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Billet de blog 12 avr. 2022

Gouvernance, peur et légitimité : la démocratie est-elle en péril ?

Retour sur le premier tour des présidentielles : comment rebondir après ce "tsunami politique" ?

E LE CLAINCHE
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Préambule :

Pour commencer cet article, j'ai envie de partager une petite réflexion qui m’est venue à l’esprit le lendemain de la publication des résultats du premier tour de cette présidentielle 2022. Ne sommes-nous pas dans une situation dans laquelle on pourrait faire la comparaison avec celle d'oiseaux en liberté à qui on dit qu'en raison de la présence de chasseurs dans la nature il serait meilleur pour eux de vivre en cage ? Combien de temps peut-on supporter ce scénario de non choix qu'on nous impose et qui coupe de plus en plus les électeurs du projet de société qui correspondrait à leurs aspirations ? N'est-il pas le résultat d'une politique déconnectée d’une partie de la population, politique qui n'a pourtant pas le projet de changer de cap ? Peut-on véritablement s’offusquer du taux d’abstention quand le système conduit à démontrer aux citoyens que leurs aspirations sociétales sont une impasse et que le système ne les satisfera pas, mais qu’on attend néanmoins de leur part qu’ils apportent leur soutien à un projet auquel ils adhèrent peu, voire pas du tout quand ils n’y sont pas tout simplement opposés ?

Un scénario insatisfaisant qui se répète : une sorte de confiscation de la démocratie.

On assiste à un problème qui dure et pour lequel on entrevoit de moins en moins une sortie satisfaisante, sauf si on peut un jour rebattre les cartes et partir sur des bases nouvelles plus saines pour la démocratie. On peut à priori sans trop se tromper dater l’origine du scénario qui s’installe dans la durée aux élections de 2002 qui a donné l’émergence du concept de « vote utile ». Ce concept pouvant être défini1 de la façon suivante : « Le vote utile consiste à renoncer à son vote de cœur pour préférer un candidat qui paraît à la fois plus susceptible de gagner et le moins éloigné de ses préférences politiques. Ce phénomène provoquerait un réalignement d'électeurs qui préfèrent des partis minoritaires dont la victoire est peu probable sur des partis de gouvernement qui correspondent moins à leurs préférences ». Ce scénario est insatisfaisant, voire nocif à plusieurs niveaux, d’une part, il ne permet plus aussi facilement aux citoyens de voter selon leurs aspirations, ce qui peut avoir un effet sur l'abstention, d’autre part, il donne une influence considérable au poids des sondages dont la neutralité pose clairement question aujourd’hui2. C’est un peu comme si on se faisait soustraire son droit et sa liberté de choix citoyen pour répondre aux aspirations d’un système qui impose sa règle du jeu. À cela s’ajoute la perception pour beaucoup de citoyens qu’en fait les élections ne servent plus à grand-chose, puisqu’elles ne permettent plus de changer les choses dans le sens de ce qu'on attend et enferment dans une impasse qu’on ne souhaite pourtant pas. Pour résumer, on pourrait sans doute parler d'une dérive "épistocratique1" caractérisée par le fait que toutes les décisions sont prises par des experts sans se préoccuper des attentes légitimes de la population.

1Définition de l’épistocratie : https://fr.wiktionary.org/wiki/%C3%A9pistocratie

Une représentativité contestable :

Ce système entraînant pour beaucoup un vote par défaut ce qui n'empêche pourtant pas le candidat élu de s’appuyer ensuite sur les résultats du scrutin pour afficher sa représentativité. Mais peut-on vraiment parler de représentativité quand le score est obtenu d’une part avec un taux d’abstention significatif et d’autre part grâce aux voix d’un nombre conséquent d’électeurs qui on fait le choix qu’ils ont estimé le moins mauvais et non pas celui de leur soutien au projet du candidat ? N’est-il pas normal dans cette situation que la contestation puisse s’afficher très vite par rapport à la politique conduite ? Et l’avenir nous le dira, mais il ne serait pas impertinent de s’attendre dans les mois qui viennent à des tensions liées aux projets de réformes telles celle des retraites, celle de la fonction publique, ou encore celle du RSA... Il en sera probablement de même pour les mesures ou absences de mesures en faveur du climat et de la biodiversité, etc.

En conclusion, ce système n’est pas viable sur le plan humain, il ne peut que générer un mal de vivre et de la tension et il a un travers sur le long terme qui est celui de la démobilisation et du désintérêt des électeurs qui porte une atteinte forte à la nécessaire cohésion au niveau de la nation. Il génère une société à deux vitesses avec ceux qui profitent du système d’un côté et ceux qui ont le sentiment de faire partie des exclus de l’autre.

Des influences néfastes à l’expression des attentes réelles : un contexte qui a changé.

Même si tout n’est pas nouveau, il faut bien reconnaître que certains phénomènes sont récents et s’amplifient depuis quelques années.

Le poids des sondages :

On vient de l’aborder dans le paragraphe qui précède, mais son importance mérite qu’on s’y attarde un peu plus. En effet, dans la mesure où il est acquis aujourd’hui que leur influence est incontestable et il suffit pour cela de constater qu’il n’y aurait à priori pas de concept de « vote utile » s’il n’y avait pas de résultats de sondages servant de base aux estimations de stratégies de choix les plus pertinentes en terme de chance de concrétisation. Se posent alors plusieurs questions :

  1. qui commandite les sondages et dans quels but ? Cette question pose le problème de l’actions d’influenceurs3 et des moyens4 qu’ils mettent en œuvre pour parvenir à leur fin,

  2. quelles garanties de transparence et d’honnêteté peut-on espérer des ces sondages ; sont-ils fiables ? Se contentent-ils d’informer sur une situation à un instant « t » ou servent-ils à orienter une évolution souhaitée5, par qui et dans quel but ?

La place des réseaux sociaux dans la fabrique d’opinion :

Le but n’est pas de remettre en cause ici l’existence même des réseaux sociaux qu’on ne peut pas considérer comme responsables d’une situation dans le mesure où leur influence dépend moins de leur existence que des usages que l’on en fait. Ceci dit, il est évident qu’ils sont devenus un canal d’information et de désinformation qu’il n’est plus possible d’ignorer.

    1. Ils deviennent en particulier un canal permettant des influences externes à l’échelle de la planète permettant à des pouvoirs étrangers d’interférer dans des campagnes électorales.

    2. Ils permettent aussi d’influencer par exemple en faussant la représentativité d’un message par un nombre de contributeurs dont certains sont inexistants car purement fabriqués et virtuels6.

    3. Par le truchement des algorithmes ils peuvent devenir un relai très efficace pour amplifier le travers des biais-cognitifs7. En effet, la très grande majorité des réseaux sociaux a mis en place un système vous proposant des suggestions de contacts à suivre ou de publication qui pourraient vous intéresser établies en prenant appui sur vos habitudes et vos centres d’intérêt. Ce mécanisme a un effet très pervers dans la mesure où il favorise un entre-soi contre-productif en nuisant très fréquemment à la recherche de la vérité parce qu’il limite, voire supprime, la confrontation de points de vue divergents. Le fait d’être en permanence en relation avec des personnes qui pensent la même chose favorise inconsciemment un sentiment de possession de vérité qui peut devenir un outil de manipulation massif qui empêche les personnes qui y sont confrontées à se remettre en question et qui phagocyte la capacité à raisonner.

    4. Ils permettent un accès facilité à l’écriture et concourent à l’amplification des messages. Avant le numérique les discussions de comptoirs étaient à priori du même niveau que certaines de celles que l’on peut avoir aujourd’hui sur les réseaux sociaux, la différence est donc moins dans la nature des échanges que dans l’amplification rendue possible par les réseaux sociaux, ce qui se disait dans des petits groupes homogènes de moins de 10 personnes peut aujourd’hui en toucher quelques centaines, voir parfois beaucoup plus quand les discussions sont partagées et relayées.

Des enjeux financiers trop importants ?

Tout en imaginant que le coût actuel du financement d’une telle campagne électorale puisse apparaître comme raisonnable pour l’élite au pouvoir, s’est-on posé la question de ce que ça peut évoquer dans l’imaginaire des citoyens aux revenus modestes ? Sachant que le montant maximal de la campagne d’un candidat pour un premier tour de présidentielle ne peut excéder la somme de 16,851 millions d’euros8, ce qui équivaut sensiblement à 1106 années de rémunération nette pour quelqu’un qui est au Smic ; n’est-il pas légitime que la situation puisse paraître exorbitante dans l’esprit de quelqu’un qui vit dans une situation précaire9 ? S’est-on interrogé sur l’importance de cet écart et sur l’impact que cela peut produire sur la perception que les plus défavorisés peuvent avoir sur le monde politique en général ? Sur un plan plus démocratique, connaissant l’impact de la finance sur les résultats, ne devrait-on pas s’interroger sur l’équité des candidats face à la perspective d’une candidature ? Doit-on admettre l’idée que le président de la nation soit de préférence quelqu’un qui appartient à la catégorie des plus privilégiés ?

Des mécanismes qui font passer l’intérêt de l’appareil avant celui des électeurs :

Loin de moi l’idée de remettre en cause le principe de financement des partis politiques10 qui est une excellente garantie de vie démocratique, ceci dit, à la lumière de ce que nous avons vu lors de ce premier tour d’élection il me paraît important de prendre en compte un effet pervers possible du système de financement actuel.

Pour étayer ce propos j’ai envie de m’appuyer sur ce qui s’est passé avec les forces de la gauche écologiste lors de ce premier tour, tout en sachant que cette situation pourrait très bien être transposable à l’ensemble de l’échiquier politique. Dans les faits, on s’est retrouvé dans une situation où une attente de candidature de rassemblement a été plébiscitée par un nombre conséquent de citoyens à travers la primaire populaire qui a connu un succès inégalé en terme de nombre de participants… Pourtant on a assisté malgré cette attente très forte à des candidatures individuelles avec le résultat catastrophique que l’on connaît aujourd’hui ; le risque était connu et malgré cela le rassemblement n’a pas eu lieu. Certes, il y a de très nombreuses raisons à cela, en particulier au niveau des habitudes de fonctionnement des partis et de la difficulté à penser les choses autrement pour certains. Ceci dit, il est légitime de s’interroger sur l’impact que peut avoir le système de financement des partis que l’on connaît actuellement en se demandant si cela ne constitue pas un frein important par rapport à toute perspective de rassemblement autour d’une candidature commune qui n’est pas obligatoirement un leader de parti et quand bien même il le serait, la question de savoir comment le financement serait réparti entre les acteurs du rassemblement ne manquerait pas de se poser. Autrement dit, un parti qui est tributaire du montant d’un financement proportionnel aux résultats qu’il obtient lors des élections n’est-il pas tenté de penser l’avenir de son appareil avant de penser à l’intérêt commun, en particulier celui des électeurs ? Dans le cas présent, il est évident que cette stratégie a pourtant été pour certains un échec total sur les deux plans, au point qu’ils en soient réduits à faire appel aux dons...

Ce constat n’apporte pas de solution, mais la prise en compte de cette situation connue est peut-être une occasion pour se saisir du problème afin d’anticiper en cherchant des solutions pour le contourner à l’avenir ou tout du moins limiter son impact afin qu’il ne soit pas un obstacle à tout rassemblement.

Un déficit d’exigence d’intégrité pour être candidat ?

En écoutant les discussions sur le terrain, ou en les suivant sur les réseaux sociaux, on entend souvent des réflexions liées à la représentation que les citoyens se font du monde politique en général. Ces discussions ont très souvent le travers de la globalisation, mettant « tout le monde dans le même sac », ceci dit, peut-on pour autant ne pas les prendre en compte et de prendre le risque de laisser cette fracture perdurer et s’amplifier ? Je pense par exemple à des petites phrases lapidaires telles que « Tous pourris, tous les mêmes... » qui mettent en évidence un rejet fort qui peut se traduire dans les faits par un désintérêt total traduit par une abstention, mais aussi parfois et de façon paradoxale par un vote pour celui ou celle qui a les mains les moins propres sur le plan de l’intégrité. Cette situation pose clairement la question de l’intégrité du candidat et j’avoue que de mon point de vue personnel, voir parmi les candidats des personnes condamnées et parfois multirécidivistes m’interroge surtout quand il s’agit d’affaires financières, de racisme flagrant ou d’affaires de mœurs... Peut-être suis-je rétrograde sur ce plan, mais j’ai un peu le sentiment que cette forme de tolérance n’est pas une bonne garantie pour avoir au poste de responsable quelqu’un d’intègre et de responsable.

Une vie politique à reconstruire à la lumière de ce qui ne fonctionne plus et qui porte préjudice :

En guise de conclusion j’ai envie de rebondir sur le titre de l’ouvrage d’Emmanuel Davidenkoff « le tsunami numérique » en me demandant si on est pas actuellement en face d’un « tsunami politique » qui est marqué par la période de transition et de perturbation que l’on connaît actuellement et dont la sortie ne pourra pas se faire sans une refonte globale de la vie politique partant sur des bases nouvelles, de nature à redonner du sens à l’action politique de façon à susciter à nouveau une adhésion de tous les citoyens pour une société nouvelle marquée par la liberté, l’humanisme, la solidarité, la fraternité, la priorité affirmée de l’intérêt collectif dans un environnement où l’écologie retrouve toute sa place. Il en va de la nécessité de renouer avec une cohésion nationale. Finalement, vu comme cela, la gauche écologiste et solidaire a un bel avenir à construire pour peu qu’on s’y attache vraiment sans concurrence et sans esprit de compétition.

1Selon la source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_utile

2Voir à ce sujet le conflit qui oppose un chercheur poursuivi par l’Ifop pour avoir remis en question un protocole de sondage : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/060422/l-ifop-tente-de-faire-taire-les-universitaires-soutien-notre-collegue-alexandre-deze

3Il est intéressant de faire du lien à ce niveau avec la concentration à laquelle on assiste au niveau de la propriété des médias en s’intéressant en particularité sur les conséquences possibles en terme de respect de la neutralité : https://mediaculture.fr/tendances-information-concentration-fragmentation-politisation

4On pourra relire avec intérêt l’ouvrage « Le prix de la démocratie » dans lequel Julia Cagé établit un lien incontestable entre les moyens financiers mis en œuvre et leur impact sur les résultats des élections : http://ses.ens-lyon.fr/articles/le-prix-de-la-democratie-entretien-avec-julia-cage

5L’exemple du conflit entre les travaux de recherche de Toulouse et l’Ifop est une illustration qui donne du poids à cette question. Voir à ce sujet le conflit qui oppose un chercheur poursuivi par l’Ifop pour avoir remis en question un protocole de sondage : https://www.liberation.fr/politique/une-tentative-de-rappel-a-lordre-lifop-poursuit-un-chercheur-qui-a-critique-la-methodologie-dun-sondage-20220404_HZHMVRQXKBFBXOPLEUH6HX3IQA/

6Des faux profils parfois suffisamment bien construite pour duper la presse : https://www.presse-citron.net/twitter-ces-faux-comptes-ont-trompe-les-medias-et-influence-les-elections/

7Les biais cognitifs altèrent les jugement : https://www.usabilis.com/definition-biais-cognitifs/

8Source : https://www.publicsenat.fr/article/politique/presidentielle-2022-quelles-sont-les-regles-de-financement-de-la-campagne-191106

9Source : https://www.capital.fr/economie-politique/smic-2017-le-montant-mensuel-et-horaire-en-net-et-en-brut-1230723

10Source : https://www.vie-publique.fr/fiches/24004-comment-les-partis-politiques-sont-ils-finances

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