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Billet de blog 1 nov. 2016

Primaire de l’amour : 
le bonheur était dans le pré carré

L’objectif alerte de notre photo-colporteur écoloclaste scrute le tropisme éditorial des médias qui fustigent les écolos pour plaire à leurs souteneurs publicitaires. Tant ce qui s’y concocte, rapporte et s’affiche ne doit guère cacher le désarroi du militant qui en subit et ressent à tort et à travers les cacophonies satellitaires.

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L’objectif alerte de notre photo-colporteur écoloclaste scrute le tropisme éditorial des médias qui fustigent les écolos pour plaire à leurs souteneurs publicitaires. Tant ce qui s’y concocte, rapporte et s’affiche ne doit guère cacher le désarroi du militant qui en subit et ressent à tort et à travers les cacophonies satellitaires. En l’occurrence, l’image occulte une horde de journalistes qui affluaient pour cadastrer un instant de société spectaculaire où les candidats écologistes devaient afficher leur fausse collégialité devant les parlementaires internes des Verts. Ceux-là mê

Les quatre candidats &cologiste dans la comédie de la ‘‘Primaire de l’amour ‘’devant le Conseil fédéral EELV ( 24 septembre 2016) © Écoloclaste
Les quatre candidats écologistes dans la comédie de la ‘‘Primaire de l’amour ‘’devant le Conseil fédéral EELV ( 24 septembre 2016) © Écoloclaste


mes qui avaient fendu leurs vacances estivales pour substituer une primaire démocratique au désamour primaire des procédures règlementaires. Loin d’une biosphère politique dont les moeurs compétitives et guerrières écrasent les valeurs écologistes, pacifistes, coopératives et solidaires.

Primaire de l’amour

Hélas, les huiles écologistes savourent tous ces fiels écolocides qui chagrinent les autres militants d’un idéal éthique, sobre et solidaire. À telle enseigne que les candidats du jour semblaient poser pour la campagne d’un seigneur de l’affichage publicitaire (Photo). Avant même que les saveurs de leur premier débat de cette ‘‘primaire de l’amour’’ ne soient digérées par la base de leur parti, leur campagne grouillait de petites attaques personnelles contre la favorite tutélaire. Peu enclin aux réserves statutaires, l’entourage d’icelle ne se laisse pas faire (sic). Derechef, son secrétaire national anticipe le début des opérations pour afficher sa partialité légendaire. Comme d’autres pointures du parti dont les charges éthiques se limitent à prévenir les désirs de leur sacro-sainte commanditaire. Foin de la sincérité du scrutin. Pour les oligarques écologistes, la fonction et le mandat n’empêchent pas de voiturer les éléments de langage le plus électoraliste et le moins sincère : ‘‘ tel-le candidat-e est un-e inconnu-e qui n’aura pas les signatures et fait courir un grand risque de présidentielle sans candidat vert...’’ Dans un contexte de calendrier inversé où les investitures législatives sont adossées à la présidentielle préliminaire, tout soutien serait au moins téméraire voire politiquement suicidaire. Autrement dit : ‘‘tout autre vainqueur de l’élection primaire ne serait pas le candidat de tous les Verts...’' 

Sorties mensongères

Pour flinguer un leader vert, il n’y a pas plus disposé qu’un autre leader vert. Même lorsqu’il dit une vérité première telle que l’improbabilité d’une présidence écologique dans un contexte où le vote extrême ravage l’opinion tout entière, un candidat écologiste encourt les foudres groupées de ses confrères. Les pompons de la disgrâce insolidaire reviennent à la promue du premier tour qui se lâche sans vergogne dans le plus grand journal du soir pendant le second débat télévisé dont les animateurs louaient la bonne tenue sur une chaine plus rodée aux sales affaires. Crâne et fière sur ses arpents numériques, la pipelette relaie et récidive ses piques incendiaires. Pourtant cette commère ne manque pas de raisons intimes pour s’éviter les sorties mensongères.

Carton vert de colère

En effet, son passage houleux à Greenpeace n’oppose qu’un obscur semestre administratif au septennat activiste de sa victime singulière. Tout comme ses états de service dans le parti pointent l’absence de local dans l’immense région provençale à laquelle elle doit son mandat parlementaire. Une région qui n’a pas survécu à ses pratiques fratricides et anti-statutaires. Las, l’entourage de sa victime finit par répondre à la bergère. Carton vert de colère : marre de la comédie des affichages et ses polémiques démagogiques qui polluent la biosphère solidaire. les écolo-pacifistes et solidaires ne toléreront plus les mauvaises manières qui salissent leur image et leur imaginaire. http://ecoloclaste.com/ecolosite/ecoloclaste.html

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