Une rencontre entre les habitants du quartier Soubise et les étudiants de l’Ecole Supérieure d'Art de Dunkerque

Chants d'amour A l’origine du projet Chants d’amour, il y a la proposition d’Hélène Cancel, directrice de la scène nationale de Dunkerque, de réfléchir à une forme hors-les-murs à mettre en place avec un groupe d’habitants de la ville

Chants d'amour

Queue de sirène réalisée par Raphaëlle Timarche, peinture de Phoebe Dingwall Queue de sirène réalisée par Raphaëlle Timarche, peinture de Phoebe Dingwall

 A l’origine du projet Chants d’amour, il y a la proposition d’Hélène Cancel, directrice de la scène nationale de Dunkerque, de réfléchir à une forme hors-les-murs à mettre en place avec un groupe d’habitants de la ville, dans le désir que la période de fermeture du théâtre soit un temps fort de rencontres et permette de tisser des liens sur le territoire entre les artistes et l’ensemble des habitants. Ayant déjà réalisé avec Kate France en 2005 et 2007 deux court-métrages vidéo avec des habitants de Saint-Priest en région lyonnaise, nous avons proposé de travailler sur le sentiment amoureux, en particulier à travers des textes de chansons, et de réaliser une vidéo de ce travail avec les habitants.
Ce projet s’inscrit pour moi dans une démarche initiée en 2009 par la création du spectacle Phèdre, pauvre folle qui traitait du discours amoureux. Après ce spectacle j’ai eu envie de continuer à explorer cette question du sentiment amoureux et du discours qui le porte. C’est un sujet qui nous concerne tous et dans lequel chacun peut se retrouver, quels que soient son âge, son sexe, son expérience, son origine. Et puis tout le monde connaît au moins une chanson d’amour…

 

Toujours à l’initiative du Bateau Feu, nous avons alors rencontré les responsables de la Maison de Quartier Soubise qui ont accepté notre proposition et ont réuni un groupe d’habitants intéressés par le projet. Nous avons commencé à travailler en octobre 2011.

Peinture réalisée par Clément Mouteau Peinture réalisée par Clément Mouteau

 

L’arrivée annoncée dans le quartier de l’école supérieure des Beaux-Arts et son installation effective en décembre 2011 sur le site de l’ancien collège Albert-Samain nous a donné très vite le désir de solliciter l’ESA pour un partenariat, d’autant plus que l’avancée du travail avec les habitants voyait naitre des désirs de décors ou d’accessoires dont la réalisation nous semblait pouvoir intéresser les étudiants. Nous avons contacté Maria Volant, professeur à l’ESA, qui a d’emblée soutenu notre demande et organisé une première rencontre avec un groupe d’étudiants. Quatre d’entre eux se sont proposés pour participer à notre projet : Raphaëlle Timarche, Clément Mouteau, Maïté Logez et Morgane Proyart. La première rencontre avec les habitants a eu lieu en mars dans le logement de fonction mis à notre disposition tout au long de l’année par la ville et situé juste à côté de l’ESA.

Masque de chat réalisé par Maité Logez Masque de chat réalisé par Maité Logez

 

Pour la plupart des habitants présents, c’était la première fois qu’ils étaient ainsi face à de jeunes artistes plasticiens, qui plus est à l’écoute de leurs désirs, même les plus fantaisistes, et prêts à les réaliser. Et pour les étudiants, il me semble que cette proposition leur a permis, tout en répondant à une demande précise, d’exprimer leur sensibilité et leur savoir-faire à travers des réalisations singulières. Les réalisations des uns furent à la mesure des rêves des autres, très justes et très belles….
Nous avons également profité, pendant notre semaine de tournage, de la salle de prise de vue de l’ESA et de l’aide précieuse de René Shepens.
Pour finir, six étudiants de l’école, embarqués dans l’aventure par Clément Mouteau, sont venus jouer les marins le temps d’une scène tournée sur le Texel, séquence pour laquelle Raphaëlle Timarche avait réalisé une magnifique queue de sirène…
J’espère que de nombreux autres partenariats entre l’ESA, le Bateau Feu, la Maison de Quartier et les habitants verront le jour. Et que nous continuerons, à travers ces rencontres, à toujours prendre nos rêves pour des réalités

 

Sylvie Reteuna et Kate France // Cie La Sibylle
Un travail avec les habitants du quartier Soubise.

Restitution le 16 juin 2012 à l’occasion de la Fête des canaux.

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