Politique et économie : plus ça change, moins ça change…

Dites les amis ? Ne nous prendrait on pas pour des billes par hasard ? Voilà une dizaine de mois qu'est apparue la crise économique du siècle - nous disait on - les Présidents et Ministres de tous les pays occidentaux nous promettaient des réformes monstrueuses, un rééquilibrage des richesses dans le monde, un arrêt des pratiques financières scandaleuses, la fin de la spéculation, la mise au pas des banques, la suppression des paradis fiscaux, la mise au ban d’un capitalisme inégalitaire et inique.Bref ! On nous promettait une révolution économique et structurelle, un bouleversement des mentalités, l’abolition du libéralisme financier sauvage et de ses pratiques indignes. Et j'en passe ! Et des meilleures !

Dites les amis ? Ne nous prendrait on pas pour des billes par hasard ?

 

Voilà une dizaine de mois qu'est apparue la crise économique du siècle - nous disait on - les Présidents et Ministres de tous les pays occidentaux nous promettaient des réformes monstrueuses, un rééquilibrage des richesses dans le monde, un arrêt des pratiques financières scandaleuses, la fin de la spéculation, la mise au pas des banques, la suppression des paradis fiscaux, la mise au ban d’un capitalisme inégalitaire et inique.

Bref ! On nous promettait une révolution économique et structurelle, un bouleversement des mentalités, l’abolition du libéralisme financier sauvage et de ses pratiques indignes. Et j'en passe ! Et des meilleures !

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Puis on a découvert un premier magistrat qui allait sauver nos emplois partout ou la crise exerçait ses ravages : et certains d’espérer…. Pauvres niais !

 

Puis notre chef suprême nous a promis l’égalité des chances : et certains d’applaudir… Pauvres imbéciles !

 

Puis le chef de l’état qui déclare se saisir du problème des banlieues : et certains de s’enthousiasmer… Pauvres nigauds !

 

Désormais le Président se saisit de la question écologique : et certains de hurler de joie… Pauvres crédules !

 

Quel admirable comédien ! Capable d'enfiler toutes les casquettes, de promettre tout et son contraire, de grapiller des idées partout et de les lancer sous son label en sachant qu'elles ne seront jamais mises en chantier.

 

Une petite partie du peuple le suit, mobilisée et hypnotisée comme jamais, elle franchira le rubicon avec lui, quoi qu’il fasse et pourtant ce président est largement minoritaire dans notre pays si on fait le décompte précis des voix.

 

Indéniablement, c’est un bateleur exaltant : il me rappelle certains vendeurs démonstrateurs que je côtoie sur les marchés, ceux-ci vendent parfois des objets dont on ne saisit pas très bien l’utilité, mais qui grâce à un bagout décomplexé et à un argumentaire inouï , vous paraissent absolument nécessaires et indispensables. Forcément, vous vous laissez tenter malgré un prix un peu prohibitif et vous l’emmenez chez vous, pressé de l’essayer. Vous ouvrez la boîte, branchez l’appareil et bien sûr, celui ci tombe en panne trois jours plus tard.

Inutile de retourner au marché car le colporteur ne reviendra jamais. Et pour cause !

 

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CQFD. Ce qu'il fallait démontrer.

 

Inutile de se voiler la face : les dirigeants occidentaux et les élites mondiales sont en train de rouler les populations dans la sciure. Y compris Obama et ses parlementaires pour le peuple américain ! Les réformes annoncées n'auront jamais lieu, tout au plus quelques timides replâtrages ou maquillages capables de transformer un système vermoulu, rongé par les inégalités sociales et la corruption en un dispositif mu par les mêmes ressorts mais habillé d'une respectabilité juvénile louée par la propagande médiatique internationale.

 

Une chose est pourtant établie, amis de gauche et de droite épris de justice : malgré les déclarations fracassantes de certains philosophes et économistes, croyez moi, le Grand Soir n'est pas pour demain !

 

Poils aux mains.

À après.

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