Ces déboires yéménites, de nouvelles menaces djihadistes contre le royaume ou les attentats meurtriers de Daech dans le Sinaï et à Paris ont-ils incité l’impétueux prince Mohammed à recentrer son combat contre l’État islamique ? Le 14 décembre, Riyad annonce la création d’une vaste« coalition antiterroriste » de 34 pays, parmi lesquels ne figurent ni l’Iran ni l’Irak, pays à majorité chiite. Dans sa précipitation, le jeune ministre de la Défense saoudien affirme la présence au sein de la coalition de trois pays – le Liban, le Pakistan et la Malaisie – qui n’ont jamais été consultés. Autre signe de confusion ou de double jeu ? Loin d’intensifier, sur le terrain yéménite, les frappes contre les implantations d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), branche locale de l’organisation de feu Ben Laden, les Saoudiens aident en fait les djihadistes à étendre leurs activités, qui ont pour cible le même ennemi que le leur : les chiites.
Elle est pas belle la vie?
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