Des faux airs de campagne électorale... le monde change-t-il ?

Arbetlose Marsch - a yiddish song © bolschewiks
Arbetlose Marsch - a yiddish song © bolschewiks
Ejns, tswej, draj, fir, arbetlose senen mir,

nischt gehert chadoschim lang
in fabrik den hamer-klang,
‘s lign kejlim kalt, fargesn,
‘s nemt der sschawer sej schon fresn,
gejen mir arum in gas, wi di gewirim pust-un-pas.

Ejns, tswej, draj, fir, arbetlose senen mir,
on a beged, on a hejm,
undser bet is erd und lejm,
hat noch wer wos tsu genisn,
tajlt men sich mit jedn bisn,
waser wi di g’wirim wajn gisn mir in sich arajn.

Ejns, tswej, draj, fir, arbetlose senen mir,
jorn lang gearbet schwer,
un geschaft als mer un mer,
hajser, schleser, schtet un lender,
far a hojfele farschwender.
Undser lojn derfar is wos? Hunger, nojt un arbetlos.

Ejns, tswej, draj, fir, ot asoj marschirn mir,
arbetlose, trit noch trit,
un mir singn sich a lid
fun a land, a welt a naje,
wu es lebn mentschn fraje,
Arbetlose is kejn schum hant in dem najen frajen land.

 

 

 

Un, deux, trois, quatre,
C’est nous les chômeurs en marche !
Depuis des mois, pas l’écho
D’un marteau dans les usines.
Nos outils font grise mine.
La rouille leur fera la peau.
Nous marchons dans la grand-rue
Sans boulot, comme parvenus !
Un, deux, trois, quatre,
C’est nous les chômeurs en marche !
Sans chez-nous et sans habit,
Terre et crasse pour seul lit.
L’un apaise-t-il sa faim,
Aux autres le dernier morceau.
Et nous avalons de l’eau
Comme les rupins le vin !
Un, deux, trois, quatre,
C’est nous les chômeurs en marche !
Des années à s’échiner
Autrefois sans s’arrêter,
Construire villes et châteaux
Pour une bande de saligauds !
Et quel est notre salaire ?
Le chômage, la misère !
Un, deux, trois, quatre,
C’est nous les chômeurs en marche !
Pas à pas, nous avançons
Et entonnons not’ chanson,
Celle d’un monde qui rajeunit,
Où vivent des hommes libres.
Le chômage, c’est fini
Dans not’ nouveau pays libre !

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