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Billet de blog 4 mars 2017

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Conseil constitutionnel - Anomalies graves sur la parution des parrainages de maires!

Un total de 1438 parrainages a été validés ce jour-ci, là où 1717 avaient été validés le 1 mars 2017. En soi, les résultats semblent normaux, sauf pour deux candidats : François Asselineau et Philippe Poutou

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Plus de 200 parrainages officiels en faveur de François Asselineau, président de l'UPR et candidat à l'élection présidentielle 2017 n’ont pas été comptabilisés par le Conseil constitutionnel le vendredi 03/03/2017!

L'association des maires ruraux de France demande au Conseil Constitutionnel la publication intégrale du nombre de formulaires envoyés par les élus.

 Les équipes de l'UPR tiennent en effet un compte précis du nombre des parrainages adressés par des maires en faveur de François Asselineau dont nous avons connaissance, sans compter les parrainages spontanés qui échappent à notre comptabilité. C’est ainsi que nous savons que nettement plus de 200 formulaires officiels ont été envoyés – depuis la date de réception des formulaires – et qu’ils ne sont toujours pas comptabilisés à ce jour, alors que certains d’entre eux sont certainement arrivés depuis plusieurs jours.
Le 3 mars 2017 à midi, François Asselineau, candidat à l’élection présidentielle, a tenté de joindre par téléphone M. Laurent Fabius, Président du Conseil Constitutionnel, afin d’obtenir des explications sur le nombre de parrainages publiés une heure avant par la haute institution, qui ne faisait apparaître aucun parrainage supplémentaire en sa faveur depuis la 1ère publication.
Le secrétariat de M. Fabius a transmis cet appel à M. Laurent Vallée, Secrétaire général du Conseil Constitutionnel, avec lequel François Asselineau s’est longuement entretenu, à deux reprises.
La réponse fournie par M. Vallée est que le nombre de parrainages publié par le Conseil Constitutionnel n’est pas celui de la totalité des parrainages « reçus » par tous les candidats à une date et à une heure précises. Il ne s’agit que du nombre des seuls parrainages que les fonctionnaires du Conseil Constitutionnel ont eu le temps matériel de « valider ».
NPA
C'est avec étonnement que l'NPA avait constaté que le Conseil constitutionnel n'avait reçu qu'un parrainage pour Philippe Poutou entre mercredi soir et vendredi 03/03/2017. D'après leurs comptages, ce sont au moins 65 parrainages qu'il aurait dû recevoir, nous devrions en être à environ une centaine de parrainages au total ce vendredi.
François Asselineau, le président de l'UPR, a fait valoir qu’il était strictement impossible qu’aucun parrainage en sa faveur n’ait été reçu par le Conseil Constitutionnel lors des courriers des mardi 28 février, mercredi 1er mars et jeudi 2 mars.
M. Vallée a précisé qu’en ce moment même, il reste plusieurs centaines de parrainages qui n’ont pas encore été examinés. Parmi ceux-ci, il y en a certainement nettement plus de 200 en faveur de François Asselineau.
François Asselineau a par ailleurs souligné auprès du Secrétaire général du Conseil Constitutionnel l’incohérence qu’il y avait à avancer l’heure de publication, ce vendredi 3 mars, de 17h00 à 11h00, tout en expliquant que le temps manque pour valider tous les parrainages.
M. Vallée n’a pas répondu à cette remarque!
Ces anomalies sont graves car elles mettent soudainement en cause le sérieux et l’impartialité du Conseil Constitutionnel au moment ou la population perd confiance dans les médias et l’institution judiciaire qui apparaissent comme instrumentalisés pour s’ingérer dans la campagne présidentielle en favorisant un candidat et en s’acharnant sur un autre.
La publicité par le Conseil Constitutionnel du nombre de parrainages obtenus présente de graves anomalies qui mettent en cause l’égalité de traitement des candidats.
1.) L’ordre selon lequel les parrainages sont examinés et validés reste très flou et demeure, semble-t-il, à la discrétion du Conseil Constitutionnel.
1.1.- Il ne peut en effet pas s’agir d’un strict ordre chronologique, puisqu’il est statistiquement impossible que les plus de 200 parrainages de François Asselineau actuellement en instance de validation soient tous arrivés les derniers au cours de la période sous revue.
1.2.- Il ne peut pas s’agir non plus d’un ordre alphabétique, puisque les comptes de MM. Cheminade, Dupont-Aignan, Faudot, Fillon, etc., ont été mis à jour ce 3 mars.
1.3. – Il ne s’agit pas davantage d’un ordre en fonction des parrainages déjà obtenus, puisque François Asselineau se classait, selon ce critère, à la 7e position parmi les 26 candidats listés lors de la 1e publication.
1.4. – Enfin, il ne s’agit pas non plus d’un ordre fondé sur l’utilité puisque, le Conseil Constitutionnel ayant déjà validé 738 parrainages pour M. Fillon émanant de plus de 30 départements, le qualifiant ainsi comme candidat officiel, il n’y avait aucune raison de donner la priorité à la validation de 417 nouveaux parrainages à son profit plutôt qu’à celle des parrainages des candidats non encore qualifiés.
2. )La publication du nombre de parrainages « validés » n’est pas assortie de la mise en garde nécessaire sur son interprétation
Alors que la publication de ce nombre a une visibilité politique majeure, la quasi-totalité des observateurs, et notamment des médias, l’interprètent faussement comme étant le total des parrainages reçus par chacun des candidats.
Ils confondent ainsi parrainages « reçus » et parrainages « validés ».
Le tableau diffusé sur le site Internet du Conseil Constitutionnel entretient cette ambiguïté puisqu’il a pour titre « Les parrainages par candidat », sans préciser nulle part que des centaines de parrainages sont en attente de validation.


Pire même, l’indication du chiffre « 0 » dans la colonne des parrainages le 3 mars 2017 pour François Asselineau donne à penser que ce candidat n’aurait reçu aucun parrainage nouveau depuis la 1e publication.
3.) La procédure laisse toute latitude à des interprétations politiques erronées
Cette procédure ambiguë donne ainsi à penser à tort que certains candidats bénéficieraient d’une forte dynamique politique, tandis que d’autres plafonneraient. Alors que la différence entre les premiers et les seconds peut, comme c’est très précisément le cas pour François Asselineau, n’être due qu’à un ordre de priorité peu clair dans le traitement des candidats.
Nous avons la conviction que, si tous les parrainages reçus en faveur de François Asselineau avaient été validés, il aurait été classé à un rang supérieur encore à celui apparu lors de la 1ère publication. Cela aurait fait apparaître une dynamique politique inverse à celle suggérée par la publication du Conseil Constitutionnel.
4.) Une situation qui bafoue l’égalité de traitement des candidats
Cette situation est d’autant moins acceptable que nous sommes en période de collecte de parrainages et que des maires, au vu de ces données chiffrées, pourraient mal les interpréter et être dissuadés de parrainer François Asselineau. Il en résulte ainsi une inégalité de traitement flagrante entre les candidats, ce qui indigne des milliers de nos adhérents et sympathisants.
Cette situation est tellement anormale qu’elle a conduit l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF) à publier un communiqué de presse sans précédent, par lequel elle demande officiellement au Conseil Constitutionnel « la publication intégrale du nombre de formulaires envoyés par les élus ».
L’association – qui distingue ainsi à juste titre les « formulaires envoyés » et les « formulaires validés » – précise que « la rétention de noms de candidats n’est pas acceptable » et qu’il « n’appartient pas au Conseil Constitutionnel d’apprécier le bien-fondé ou non d’un parrainage mais seulement sa validité formelle. Il y va du respect et de la considération élémentaire dus aux élus de la République. […] Il serait impensable que la forme de présentation des parrainages soit sujette à influence qui impacterait les élus et l’opinion publique.»
Conclusion
Il est à noter que les porteurs du projet de la loi de la modernisation de la présidentielle avaient défendu leur projet comme une avancée pour les petits candidats, du fait que la publication des parrainages en direct pourrait faciliter la quête pour les petits candidats en leur fournissant des informations sur les maires n’ayant pas parrainé.
On constate là l’inverse : en retardant la publication des parrainages pour certains candidats et non d’autres, le Conseil constitutionnel décide arbitrairement et sans le moindre contre-pouvoir de pénaliser de petits candidats par rapport aux autres.
Il faut ici poser les conséquences de cet événement pour  Asselineau qui devrait avoir dans les 300 parrainages et Poutou qui en  aurait probablement 100 :
1. Les candidats ayant 300  parrainages envoyés mais n'en ayant que 60 de validés ne seront pas  considérés par les médias comme des candidats crédibles, et auront donc  une exposition médiatique faible.
Le temps de retard va pénaliser les  campagnes des deux candidats sur une période de 4 jours jusqu'à la  possible rectification des parrainages publié par le Conseil  constitutionnel le 7 mars, à regarder par rapport aux 50 jours de  campagne restants. Ces campagnes sont pénalisées par rapport à si les parrainages avaient été publiés en temps et en heure.
2. Les candidats vont subir un  préjudice moral, de par le fait que leur base militante et les  sympathisants des autres partis considéreront que le candidat les a  « arnaqué ».  Cela va se traduire par des attaques accrues contre le  candidat et non pas sur l’organisation du Conseil constitutionnel, mais  aussi par exemple par une baisse des dons.
Pour François Asselineau, ce préjudice  coûtera probablement plusieurs dizaines de milliers d'euros de dons, sa  campagne de dons n'attendant que la publication des parrainages pour  réellement démarrer.
https://www.facebook.com/notes/jean-francois-pierre/conseil-constitutionnel-scandale-sur-la-parution-des-parrainages-de-maires/412046605814530
Le Secrétaire général du Conseil constitutionnel a formellement promis à François Asselineau que le retard dans la validation des parrainages reçus en sa faveur serait totalement résorbé pour la 3e publication, prévue le mardi 7 mars.
Nous appelons tous les adhérents et sympathisants de l’UPR, et tous ceux qui s’apprêtent à voter pour François Asselineau à l’élection présidentielle, à ne pas se laisser décourager par cette situation anormale, mais qui devrait être corrigée dès mardi prochain.
A cette irrigularité s'ajoute de boycot des grands médias envers l'UPR!

L 'équité du temps de parole des candidats à la présidentielle n'est pas respecté!

Présidentielle 2017 : la censure sous contrôle (du CSA) © Union Populaire Républicaine - UPR - Officiel


Ni de droite, ni de gauche, ni extrême, l’UPR est classé par le ministère de l’intérieur en LDIV : Listes Diverses !

L'UPR enregistre 16 324 adhérends ce vendredi soir le 04/03/2017 avec une croissance exponentielle.

http://www.upr.fr

Sources:
https://www.upr.fr/actualite/communique-plus-de-200-parrainages-officiels-faveur-de-francois-asselineau-nont-ete-comptabilises-conseil-constitutionnel
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/scandale-le-conseil-190356#forum4831730
https://poutou2017.org/actualite/comptage-du-conseil-constitutionnel-pas-de-panique-les-militants-sont-sur-les-routes
https://presidentielle2017.conseil-constitutionnel.fr/embeded/parrainages-par-candidat/

Tous les parrainages (liste de maires ayant signé les parrainages)
https://presidentielle2017.conseil-constitutionnel.fr/les-parrainages/tous-les-parrainages/

Pour une publication intégrale des "parrainages" pour l'élection présidentielle 2017
http://www.amrf.fr/Portals/0/0_Liens%20fonctionnels/03%2003%202017%20Publication%20des%20parrainages%20pour%20l%27%C3%A9lection%20pr%C3%A9sidentielleV4.pdf

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