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Billet de blog 22 oct. 2022

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La république des assassins

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Comment appelle-t-on quelqu'un qui condamne sciemment un innocent à mort ?

La pauvreté tue. Le taux de mortalité de ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté est de loin supérieur à ceux qui vivent au-dessus, sans même comparer avec ceux qui vivent dans l'opulence.

Par sa politique en faveur des plus favorisés, Macron a fait exploser les inégalités comme rarement en France.

Il ne s'agit pas d'un fait conjoncturel, il ne s'agit pas des aléas de l'influence de l'économie mondiale. Il s'agit des directes conséquences de ses choix politiques. Macron a une stratégie consciente, enrichir les plus riches, ce qui sous-entend d'augmenter le nombre de pauvres. Ils décident sciemment de baisser l'espérance de vie d'un certain nombre de Français, pour que ceux qui sont en haut s'élèvent encore.

Perdre de l'espérance de vie, dans les faits, dans la vie réelle, c'est mourir plus tôt qu'on n'aurait dû. Volontairement faire baisser l'espérance de vie d'une partie de la population, c'est une forme de meurtre, en moins visible, en plus politiquement correct. Une guerre « propre », qui passe inaperçue, parce qu'on ne tue pas avec des armes physiques.

Macron a raison lorsqu'il dit qu'il n'est ni de droite ni de gauche. Il n'a d'autre idéologie que la défense des privilèges de classes, au dépend de ceux qui n'en font pas partie.

Les pauvres ne sont rien, pourquoi les prendre en compte ? On n'aide pas « rien », il n'y a pas besoin d'avoir d'empathie pour « rien ». On se contente de reléguer ce « rien » là où il doit être, dans l'invisible, et en tout cas en dehors de son champ de vision. Et si jamais il a des velléités d'expression, de rébellion, on emploie la force, la force de l'ordre, dans laquelle on a bien pris soin de recruter ceux qui auraient le moins de scrupules à taper fort, sans se poser de question.

Non, ce n'est pas le fascisme, on a trop souvent tendance à vouloir nommer par des références à ce qui est facilement identifié. Ceux-là, ceux dont il est le champion, ce Macron-chantre-du-pognon, ceux-là sont pires. Ils apparaissent sous un masque polissé, auréolés de leur luxe et leurs responsabilités. Qui pourrait penser que ce sont des brutes ?

Ils sont l'évolution du libéralisme, une pas-si-nouvelle forme de pensée, mais qui a pris le pouvoir, pure expression de l'inhumanisme.

L'esprit enfermé dans leur mythe de supériorité, qui justifie leur droit à tout prendre aux autres,

le cœur engoncé, étouffé, entre les murs de leur égoïsme hypertrophié, ils condamnent les petites gens à être écrasés sous leurs empreintes.

Ils s'en moquent, ils jouissent, ils rient, croyant qu'ils le méritent, honnêtement, odieuses âmes aveugles, inhumaines.

Ceux-là, qui décident de notre pire, pour leur bien.

Après le libéralisme décomplexé, nous en sommes arrivés à une étape où les riches font sécession. Leurs actions ne s'inscrivent même plus dans une logique d'idéologie dans laquelle le capitalisme est le moteur de la société. Ils en arrivent à une étape de cannibalisme: ils pressent, compressent, détruisent la société et le vivant pour en extirper toute la richesse, l'optimisation !

Inhumains.

Peut-être pensent-ils qu'une fois leur richesse et leurs pouvoirs augmentés dans des proportions ridiculement indécentes, ils pourront reformater le monde selon leur bon plaisir, ou peut-être même sont-ils si stupides qu'ils pensent pouvoir migrer sur une autre planète.

En votant pour gens là, on se fait complice. En ne luttant pas contre ces gens là, on se fait spectateur docile, en se résignant, en acceptant, on aide. Qui ne dit mot consent : on devient soi-même un salaud par procuration.

La facilité est de se dire qu'on ne peut rien faire, qu'on est trop peu pour changer quoique ce soit. C'est juste une excuse, une fainéantise coupable, de la lâcheté.

Tout le monde change le monde, à son échelle. C'est la somme des actions qui fait de la société ce qu'elle est. Nous sommes des millions en France, des milliards dans le monde, et nous ne pourrions pas changer ce qu'une poignée décide ?

Nous pouvons changer le monde, nos prédécesseurs l'ont fait, et nous le faisons chaque jour, autour de nous, par chacun de nos gestes, en nous taisant ou en agissant.

La question est : Quel monde décidez-vous de construire autour de vous aujourd'hui ?

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