le pouvoir a pu se repaître des quelques images rediffusées en boucle toute la semaine pour monter en épingle des incidents dont le bilan humain et matériel n'a rien à voir avec d'autres événements comme par exemple la manifestation du Premier Mai. La concentration des manifestants sur les Champs Élysées   était plus que prévisible et probablement prévue. Elle a permis de forcer la communication sur tout le mal fait aux entreprises du tourisme et de la restauration, à l'économie en général et, crime suprême, à l'image du pays dans le monde. La meilleure réponse est venue des gilets jaunes eux-mêmes qui se sont contentés d'ignorer la communication gouvernementale et de continuer leur petit bonhomme de chemin rond-point après rond-point.

Le pari de demain, Premier Décembre, de permettre à la fois l'activité économique et la manifestation peut sembler étrange tant les deux risquent d'être contradictoires et la clientèle assurément peu nombreuse. Il sera toujours possible de protester de sa bonne volonté après coup si les choses tournent mal. Mais ce faisant ce pouvoir fait des Champs Élysées, vitrine du luxe français sur lequel les yeux et les caméras seront braqués le lieu de cette spécialité nationale qu'il déteste : la contestation. Il donne à voir une manifestation comme une sorte de curiosité locale qu'il faudrait venir voir ou regarder à distance. La somme d'arrières-pensées dans cette opération est colossale. Que préféreraient-ils? Une manifestation misérable ou des incidents en cascade? Par contre ils maintiennent ainsi la fiction d'un affrontement central entre un mouvement qu'ils n'arrivent pas à cerner et le gouvernement. IL appartient en fait au mouvement lui-même de sortir de cette confrontation stérile et sans doute de retourner dans le pays continuer à construire la résistance.

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