Censure israélienne au Guardian?

Nathan robinson, éditeur du magazine de gauche "Current affairs" a été viré du Guardian où il écrivait occasionnellement après avoir critiqué la politique de l'état d'Israël.


Dabord les faits.

Le 10 Février, comme tous les jours, je fais ma tournée quotidienne des médias anglophones (et autres). Pas de surprise s'ils sont massivement de gauche et de tendances diverses. Le temps quand je supportais de lire tous les jours les insanités de droite est passé. La fatique m'a usé. Parmi mes repères habituels et en tête de la chronologie de mes consultation, fidèle au poste, solide se trouve le Guardaisn. Je passe ensuite de l'autre côté de l'Atlantique. 

Dans le dernier peloton se trouve "Current Affairs", le magazine fondé il y a quelques années par Nathan Robinson. Très souvent intéressant et stimulant ses articles alimentent utilement la réflexion. Ce jour-là je suis étonné de voir le logo de "The guardian" en tête de l'article.  Nathan Robinson explique qu'il vient d'être viré de sa position de chroniqueur occasionnel par le journal après avoir critiqué la politique d'Israël à partir d'une comparaison entre les montants des efforts financier des Etats-Unis d'Amérique en soutien à cet état  (20 % du budget militaire d’Israël selon lui, je n'ai pas vérifié) et de la lutte contre le COVID-19. Il détaille ensuite le processus qui a conduit à son éviction. Il ne cache pas qu'il n'a peut-être pas été tactique dans sa manière de réagir en voulant manier d'abord le sarcasme et supposant que ce serait immédiatemetn compris par les gens en face. Mais l'hypocrisie manifeste de son dorénavant ex-employeur, gêné dans un premier temps n'est pas allé jusqu'à accepter les excuses formulées ensuite par Robinson. Après des semaines de non-réponses à ses propositions d'articles il a fini par appeler son correspondant pour s'entendre d'abord dire que les tweets émis dans la polémique et retirés depuis, plus que le contenu même des articles, avaient indisposé le responsable du fait de leur contenu anti-israëlien. Et que donc il était viré.

Moi-même lecteur en ligne cotisant du Guardian j'ai exprimé mon insatisfaction au journal dont j'ai reçu une réponse tellementt inconsistante qu'il est préférable pour tout le monde de ne pas en parler. 

Je considère encore ce journal comme une source importante d'information sur le domaine anglophone, îles brittaniques, Commonwealth et Amérique du Nord en particulier. Mais cette situation me laisse dans l'expectative. 

Puis-je continuer à donner de l'argent à un média qui 

-se comporte de cette manière,

-ne tolère pas la critique d'Israël?

Et je ne suis pas le seul à avoir remarqué ceci.

 

 

 

 

 

 

 

 

être pas été tactique dans sa manière de réagir. Mais l'hypocrisie manifeste de son dorénavant ex-employeur, gêné dans un premier temps

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