La fin de l'A380, une bonne nouvelle.

La décision d'arrêter la fabrication du gros porteur pourrait être une bonne occasion de parler enfin sérieusement de transition écologique, moins de bagnole, moins d'avion, et moins d'emplois associés pour le bien de tous.

Airbus a donc annoncé après une préparation médiatique soignée sur plusieurs jours la fin de la production de son plus gros avion présenté il n'y a pas si longtemps comme la huitième merveille du transport aérien qui allait encore une fois mettre Boeing au pas.

Et voilà. On va de toutes parts blâmer les erreurs marketing, la lenteur de décision, les erreurs de conception mais bien rares seront les voix raisonnables à s'élever.

La transition écologique et la simple raison devraient pourtant nous amener à ces simples conclusions : l'overdose de  voyages aériens alimentée par une furia touristique délétère qui dévaste les territoires et déstructure les sociétés du monde entier doit cesser.  La consommation de combustibles fossiles n'est pas seule en cause. L'effet destructeur du tourisme n'est plus à démontrer.

De même l'automobile dans les pays développés pourrait se développer sur un modèle si différent du notre, durable à base de modules interchangeable d'un modèle à l'autre.

Pourquoi ne pas venir à ces modèles de mobilité sobre ?

1-La finance n'y trouve pas son compte qui a besoin de consommation maximale pour engranger des dividendes.

2-Les différents pouvoirs se fabriquent, entre autres,  dans les  grandes machines bureaucratico-industrielles à grande concentration de capital (cf point précédent).

3-L'emploi, grand alibi de toutes les horreurs économiques, y perdrait des plumes.

Il nous est maintenant obligatoire de penser le travail autrement sans nous précipiter sur la première concentration industrielle qui va servir d'abord à dévier des flux financier vers ceux qui ont déjà tout.

 

 

 

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