Toulon, troisième

Et de trois. Pour ceux que le rugby ne concerne pas le troisième titre de champion d'Europe d'affilée pour le Rugby Club Toulonnais n'a ni importance ni intérêt.

Il est pourtant représentatif d'une époque qui a abandonné depuis bien longtemps l'esprit d'un jeu résumé ainsi par Giraudoux : “Une équipe de rugby est composée de huit joueurs forts et actifs, deux légers et rusés, quatre grands et rapides et un dernier, modèle de flegme et de sang-froid. n’est-ce pas là la proportion idéale entre les hommes?”.

Nous avons vu hier le triomphe (définitif ?) du "rugby de brutes" induit par le professionnalisme,  l'argent télévisuel, promu par l'ex-ministre de Sarkozy Bernard Laporte dirigeant de Toulon. Les profils des joueurs sont de plus en plus indifférenciés du fait de l'importance croissante de la force physique. Les véritables vedettes des clubs deviennent les propriétaires qui jouent à la vedette ultra-sensible et se font filmer dans les vestiaires ou comme à Montpellier semblent avoir comme objectif principal de coller leur nom au fronton d'un stade.

Et dire que j'aime toujours ça.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.