L'impérialisme US est officiellement de retour.

Les mots pour justifier la création de la "Space Force" sont clairs : domination.

Il y a quelques temps Donald Trump a réclamé la création d'une nouvelle arme à l'égal de l'armée de l'air,  "US Air Force", et de la marine, "US NAvy". Que n'importe quel pays choisisse d'organiser sa force militaire comme il le veut relève de son domaine de responsabilité. On peut même comprendre que la spécificité des techniques du domaine d'action qui concerne aujourd'hui essentiellement les satellites nécessite des méthodes, des qualifications, des structures spécifiques. La dimension d'emblée universelle d'une telle armée pose cependant d'entrée la question de la coopération internationale. On ne s'étonnera pas que Donald Trump ne l'ait pas posée. 

Alors que l'on pensait que l'idée pourrait bien être captée et peut-être enterrée par un Pentagon peu désireux de se faire dicter ses plans par un président en qui il n'a sans doute qu'une confiance limitée elle vient de ressurgir. Le vice-président Mike Pence a officiellement annoncé le plan de mise en œuvre de la "US Space Force".

Rien dans le plan ne semble particulièrement remarquable mais les mots pour en décrire la nécessité mérite que l'on s'y attarde.  Ils proclament non seulement a nécessité d'une présence dans l'espace mais de la domination des États-Unis d'Amérique. Cette fine équipe a donc trouvé le moyen de dire clairement, sans détour, sans périphrase, qu'ils sont les maîtres du monde.

Peu après l'élection de Trump j'évoquais mon souhait de manifestations contre "Trump-La-Peste" à l'image de celles contre Ridgway en 1952. Elles sont maintenant d'actualité.

 

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